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lundi 8 décembre 2025

Aujourd’hui, il y a autant de risque à prêter à la France qu’à la Grèce

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Alors que plane la menace du vote, la semaine prochaine, d’une motion de censure par un RN s’associant exceptionnellement à un texte de la gauche, le ministre français de l’Economie, Antoine Armand, s’est déclaré prêt à revoir le projet de budget 2025, notamment en matière de taxation de l’électricité pour éviter « une tempête financière ». Et le Premier ministre, Michel Barnier, s’est engagé à abroger la suppression des allègements de charge pour les salaires inférieurs à 2,25 fois le smic. Le projet de la loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) remanié en commission mixte paritaire revient dans l’hémicycle lundi et Michel Barnier a d’ores et déjà annoncé son intention d’engager la responsabilité de son gouvernement, qui conduirait au dépôt d’une motion de censure de la part de la gauche.

Antoine Armand a de nouveau insisté sur les conséquences néfastes qu’aurait le rejet d’un budget qui doit permettre de réduire le déficit public à 5% du PIB l’an prochain, contre 6,1% attendus cette année. Ces turbulences ont porté l’écart de rendement entre la dette à 10 ans française et sa contrepartie allemande au plus haut depuis 12 ans, à près de 90 points de base, reflet du malaise des investisseurs inquiets de la trajectoire budgétaire de l’Hexagone. Par ailleurs, le rendement des obligations assimilables au Trésor (OAT) à dix ans est monté brièvement à 3,053 % contre 3,044% pour le taux des emprunts souverains grecs de même échéance, pour la première fois dans l’Histoire. Cela signifie que le marché estime aujourd’hui qu’il y a autant de risque à prêter à la France qu’à la Grèce, qui fut en défaut de paiement il y a une douzaine d’années. Au risque politique s’ajoute la décision de S&P sur la notation de la dette française, qui doit être rendue vendredi. Moody’s et Fitch ont abaissé cette année leurs perspectives sur la note de la France à « négative », sans impact notable sur l’écart de taux.

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3 réponses

  1. France et Grèce ex aequo, mais rassurez vous, bientôt nous aurons battu la Grèce et nous serons les plus risqués. Depuis quand va-t-on se laisser dépasser par un pays comme la Grèce ?….

  2. Plus de taxes moins de consommation et aucun problème structurel ne sera réglé ce qui signifie que le Dette va encore augmenter d’autant que Macron et sa bande d’escrocs continueront à se servir et à user de l’argent public comme bon leur semble.

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