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mardi 9 juin 2026

Affaires Patrick Bruel : le principe de précaution contre la présomption d’innocence

Temps de lecture : 2 minutes

Les associations féministes ne violent plus ouvertement la présomption d’innocence ; elles se prévalent maintenant du principe de précaution pour la démolir.

Introduit dans la Constitution sous la pression de Jacques Chirac, le principe de précaution n’en finit plus de faire des ravages. Initialement, il était limité au domaine de l’environnement, puis, il a colonisé le domaine de la santé publique et maintenant d’aucuns s’en réclament dans celui du droit pénal.

Ainsi en est-il des affaires Patrick Bruel, du nom du chanteur et acteur bien connu mis en cause dans plusieurs cas d’agressions sexuelles, de tentatives de viol et de viols remontant pour les plus anciennes (et au risque de la prescription) aux années 1990. Les associations féministes n’ont pas manqué de faire pression dans ces affaires comme dans d’autres, par exemple celles de Gérard Depardieu, mais leurs discours a changé, du moins apparemment.

A l’origine, elles faisaient plus ou moins fi de la présomption d’innocence. Aujourd’hui, elles se font plus subtiles. A preuve le collectif NousToutes qui a exigé du festival Grandes Marées de Jullouville d’annuler le concert du chanteur prévu le 24 juillet au motif que « penser aux victimes, ce n’est pas de la censure, c’est de la décence ». A preuve surtout la pétition actuellement en ligne « Annulation de la tournée de Patrick Bruel », langue inclusive à l’appui, des « collectives féministes (expression nouvelle car jusque-là il s’agissait de « collectifs », mais sans doute le terme masculin était-il intolérable à leurs yeux), associations militantes pour les droits et la protection des femmes et des enfants, artistes ». Ce texte, signé entre autres par plusieurs émanations de MeToo, NousToutes, des Femen, de quelques personnalités (très) à gauche telles Alice Coffin ou Anouk Grinberg, mais aussi des « juives féministes décoloniales  » (sic), rappelle d’abord que Patrick Bruel « est bien sûr présumé innocent », mais il y a aussitôt après un… « mais » qui vient détruire ce principe. « Mais comment la justice pourrait-elle statuer sereinement tandis que le chanteur se produit sur toutes les scènes francophones ? ». Le caractère ténu de l’argumentation nous a laissé pantois, mais le mieux était à venir.

En effet, la pétition allègue : « Nous ne devons pas laisser perdurer l’asymétrie entre la parole des femmes et l’influence des agresseurs présumés riches et puissants ». L’expression « agresseur présumé » est utilisée une seconde fois, sur fond de lutte des classes, au terme d’un texte dont le niveau apparaît affligeant. Rappelons en contrepoint que le principe de la présomption d’innocence est un des piliers du droit pénal et que son absence est le signe d’une société barbare et ce, que l’on soit féministe ou pas.

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25 réponses

  1. Vous avez raison, mais allez jusqu’au bout : notre société devient barbare, aussi bien de la part des féministes que des violeurs « présumés », des narcos ou des délinquants ordinaires. Il est loin le temps où une femme seule et en jupe pouvait prendre le métro à 23 hr, sans autre crainte que des regards un peu appuyés.

  2. Le principe de précaution trouve tout son sens dans le domaine de l’immigration, mais bizarrement, personne ne l’invoque.
    Quant à Bruel, son fond de commerce etant la célébrité, il n’est pas choquant qu’il en subisse la contrepartie si sa conduite n’est pas irréprochable. Se réfugier derrière la présomption d’innocence n’y changera rien. Il subit les conséquences d’une situation qu’il a lui même créé. Quand ça paye on est content d’être connu, mais quand ça nuit, on veut être oublié… trop facile!

    1. « …il n’est pas choquant qu’il en subisse la contrepartie si sa conduite n’est pas irréprochable. »
      Encore faut-il qu’il soit établi par la justice que sa conduite n’est pas irréprochable.

      1. Alors vous pensez qu’il n’y est absolument pour rien? tout serait « fabriqué » et basé sur des malentendus? Peut être, mais je ne fait qu’énoncer un fait: quand on est célèbre, sachant ce que ça coute, on doit veiller à ne pas prêter le flan aux calomnies car on le paye beaucoup plus cher qu’un inconnu, c’est ainsi…

        1. Prêter le flan nous expose au risque qu’il ne sous soit jamais rendu car entièrement digéré.
          Vive la pâtisserie !
          😉

  3. « …..les droits et la protection des femmes et des enfants, artistes  »

    Les enfants non artistes, violentés régulièrement et en masse par les émanations d’associations militantes wokes infiltrées partout dans le périscolaire n’attirent pas l’attention de toutes ces belles âmes….

