Le 14 novembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu’il déposerait en décembre un projet de loi favorable à une « allocation sociale unique ». Le terme est toutefois trompeur.
On pourrait croire qu’il s’agit de regrouper toutes les aides sociales en une seule, mais ce n’est pas le cas. Seules quelques prestations seront « rapprochées », telles la prime d’activité, le RSA et certaines aides au logement. Peut-être aussi l’allocation aux adultes handicapés (AAH), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) et l’allocation de soutien familial (ASF) afin de faire des économies de gestion. La réforme avait été évoquée dès le mois de juillet par l’ancien premier ministre François Bayrou dans le but de « diminuer la pauvreté et d’encourager le travail ».
Ce projet de loi ouvre un débat beaucoup plus large : celui du modèle redistributif lui-même. L’idée d’unifier les prestations renvoie immédiatement au « revenu de base », souvent présenté, par les socialistes de tous bords, comme une alternative au maquis actuel des aides sociales. Est-elle réellement un pas vers un système plus efficace, ou seulement une illusion technocratique qui évite d’affronter les vraies causes de la pauvreté ?
Le point de vue libéral sur la question
Pour l’IREF et pour certains libéraux, une allocation unique est préférable à une multitude d’aides sociales, à condition qu’elle soit réservée aux ménages les plus modestes et qu’elle ne décourage pas le travail. Elle se distingue donc du revenu universel, qui s’applique à tous, sans condition de ressources ou d’emploi.
Les socialistes se plaisent pourtant à dire que les libéraux devraient changer d’avis sur la question, au prétexte que de grands économistes comme Friedrich Hayek ou Milton Friedman auraient été favorables au revenu universel – ce qui est faux. En l’occurrence, Hayek était favorable à un revenu minimum pour les plus pauvres (et certainement pas à un revenu universel versé à tous inconditionnellement), conçu comme un filet de sécurité et réservé aux seuls nationaux. Quant à Milton Friedman, il n’a jamais défendu l’idée d’un revenu universel. Dans son ouvrage Capitalisme et liberté (1962), ce qu’il présente est un impôt négatif sur le revenu, qui consiste à diminuer la charge d’imposition en deçà d’un certain seuil, afin d’aider les plus pauvres. Il précise, dans le chapitre 12, que cet impôt négatif aurait « un caractère général et [pourrait] être substitué à la foule de mesures particulières qui sont actuellement en vigueur. »
Nous sommes donc loin d’un mécanisme de redistribution, par nature coercitif, versé à tous sans contrepartie. Les libéraux ne sont pas naïfs : ils savent pertinemment que, dans un pays aussi étatiste que le nôtre, une allocation unique ne se substituerait jamais à l’ensemble des aides sociales et qu’elle n’aurait donc rien d’ « unique ».
Sortir du dogme redistributif
C’est ici que les libéraux se distinguent profondément de la droite et de la gauche étatistes, incapables de remettre en cause le principe même de l’État-providence. Laurent Wauquiez, député LR, s’est contenté de dire que l’allocation sociale unique devrait être plafonnée à 70 % du smic pour lutter contre l’assistanat. Autre exemple tiré de débats récents : dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2026, Gabriel Attal, président du groupe Ensemble, avait proposé une aide de 1000€ à chaque naissance, sans condition de ressource, dans le but d’instaurer « une retraite partiellement fondée sur la capitalisation ». À droite, on préfère parler de seuils plutôt que repenser le système. À gauche, tous les prétextes sont bons pour faire fonctionner la machine bureaucratique avec l’argent des autres.
Si l’objectif du gouvernement est de diminuer la pauvreté et d’encourager le travail, il existe des solutions plus efficaces qu’une allocation sociale unique. Elles n’ont jamais été mises en œuvre : une fiscalité limitée pour tous via une flat tax à 15 % ; la suppression du smic ; une plus grande flexibilité des licenciements ; la substitution, au système de prestations sociales, à des mécanismes assurantiels ; un environnement réglementaire favorable à l’emploi et à la création d’entreprise, etc. La France est le deuxième pays qui dépense le plus en prestations sociales au sein de l’UE (31,94 % du PIB en 2024), après la Finlande. Tant que le gouvernement ne s’attaquera pas au cœur du problème – la dépendance croissante aux aides sociales et la rigidité du marché du travail –, toute tentative de réforme sera vaine.
