Journal d'actualité libéral
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mardi 21 juillet 2026

Les pendules à l'heure

Dans des textes courts et rapides à lire, Contrepoints remet les pendules à l’heure. A partir de l’actualité, des évènements, des faits et gestes des acteurs de l’économie, du monde politique ou plus généralement de la société, Contrepoints, le Journal d’actualité libéral, aiguise son regard et livre ses commentaires. N’hésitez pas à nous livrer les vôtres, sachant que le comité de rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires considérés comme inappropriés.

Au milieu du concert sur la moralisation du capitalisme tenu par les politiciens à Davos, quelques voix de patrons se sont élevées pour rappeler le rôle de l’entreprise dans la création de richesses et les risques d’une forte régulation de l’économie. Le PDG de Boston Consulting Allemagne, M. Hans-Paul Bürkner, ou bien Gerhard Cromme, le patron de ThyssenKrupp, ont rappelé que l’Etat devrait rester à sa place : « A vouloir trop encadrer le risque, on risque de le tuer. », a dit M.
Le Premier ministre souhaite que la dépense publique augmente de seulement 1% par an au lieu de 2%. Etrange conception de l’économie. Dans un pays où l’Etat confisque la moitié des richesses créées par les Français, on veut que cette confiscation continue de plus belle mais à un rythme moins soutenu ! Plus grave encore, on prévoit une « réforme » des retraites sans exclure une hausse des cotisations.

Pour faire baisser le déficit public, le gouvernement mise sur la croissance et sur une « moindre augmentation de la dépense publique ». Il faudra faire passer le déficit de 8,2% en 2010 à moins de 3% en 2013. François Fillon compte sur une croissance de 2,5% à partir de 2011. Comment peut-il savoir si […]

En voulant absolument démontrer les conséquences du réchauffement climatique, les fonctionnaires du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) se sont un peu mélangé les crayons. Il y a quelque temps, ils ont sorti une étude montrant que le principal glacier de l’Himalaya est en train de fondre à une vitesse redoutable. Il ne restera plus rien en…2035.
Nicolas Sarkozy n’a rien dit hier soir sur TF1. Si, il a bien rappelé qu’il était un interventionniste. Il ne touchera pas à la retraite par répartition et les entreprises qui licencient devront se méfier de l’Etat. Il reconnaît qu’il faut réformer l’Etat et faire baisser les déficits et la dette mais sans préciser comment. Le plus grave c’est quand même l’incompréhension et l’inconscience devant le problème des retraites. Et pour cause.
Ce matin j’ai reçu dans ma boîte aux lettres une enveloppe du ministère de la Santé et des Sports. A l’intérieur, une lettre de la ministre m’incitant à me faire vacciner contre la grippe A. « Nous sommes confrontés, écrit Mme Bachelot, au développement d’une pandémie grippale causée par un nouveau virus… Le gouvernement vous propose de vous faire vacciner… ». Cette lettre arrive bien tard, l’épidémie est en net recul.
Un rapport publié en catimini fin 2009 par le Parlement européen envisage une « harmonisation des taxes au niveau européen ». Selon les auteurs du rapport, la crise est l’occasion idéale pour mettre en place une concertation sur les impôts au niveau des Etats membres. Face à plusieurs protestions venues de la part des pays anglo-saxons, le président du Parlement a publié un communiqué dans lequel il soutient que ce rapport ne reflète que l’opinions des auteurs et en aucun cas celle du Parlement.
Les syndicats français ont pour habitude de vivre de l’argent public de manière directe ou indirecte. Or voici que certains ont trouvé une planque dorée pour remplir leurs comptes personnels. Il s’agit du comité d’entreprise d’Air France qui capte pas moins de 3.1% de la masse salariale, c’est-à-dire environ 60 millions d’euros. Une somme assez coquette qui aurait été dilapidée à hauteur de 90% en salaires et frais généraux.
Les pays sortis de l’emprise communiste semblent gérer nettement mieux leurs finances que nous. Le niveau des dettes publiques ne dépasse pas 30% du PIB et leur déficit se situe en moyenne à 5% alors que dans certains pays de l’Ouest on est à plus de 100% du PIB pour la dette et que la Grèce peut être considérée en faillite. De plus, certains, comme la Pologne ont connu en 2009 une croissance positive.
Le gouvernement français vient de s’engager à baisser les dépenses publiques en divisant par deux leur progression. C’est un pas en avant. Toutefois, vu le niveau de ces dépenses et le déficit budgétaire à 140 Mds d’euros, la proposition gouvernementale manque d’ambition. Ce n’est pas la progression qu’il faut diviser par deux mais les dépenses publiques elles-mêmes.

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