Mais où sont passés les journalistes qui s’insurgent à longueur de journée contre les tweets du président Trump accusant les médias américains de grossière partialité ? Très souvent à juste titre, d’ailleurs. Je n’en ai pas entendu beaucoup protester contre les propos d’Emmanuel Macron sur la « nécessaire régulation des médias » et son souhait de voir l’Etat les financer : « Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’Etat doit financer…pour la vérification de l’information (sic), il faut une forme de subvention publique assumée… ». (cité par Le Point du 4 avril)
Mais où sont passés les journalistes qui s’insurgent à longueur de journée contre les tweets du président Trump accusant les médias américains de grossière partialité ? Très souvent à juste titre, d’ailleurs. Je n’en ai pas entendu beaucoup protester contre les propos d’Emmanuel Macron sur la « nécessaire régulation des médias » et son souhait de voir l’Etat les financer : « Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’Etat doit financer…pour la vérification de l’information (sic), il faut une forme de subvention publique assumée… ». (cité par Le Point du 4 avril)
On nous dit qu’il serait « utile » d’avoir en France une instance qui représenterait un « facteur d’amélioration de la qualité du débat public, de la liberté de la presse et du jugement éclairé du citoyen. » Comment va-t-on les éclairer ? Cela concernerait d’abord tous les médias « reconnus » et utilisés par les citoyens. La création de cette instance d’autorégulation et de médiation de l’information « doit résulter d’une initiative des professionnels, a priori sous une forme associative. Sa composition devrait associer représentants des journalistes, des éditeurs et de la société civile. » Sauf erreur, l’initiative vient des pouvoirs publics.
Cette instance pourrait donc « être saisie ou s’autosaisir des sujets concernant la qualité et la déontologie de l’information (vérification de l’information, précision des faits rapportés, contextualisation, etc.) ». Drôle de conception de la liberté de la presse, qui s’en remet à une « instance » pour se prononcer sur l’information. Ce contrôle se ferait avec la collaboration du CSA et deviendrait ainsi le Big Brother qui veille sur tout ce qui relève de l’information en France. Il est aussi question de « faire évoluer le cadre juridique des médias » sans pour autant préciser pourquoi et comment. Inquiétantes préconisations et encore plus inquiétant est le silence des médias français : Le Point excepté, il n’y a pas eu beaucoup de réactions à ce rapport et à la création d’une « instance d’autorégulation ». Il existe déjà suffisamment de lois qui encadrent et protègent l’information. Au lieu de puiser, une fois de plus, dans l’argent public et de créer, une fois de plus, un organisme public, il aurait mieux valu supprimer les aides à la presse, les avantages fiscaux des journalistes et l’attribution à ces derniers de la Légion d’honneur …par le pouvoir. C’est ce qu’on appellerait un grand pas vers une vraie liberté des médias.
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Très inquiétant. Il ne manquerait plus que ça ! Ajouté aux limitations de la bien pensance, quel monde surveillé, policier, effroyable nous menace.
Décidément la dialectique communiste nous infecte toujours.
Déjà les journaux avec aide de l’État sont suspects. Que sera ce ?
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