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20 réponses
Vous voulez une flat tax, la suppression du smic, une plus grande flexibilité des licenciements, la substitution des mécanismes assurantiels au système de prestations sociales, un environnement réglementaire favorable à l’emploi et à la création d’entreprise, etc … ?
Alors vous pouvez supprimer toute la partie précédente de votre article, un revenu inconditionnel est le seul moyen pour rendre possible ce que vous désirez.
Le sens du revenu inconditionnel, c’est de donner une sécurité certaine à celui qui est dans une situation précaire.
Or, l’automatisation se développe. Les ingénieurs et les propriétaires des automates n’ont pas de soucis à se faire.
Mais de plus en plus de personnes deviendront inutiles ou seront dans une situation précaire.
Je ne vois pas comment on pourra éviter de développer une redistribution des revenus, qui devra être un intéressement de tous à la richesse du pays.
Au contraire, je dirais plutôt que le sens du revenu inconditionnel, c’est d’attenter à la propriété d’autrui pour des motifs fallacieux. En gros, du socialisme. On dit toujours la même chose à chaque innovation. Heureusement que nos Anciens n’ont pas instauré un revenu « inconditionnel » dès qu’une nouvelle technologie menaçait l’emploi des moins qualifiés, autrement, on ne serait probablemet pas à notre niveau de développement actuel.
Il me semble que les mesures évoquées n’ont rien à voir avec un revenu universel. Avec la suppression du smic, elles incitent les patrons à l’embauche, pour des tâches non qualifiées. Elles diminuent le coût du travail global et la peur de l’embauche en facilitant les licenciements. Elle met en concurrence de futurs fournisseurs d’assurance maladie. etc..
@ Elodie et Bruno, reprenons l’exemple du SMIC qui définit une rémunération minimum sans tenir compte de la plus-value apportée par le travail, c’est bien une forme de revenu inconditionnel, au moins partiel, et financé dans ce cas par les entreprises. Supprimez le SMIC sans compléter les salaires le plus bas par une autre forme de revenu inconditionnel, financé dans ce cas par les impôts, et vous n’obtiendrez qu’une révolution.
Pour les autres commentaires qui différencient entre elles les formes conditionnelles (RSA, chômage, etc …) ou inconditionnelles (RU, IR négatif, etc …) de revenu, déclarant certaines acceptables et d’autres inacceptables : malgré leurs modalités en apparence différentes elles sont toutes équivalentes dans leur but commun d’apporter un solde positif aux populations les plus nécessiteuses, et uniquement celles-ci.
Alors que les revenus conditionnels contituent une discrimination en cherchant à rétablir une EGALITE DE CONDITIONS MATERIELLES, les formes inconditionnelles définissent une règle unique pour tous, ce qui place l’ensemble de la population à EGALITE DEVANT LA LOI.
Normalement, des libéraux normalement constitués devraient préférer la seconde forme de solidarité.
Si l’impôt négatif de Friedman a bien un caractère universel, et pour avoir relu le passage en question, il l’a, alors il s’agit bien d’un type de revenu universel.
Dont la motivation principale (et noble) est la réduction de la pauvreté.
Sur ce sujet, lire aussi « Voyage d’un philosophe… » de Koenig.
Il définit bien les différents types de RU, ainsi que leurs motivations. Celles d’un Hamon, par ex, n’a rien à voir avec celles d’un Friedman…
vous savez on est en 2025 et la philosophie n’a jamais servi à remplir les assiettes et le seul moyen de gagner de l’argent honnêtement est de travailler
toutes ces aides ne font que rendre le pays fainéant les gens préfèrent gagner (parfois plus que ceux qui se lèvent le matin) les aident qui ne les obligent à rien
donc vous savez la philosophie et toute réflexion intellectuelle ceux qui préfèrent rester au chaud plutôt que de travailler pour gagner leur vie ils s’en moquent
donc je ne suis pas d’accord avec vous car je pense qu’il faut redescendre sur terre et tout remettre à plat
Ce qui est pervers, c’est que les aides soient attribuées « sous conditions de ressources » : si vous faites des efforts pour vous en sortir, vous perdez vos aides.