  4. ce proncipe de précaution est a appliquer a la classe politique. Pour ne regarder que les mandats de Macron, on comencerait deja par Ferrand, le voleur des mutuelles de Bretagne et on pourra continuer avec la quasi totalite de ses ministres , ou persque ..

    1. Aucun rapport avec le sujet
      Mais heureusement vous vous êtes soulagé de votre haine sur votre bouc-emissaire préféré

  5. Je reste dubitatif et perplexe pour toutes ces affaires style Bruel, Depardieu…
    Sous couvert de « viol », ces gentes déclarent avoir été abusées voire violées mais combien oublient de dire qu’elles étaient parfaitement consentantes et l’auraient sans doute provoqué en échange d’un rôle et/ou d’une faveur.
    Qui ne sait pas que certaines groupies dorment devant les maisons de ces célébrités en attendant un signe ou plus de sa part, il suffit de voir l’attitude de certaines lors des concerts.
    D’autre part que penser de ces déclarations qui surviennent plus de 30 ans après ces soi-disant viols, je suis désolé mais honte ou pas, les déclarations doivent être faites rapidement.
    Le fait était déjà connu à l’époque de Claude François.
    Non contentes de faire un rabâchage médiatique elles détruisent des carrières pour satisfaire leur soif de vengeance.
    Je sais que je ne me ferai pas des amies et que ce commentaire ne sera peut-être pas publié mais c’est mon sentiment personnel.

    1. Certes. Les arrivistes de tout poil existent. Il n’empêche qu’on peut supposer d’un homme qu’on qualifiait de simple et gentil, se disant de gauche et dont on louait l’immense sensibilité puisse « y mettre les formes » dans sa chambre à coucher.

    2. D’accord avec vous. Les « promotions canapé » ne datent pas d’aujourd’hui ! Il fut une époque où une chanson disait « ça commence au jardin d’enfants où d’innocentes benjamines pour enquiquiner les copines etc. etc. » « on les retrouve à 18 ans, dans des bureaux impressionnants.. où tout marche tambour battant ».
      Sidérant le spectacle de meutes de femmes et/ou jeunes (très jeunes) filles hurlant, sautant littéralement sur des chanteurs./artistes qui feraient bien de se méfier.
      Je n’apprécie pas particulièrement Patrick BRUEL mais après les affaires Depardieu, Abbé Pierre même et autres, ce tapage médiatique autour d’affaires datant parfois de plusieurs décennies me met mal à l’aise. Il n’est pas certain qu’il serve la cause des femmes.
      Question « genre » ou « genré » à la mode : on n’a jamais vu autant de filles aux cheveux longs (très longs même) et de garçons aussi barbus que des ayatollahs .

  6. Personnellement, je suis assez choqué que ce fameux principe de précaution n’ait pas joué au moment de l’administration du pseudo vaccin contre le COVID. Il semblerait que ce soit un principe qu’on applique quand ça arrange… et pour moi il fait plus de mal que de bien et devrait être supprimé la constitution.
    Si la présomption d’innocence n’existe pas pour les affaires d’agression ou de viol, c’est la porte ouverte au déni de justice.
    Il sera assez facile de faire condamner un innocent pour des intérêts électoralistes ou financiers puisqu’on n’aura plus besoin de preuve.
    Vu que certaines personnes se déclarent après 30 ans on peut se demander si il n’y a pas un effet d’aubaine.
    Une femme délaissée pourrait toujours dire que les relations sexuelles qu’elle a eu pendant plusieurs mois/année sont des viols. Et même à l’intérieur d’un couple marié…
    C’est vrai que c’est grave de laisser en liberté un coupable, mais c’est encore plus grave de condamner un innocent.

  7. Réouverture d’une enquête par le parquet de Nanterre.
    Jugement quand ? La justice est si lente à être rendue que l’accusé va être soumis à la vindicte populaire (en l’occurrence ici les assoc. féminines), de plus en plus souvent.

  8. Alors on fait fi de la présomption d’ innocence, on la piétine allégrement, on lui crache dessus ! Quand ça arrange ses soi disant « féministes » ! Le combat facile ! Y’en a vraiment assez de ces donneuses de leçons « vertueuses » qui veulent imposer leurs dictats ! Elles pensent certainement qu’elles ont une morale bien plus élevée que la nôtre, pauvres gens qui ne pensont pas comme elles, qu’il faut qu’elles nous guident. Pauvre de nous. Et surtout pauvre de vous messieurs….

  9. Je trouve que la parenthèse au sujet du principe de précaution et de son inscription dans la Constitution était inutile, car les féministes et la gauche en général se fichent du droit : c’est la terreur qu’ils veulent faire régner, qu’elle soit légale ou non, et cette affaire le prouve une fois de plus.

