« De l’argent public très mal dépensé » : c’est la manière dont la nouvelle ministre de la Culture a présenté, lors de son audition devant la commission de la Culture et de l’Éducation de l’Assemblée nationale, mardi 19 mars, la gestion des écoles d’art en France et notamment celle de certains canards boiteux auxquels elle souhaite couper le cou.
L’Hexagone comporte, en effet, 43 écoles supérieures d’arts plastiques, dont dix sont sous tutelle de son ministère et trente-trois des écoles territoriales, pour un effectif de 8 400 étudiants accueillis.
L’année dernière, Rima Abdul Malak, qui l’avait précédée rue de Valois, avait été obligée de débloquer une aide d’urgence de deux millions d’euros (ce qui correspondait à près à un quart des sommes engagées de manière régulière par l’État) destinée au réseau d’écoles territoriales, en grave difficulté financière.
Fine politique, la ministre s’est pourtant bien gardée de préciser combien et quels établissements d’enseignement supérieur elle voulait fermer, se contentant d’évoquer en filigrane ceux disposant de moins de moyens et de résultats.
Au mois de novembre dernier, un rapport rendu par Pierre Oudart, directeur de l’Institut national supérieur d’enseignement artistique de Marseille Méditerranée, avait d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme s’agissant du besoin de financement des écoles d’arts.
Plutôt que de réclamer sans cesse des moyens supplémentaires, dont l’État ne dispose de toute façon pas, Rachida Dati semble décidée à rationaliser le fonctionnement d’un domaine de l’enseignement supérieur qui en a bien besoin. L’avenir dira si cette volonté est bien réelle ou seulement de façade, le bilan général de l’éducation nationale française ne plaidant pas pour un système où le secteur public conserve une prépondérance notable.
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2 réponses
On apprend pas a etre différent , on le devient par l’expérience
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On apprend pas a etre différent , on le devient par l’expérience
C’est de l’art ou du cochon ?