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jeudi 11 décembre 2025

Angela Merkel critique l’entente entre les conservateurs et l’extrême droite sur l’immigration

Temps de lecture : < 1 minute

grève France

L’’ex-chancelière allemande Angela Merkel a de façon totalement inhabituelle critiqué jeudi son propre parti, les conservateurs, après qu’ils se sont appuyés pour la première fois sur l’extrême droite pour faire passer une motion parlementaire anti-immigration, la veille. Cet accord a été décisif pour faire passer cette motion durcissant les conditions d’accueil d’immigrés en Allemagne. Rappelant au président du parti démocrate-chrétien CDU, Friedrich Merz, qu’il avait lui-même proposé un pacte pour éviter de former des majorités avec le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Mme Merkel a déclaré dans un communiqué que c’était une erreur de ne plus se sentir lié par cette proposition.

Le candidat à la chancellerie des conservateurs, Friedrich Merz, ancien rival d’Angela Merkel au sein de son propre parti, critique ouvertement la politique migratoire passée de l’ancienne chancelière, trop laxiste, selon lui. Plus d’un million de Syriens et d’Afghans avaient trouvé refuge dans la première économie européenne en 2015/16 sous le gouvernement d’Angela Merkel qui les accueillait en proclamant « wir schaffen das », nous y arriverons. Depuis, des attentats récurrents au couteau ou à la voiture bélier de Syriens ou d’Afghans ont fait de nombreux morts. Si Friedrich Merz se refuse officiellement à envisager une coalition avec l’AfD, dont les conceptions en matière de politique étrangère sont antagonistes de celles, atlantistes, de la CDU, le vote de la motion constitue un coup de canif dans la politique dite du « cordon sanitaire » excluant en Allemagne tout accord avec l’extrême droite. Ce cordon sanitaire a sauté récemment en Autriche, ainsi qu’aux Pays-Bas, ou en Scandinavie.

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4 réponses

  1. On imagine aussi comme le chancelier Scholz doit s’étouffer à la nouvelle, lui qui ne manquait pas de mots pour fustiger hier encore, en rêvant peut-être d’une intervention de la Cour Suprême (comme en Roumanie) pour empêcher le peuple de « mal voter », le soutien d’Elon Musk à l’AfD. Et on espère tous que c’est très douloureux.
    Partout en Occident, la démocratie se retrouve face à une épreuve cruciale : le pouvoir appartient-il réellement au peuple ainsi qu’on le lui a promis ou bien lui a-t-il été confisqué par une élite sectaire et « populophobe » qui ne méprise rien plus que se retrouver contestée ?

  2. Ce que Friedrich Merz propose maintenant, Angela Merkel l’a déjà proposé en 1993. Cette dame n’est plus chancelière et ne devrait pas s’immiscer.

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