    Personnellement, je n’ai aucune espèce de compassion pour les soi-disant victimes (de fait, de simples plaignantes dont la qualité de victime reste encore à prouver) de ce genre d’affaires ultra-médiatiques, en particulier celles qui jouissent d’un semblant de notoriété : où étaient-elles, celles-là, lorsqu’une gamine de douze ans s’est fait violer dans une cave par son ancien amoureux et ses petits copains au seul prétexte qu’elle est juive ? Toute traumatisée qu’elle était, la petite n’a pas attendu trente ans pour porter plainte, elle : ça, c’est du vrai courage, celui dont toutes ces plaignantes qui hurlent en meute, mais surtout regardent ailleurs quand un viol, un vrai, ne correspond pas à la définition qu’elles en donnent manquent cruellement.

    1. Il en est de même pour le port de voile qui est la soumission à l’homme. Là, bizarrement, il n’y a plus personne… Une envolée de moineaux… Elles sont où, les gauchardes femen pseudo-féministes ?

      Là, c’est marrant, y’a plus personne au bout du fil…

  10. c’est la justice qui tranchera.. et bruel peut porter plainte si sa présomption d’innocence est bafouée non?

  11. La « présomption d’innocence » est encore une belle imbécilité, qui plus est largement partagée, au point que la remettre en cause est devenu impensable et traité comme sacrilège… Pourtant, si on y réfléchis au lieu de lancer des anathèmes, quand quelqu’un est mis en examen, qu’est ce que c’est si non une « présomption de culpabilité »? Un truc aussi tordu vient surement de la gauche!
    « Le bon sens est le système immunitaire de la pensé ».

  12. A mon avis, on se trompe sur cet homme (Bruel). Il est craintif, complexé et souffre de longue date parce qu’il ne parvient pas à construire un amour sérieux. Il a horreur de son vrai nom : lorsque LePen lui avait répondu en le nommant par son vrai nom (lorsque Bruel avait annulé sa prestation à Orange après avoir appris que LePen y parlerait), Bruel était entré dans une rage haineuse incroyable. Si cet homme s’assumait comme il est, en se montrant décomplexé et fier (ce que sont la plupart des soldats de Tsahal), il aurait défendu vertement son vrai patronyme, au besoin en terminant par « si mon nom ne te plait pas, moi il me plait, et je t’emmerde » ou quelque chose comme ça. Attardez-vous sur son regard dans son image publiée par Détective : c’est celui d’un homme qui fuit, inquiet, traqué, aux abois. Moralement, c’est probablement un pauvre homme qui n’est jamais parvenu à séduire une femme (non pas à cause de son physique, mais à cause de ses complexes : plein d’hommes moins lotis que lui par la nature peuvent séduire des dames, madame de Montségur l’a déjà écrit en termes délicieux (1) ). Son attitude est caractéristique : sans protester, il laisse écrire dans Détective qu’il serait un « prédateur, » parce que vraisemblablement ça le rassure : car à mon avis il est tout sauf un « prédateur », il n’en est pas capable. En conclusion, mon avis est qu’il est l’exemple même du « pauvre Jean », dans sa ballade, si bien chantée par Edith Piaf :

    Esgourdez rien qu’un instant /
    La ballade du pauvre Jean /
    Que les femmes n’aimaient pas /
    (….)
    {refrain}
    Qu’on soit riche ou sans un sou /
    Sans amour on n’est rien du tout /

    Jusqu’à preuve du contraire, je pense que c’est là son vrai drame, donc qu’il faut le laisser en paix, car s’il a donné de l’argent pour résoudre cet infernal problème, et si cet argent a été accepté, celles qui l’ont pris n’ont pas le droit de parler. Ce pauvre homme a sans doute fait la triste expérience que l’argent n’a pas pu l’aider à vaincre son malheur.

    (1) citation de Mme de Montségur : « il est permis aux messieurs de ne pas être beaux ».

  13. Pourquoi Flavie 14 ans a suivi Bruel dans sa chambre ? Que lui avait-il promis ? Une ado c’est naïf et les salauds savent argumenter, parler d’amour quand il ne s’agit que de braguette. Le Pognon étouffe la plainte et quelques décennies passées, dans une atmosphère de féminisme exacerbé, elle devient la Victime qu’elle fut. Mais où étaient les Parents de cette « Jeunette » toute cette nuit là ?

  14. Quand est-ce qu’un juriste fera un article sur les cas bien plus nombreux dans lesquels il y a certitude de la culpabilité et de l’impunité !

    Bien à vous

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