C’est là une incitation à surtout ne pas faire d’efforts.
.
La redistribution des revenus ne doit pas être pensée comme une « aide » mais comme un intéressement inconditionnel de tous à la richesse du pays.
On peut arriver exactement à la même conclusion dans l’autre sens :
« ce qui est pervers, c’est que les aides soient attribuées sans conditions de ressources : même si vous ne faites rien pour vous en sortir, vous gagnez tout de même des aides. C’est là une incitation à surtout ne pas faire d’efforts. »
Je ne suis pas un théoricien et ne connait pas les textes de Friedman sur ce sujet. Mais un impôt négatif ne peut pas être un revenu universel. Il concerne seulement les personnes à revenu faible. Il existe à ma connaissance un pays qui pratique le revenu universel c’est l’ARABIE SAOUDITE. Mais nous nous n’avons pas de gisements de pétrole à un coût de production très bas. Au Qatar les princes achètent la paix sociale par des postes de directeurs honorifiques mais très bien payés pour les chefs de tribu. Ils créent des emplois sans responsabilité en échange pour les autres.
Le système français, comme le dit attali dans un de ses bouquins, a l’habitude de se servir des emplois dans la fonction publique comme variable d’ajustement du chômage. Les énormes subventions à l’économie sociale et solidaire arrivent aux mêmes conséquences tout comme beaucoup d’emplois dans les entreprises publiques. Que dire des emplois dans les 8000 organismes du paritarisme subventionnés de manière obligatoire par les entreprises. Organismes qui sont pour beaucoup inefficaces et où la compétence est difficile à trouver.
Le RSA est un bon exemple de revenus universel pour une catégorie de personnes.
À ceci près que le RSA, contrairement au revenu universel, n’est absolument pas inconditionnel et que le moindre centime de revenu gagné peut vous faire perdre un trimestre entier d’allocation. Ça fait une grosse différence.
A l’exception des allocations famille et handicapés je propose de rendre imposable les prestations sociales et logement, éventuellement après les avoir ajusté.
Visibilité immédiate sur la feuille d’impôt des aides, limitation de l’effet cumtul.
Le RSA n’est pas un revenu universel, puisqu’il ne concerne qu’une partie de la population.
Un impôt négatif universel, moins par moins ça fait plus, c’est l’equivalent d’un revenu universel. On peut aussi appeler ça crédit d’impôt. Il vient en déduction de ceux qui paient l’impot et est versé à ceux qui n’en paient pas.
Les aides et allocations diverses, certaines sont versées sans condition de revenu, c’est environ 600 milliards par an. Si tout était fusionné sous forme IR négatif, ça ferait en moyenne 10000 euros par tête de pipe.
On pourrait aussi inclure dans le lot les indemnités chomage et un minimum vieillesse.
Même à versements identiques, on ferait de sacrées économies de gestion.
Si quoiqu’il se passe, chômage, retraite… vous êtes assuré de ne pas toucher plus de 800€ par mois, vous seriez vachement incité à bosser !
Non. Ce sont deux choses différentes. La Suisse ou l’Argentine actuelle s’en approchent, bien que sans RU.
Le RU a d’autres fonctions. Mais il y a RU et RU.
Celui de Hamon, censé corriger la perte d’emploi due à la robotisation du travail, est une ânerie.
Celui de Friedman, pour juguler la pauvreté, poursuit un objectif à la fois noble et cynique : réduire la pauvreté tout en achetant la paix sociale.
Celui de Koenig vise un peu au-delà : offrir à certaines populations défavorisées les conditions d’un petit investissement financier, sans prise de risque excessive, pour créer leur propre emploi voire leur propre entreprise.
Lisez « Voyage d’un philosophe… » de Koenig…
Comme disait Pascal, l’homme ne sait pas rester immobile dans chez lui, même s’il est sur son canapé à regarder Tele foot ! 😉
Supposer qu’un homme, légèrement assisté, va passer son temps à glander est l’opinion d’un esprit étroit.
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20 réponses
Vous voulez une flat tax, la suppression du smic, une plus grande flexibilité des licenciements, la substitution des mécanismes assurantiels au système de prestations sociales, un environnement réglementaire favorable à l’emploi et à la création d’entreprise, etc … ?
