Le dernier rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) et de celle des affaires sociales (IGAS) décoiffe. Il révèle, en effet, que si l’absentéisme pour raisons de santé dans la fonction publique retrouvait son niveau d’avant la pandémie du covid-19, nous pourrions économiser environ 6 milliards d’euros (Md€) ou l’équivalent de 140 000 emplois. C’est colossal !
Les deux inspections, qui ont été missionnées en février dernier par le Premier ministre Gabriel Attal avec l’objectif clair d’identifier des économies et des gains de productivité chiffrés et réalisables, ont calculé que le montant des jours non travaillés (mais rémunérés), dans la fonction publique, était de 15 Md€ en 2022 et que cela représentait 350 000 équivalents temps plein (ETP).
Dans leur note, les inspections générales soulignent que l’absentéisme pour raisons de santé dans la fonction publique se situait à un niveau comparable à celui du secteur privé dans les années 2014-2019, autour de 8 jours par an. La pandémie a, non seulement fait exploser les chiffres, mais aussi fait diverger le public et le privé. Ainsi, en 2022, alors que les salariés du privé se sont absentés, en moyenne, 11,7 jours dans l’année, les agents publics s’absentaient 14,5 jours. Presque 3 jours de plus.
Faire converger de nouveau le nombre de jours d’absence dans les deux secteurs serait, par conséquent, une bonne manière de faire des économies. Quoi de mieux alors que de rapprocher les systèmes d’indemnisation ?
C’est bien la piste que suivent l’IGAS et l’IGF. Elles proposent ainsi d’augmenter le nombre de jours de carence (pendant lesquels les agents ne sont pas rémunérés) pour le passer d’un actuellement à deux ou trois. Nous savons, en effet, que le rétablissement du jour de carence en 2018 a été très efficace pour faire baisser les arrêts de courte durée. Selon les calculs des inspections générales, instaurer un deuxième jour de carence permettrait d’économiser 174 M€. Le passage à trois jours représenterait quant à lui 289 M€ d’économies.
Il est également proposé de diminuer le taux de remplacement de la rémunération des agents en arrêt maladie. Actuellement, ils sont rémunérés, après le jour de carence, à plein traitement pendant trois mois. S’ils n’étaient rémunérés qu’à 90%, comme les salariés du privé, il serait possible d’économiser 900 M€ (à niveau d’absentéisme iddentique).
Il nous semble qu’en la matière il ne faille pas tergiverser. Alignons, tout simplement, le régime des agents publics sur celui des salariés du privé avec trois jours de carence et un taux de remplacement de 90%.
Les deux inspections générales suggèrent, par ailleurs, de renforcer les contrôles administratifs et médicaux à domicile des arrêts de travail des agents publics et de prévoir des sanctions en cas de manquement.
Mais bien évidemment, c’est le statut de la fonction publique qu’il faudrait remettre en cause si l’on souhaite vraiment faire baisser l’absentéisme.
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