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jeudi 16 juillet 2026

Avec la Colombie, en seulement trois ans, sept pays d’Amérique latine ont chassé les socialistes du pouvoir

Temps de lecture : 2 minutes

Qu’un candidat non socialiste remporte des élections en Amérique latine, il est pour la presse française forcément d’extrême-droite. Ainsi a immédiatement été catalogué Abelardo de la Espriella, qui vient de gagner en Colombie face au sénateur socialiste Iván Cepeda. Avocat pénaliste, homme d’affaires sans expérience politique, pro-américain, il est décrit comme un conservateur social qui croit au respect de la loi et de l’ordre, au « patriotisme fervent, à l’économie de marché, à un État minimal et à la protection de la propriété privée ». Il avait surpris les sondeurs en obtenant 44 % des voix au premier tour le mois dernier. Selon les dernières estimations, il aurait gagné de justesse au second tour dimanche, avec  49,7 % des voix contre 48,7 % pour son adversaire.

Abelardo de la Espriella prend la tête d’un pays dont la croissance économique est modérée et le déficit budgétaire important. Les hausses d’impôts de ces dernières années pèsent sur le moral des ménages et ont freiné les investissements des entreprises. La Colombie est de nouveau victime de groupes criminels, dont les plus connus sont les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avec lesquelles le pouvoir avait conclu un accord en 2016 les exonérant de toute responsabilité pour leurs crimes si elles déposaient les armes. Cette criminalité n’a pas pour autant disparu, des groupes se sont reconstitués, faisant toujours régner la terreur. Le nouveau président a promis de l’éradiquer et a décidé la construction d’une série de méga-prisons et de centres de réhabilitation. Il a l’intention de relancer la croissance économique en diminuant l’emprise de l’Etat, en favorisant le marché, en créant un environnement favorable aux entreprises. Il a condamné les politiques écologistes désastreuses du précédent pouvoir et veut relancer l’exploitation pétrolière et gazière.

Depuis novembre 2023, sept pays d’Amérique latine ont chassé du pouvoir un gouvernement socialiste. L’Argentine, l’Équateur, la Bolivie, le Honduras et le Chili ont désormais des présidents conservateurs et libéraux. Le Pérou suit la même voie bien que la victoire de Keiko Fujimori ne soit pas encore officielle. Le Panama et le Costa Rica ont, eux, réélu des gouvernements conservateurs.

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5 réponses

    1. l’euro-socialisme est le paradis des capitalistes de connivence… ça explique bien des choses et bien des complaisances.

  1. Précision : d’après ce phare de la pensée qu’est le journal Le Monde, M. de la Espriella est d’ultra-droite. Et pan pour l’extrême droite.
    Par ailleurs il admire les dirigeants Bukele et Millei qui, eux, ne sont « que » populistes.

    1. extrême-ultra-méga-giga-droite du bruit-des-bottes des zheures-sombres du turbo-capitalisme techno-fasciste extractiviste libertarien et machin chose… nos journalistes sont totalement délirants : pour eux, tout ce qui n’est pas macrono-communiste est « d’extrême-droite »…

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