Alors vous pouvez supprimer toute la partie précédente de votre article, un revenu inconditionnel est le seul moyen pour rendre possible ce que vous désirez.
Le principe même d’un revenu inconditionnel n’a aucun sens. L’argent ne tombe pas du ciel.
Le sens du revenu inconditionnel, c’est de donner une sécurité certaine à celui qui est dans une situation précaire.
Or, l’automatisation se développe. Les ingénieurs et les propriétaires des automates n’ont pas de soucis à se faire.
Mais de plus en plus de personnes deviendront inutiles ou seront dans une situation précaire.
Je ne vois pas comment on pourra éviter de développer une redistribution des revenus, qui devra être un intéressement de tous à la richesse du pays.
Au contraire, je dirais plutôt que le sens du revenu inconditionnel, c’est d’attenter à la propriété d’autrui pour des motifs fallacieux. En gros, du socialisme. On dit toujours la même chose à chaque innovation. Heureusement que nos Anciens n’ont pas instauré un revenu « inconditionnel » dès qu’une nouvelle technologie menaçait l’emploi des moins qualifiés, autrement, on ne serait probablemet pas à notre niveau de développement actuel.
Il me semble que les mesures évoquées n’ont rien à voir avec un revenu universel. Avec la suppression du smic, elles incitent les patrons à l’embauche, pour des tâches non qualifiées. Elles diminuent le coût du travail global et la peur de l’embauche en facilitant les licenciements. Elle met en concurrence de futurs fournisseurs d’assurance maladie. etc..
@ Elodie et Bruno, reprenons l’exemple du SMIC qui définit une rémunération minimum sans tenir compte de la plus-value apportée par le travail, c’est bien une forme de revenu inconditionnel, au moins partiel, et financé dans ce cas par les entreprises. Supprimez le SMIC sans compléter les salaires le plus bas par une autre forme de revenu inconditionnel, financé dans ce cas par les impôts, et vous n’obtiendrez qu’une révolution.
Pour les autres commentaires qui différencient entre elles les formes conditionnelles (RSA, chômage, etc …) ou inconditionnelles (RU, IR négatif, etc …) de revenu, déclarant certaines acceptables et d’autres inacceptables : malgré leurs modalités en apparence différentes elles sont toutes équivalentes dans leur but commun d’apporter un solde positif aux populations les plus nécessiteuses, et uniquement celles-ci.
Alors que les revenus conditionnels contituent une discrimination en cherchant à rétablir une EGALITE DE CONDITIONS MATERIELLES, les formes inconditionnelles définissent une règle unique pour tous, ce qui place l’ensemble de la population à EGALITE DEVANT LA LOI.
Normalement, des libéraux normalement constitués devraient préférer la seconde forme de solidarité.
De nombreux pays n ont pas de smic et n en veulent pas…….aucune révolution enregistrée!!!!!
Si l’impôt négatif de Friedman a bien un caractère universel, et pour avoir relu le passage en question, il l’a, alors il s’agit bien d’un type de revenu universel.
Dont la motivation principale (et noble) est la réduction de la pauvreté.
Sur ce sujet, lire aussi « Voyage d’un philosophe… » de Koenig.
Il définit bien les différents types de RU, ainsi que leurs motivations. Celles d’un Hamon, par ex, n’a rien à voir avec celles d’un Friedman…
vous savez on est en 2025 et la philosophie n’a jamais servi à remplir les assiettes et le seul moyen de gagner de l’argent honnêtement est de travailler
toutes ces aides ne font que rendre le pays fainéant les gens préfèrent gagner (parfois plus que ceux qui se lèvent le matin) les aident qui ne les obligent à rien
donc vous savez la philosophie et toute réflexion intellectuelle ceux qui préfèrent rester au chaud plutôt que de travailler pour gagner leur vie ils s’en moquent
donc je ne suis pas d’accord avec vous car je pense qu’il faut redescendre sur terre et tout remettre à plat
Cf ma réponse plus bas…
Ce qui est pervers, c’est que les aides soient attribuées « sous conditions de ressources » : si vous faites des efforts pour vous en sortir, vous perdez vos aides.
C’est là une incitation à surtout ne pas faire d’efforts.
.
La redistribution des revenus ne doit pas être pensée comme une « aide » mais comme un intéressement inconditionnel de tous à la richesse du pays.
On peut arriver exactement à la même conclusion dans l’autre sens :
« ce qui est pervers, c’est que les aides soient attribuées sans conditions de ressources : même si vous ne faites rien pour vous en sortir, vous gagnez tout de même des aides. C’est là une incitation à surtout ne pas faire d’efforts. »
Je ne suis pas un théoricien et ne connait pas les textes de Friedman sur ce sujet. Mais un impôt négatif ne peut pas être un revenu universel. Il concerne seulement les personnes à revenu faible. Il existe à ma connaissance un pays qui pratique le revenu universel c’est l’ARABIE SAOUDITE. Mais nous nous n’avons pas de gisements de pétrole à un coût de production très bas. Au Qatar les princes achètent la paix sociale par des postes de directeurs honorifiques mais très bien payés pour les chefs de tribu. Ils créent des emplois sans responsabilité en échange pour les autres.
Le système français, comme le dit attali dans un de ses bouquins, a l’habitude de se servir des emplois dans la fonction publique comme variable d’ajustement du chômage. Les énormes subventions à l’économie sociale et solidaire arrivent aux mêmes conséquences tout comme beaucoup d’emplois dans les entreprises publiques. Que dire des emplois dans les 8000 organismes du paritarisme subventionnés de manière obligatoire par les entreprises. Organismes qui sont pour beaucoup inefficaces et où la compétence est difficile à trouver.
Le RSA est un bon exemple de revenus universel pour une catégorie de personnes.
À ceci près que le RSA, contrairement au revenu universel, n’est absolument pas inconditionnel et que le moindre centime de revenu gagné peut vous faire perdre un trimestre entier d’allocation. Ça fait une grosse différence.
A l’exception des allocations famille et handicapés je propose de rendre imposable les prestations sociales et logement, éventuellement après les avoir ajusté.
Visibilité immédiate sur la feuille d’impôt des aides, limitation de l’effet cumtul.
Le RSA n’est pas un revenu universel, puisqu’il ne concerne qu’une partie de la population.
Un impôt négatif universel, moins par moins ça fait plus, c’est l’equivalent d’un revenu universel. On peut aussi appeler ça crédit d’impôt. Il vient en déduction de ceux qui paient l’impot et est versé à ceux qui n’en paient pas.
Les aides et allocations diverses, certaines sont versées sans condition de revenu, c’est environ 600 milliards par an. Si tout était fusionné sous forme IR négatif, ça ferait en moyenne 10000 euros par tête de pipe.
On pourrait aussi inclure dans le lot les indemnités chomage et un minimum vieillesse.
Même à versements identiques, on ferait de sacrées économies de gestion.
Si quoiqu’il se passe, chômage, retraite… vous êtes assuré de ne pas toucher plus de 800€ par mois, vous seriez vachement incité à bosser !
Non. Ce sont deux choses différentes. La Suisse ou l’Argentine actuelle s’en approchent, bien que sans RU.
Le RU a d’autres fonctions. Mais il y a RU et RU.
Celui de Hamon, censé corriger la perte d’emploi due à la robotisation du travail, est une ânerie.
Celui de Friedman, pour juguler la pauvreté, poursuit un objectif à la fois noble et cynique : réduire la pauvreté tout en achetant la paix sociale.
Celui de Koenig vise un peu au-delà : offrir à certaines populations défavorisées les conditions d’un petit investissement financier, sans prise de risque excessive, pour créer leur propre emploi voire leur propre entreprise.
Lisez « Voyage d’un philosophe… » de Koenig…
Comme disait Pascal, l’homme ne sait pas rester immobile dans chez lui, même s’il est sur son canapé à regarder Tele foot ! 😉
Supposer qu’un homme, légèrement assisté, va passer son temps à glander est l’opinion d’un esprit étroit.
Vous connaissez beaucoup d assistés qui sortent volontairement de leur douillette petite bulle?????????
Article très instructif et utile. Merci beaucoup pour ce partage.
Merci à vous pour votre commentaire