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mercredi 3 juin 2026

Élections colombiennes : la liberté va-t-elle conquérir l’Amérique du Sud ?

Temps de lecture : 2 minutes

Ces dernières années, l’Amérique du Sud a connu l’élection de Javier Milei en Argentine (novembre 2023), celle de Rodrigo Paz en Bolivie (octobre 2025) et celle de José Antonio Kast au Chili (décembre 2025). Aujourd’hui, c’est au tour de la Colombie d’entrer dans une phase décisive. Le candidat du parti de droite « Defensores de la Patria », Abelardo de la Espriella, vient de remporter le 31 mai le premier tour avec un score inattendu de 43,74 %, devançant Iván Cepeda, candidat du parti de gauche sortant Pacto Histórico et crédité de 40,90 %.

Admirateur de Javier Milei, qui l’a d’ailleurs publiquement félicité sur X (anciennement Twitter), Espriella défend un programme libéral et radical dans son approche économique. Parmi ses principales propositions figurent :

  • la mise en oeuvre d’un programme d’ajustement budgétaire réduisant la taille de l’État,
  • la réduction de la pression fiscale, la diminution des coûts de l’énergie et le lancement d’une « Grande Révolution de la Déréglementation », supprimant formalités administratives, obstacles et charges pesant sur les entreprises,
  • l’instauration de la règle « une entrée, deux sorties » : pour chaque nouvelle norme imposant des contraintes, deux seront supprimées sur une période donnée
  • l’optimisation de l’appareil d’État en réduisant les emplois parallèles et en fusionnant les agences redondantes.
  • la mise en place de mesures drastiques de sécurité

Ce programme tend vers un État recentré et une économie libérée au maximum des contraintes administratives.

La liberté est d’ailleurs ce dont avaient besoin les Colombiens ! Depuis 2022, le pays est dirigé par un gouvernement de gauche sous la présidence de Gustavo Petro. Si la croissance s’est établie à 2,8 % en 2025, l’inflation demeure élevée, autour de 5 %, au-dessus de la cible des 3 %. Surtout, le déficit public reste particulièrement préoccupant, atteignant 6,7 % en 2024. L’OCDE elle-même souligne que « les risques de dérapage budgétaire sont importants ».

Finalement, l’Amérique du Sud semble connaitre plus largement une dynamique politique régionale en mutation. Après des années marquées par des politiques interventionnistes et des résultats économiques mitigés, une majeure partie de l’électorat sud-américain semble désormais privilégier des discours axés sur la réduction de l’État et la liberté. En l’espace de deux ans et demi, de nombreux pays du Continent ont ainsi choisi à trois reprises (bientôt quatre ?) de se tourner vers des propositions libérales, dans l’espoir de remettre leurs économies sur de bons rails. Si rien n’est encore joué en Colombie, les résultats du premier tour laissent présager une possible arrivée au pouvoir d’Espriella.

Une autre question se pose en filigrane : un tel mouvement pourrait-il un jour émerger avec la même intensité en Europe, et plus particulièrement en France ? Notre pays en aurait bien besoin.

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3 réponses

  1. En France, le MEDEF vote pour Mélenchon, ah ah ah ! … on a des soi-disant libéraux qui nous expliquent que « le RN est de gauche » mais qui appellent à voter pour Macron ou Mélenchon ! Où est la cohérence ? … comme disait l’autre, je crois que je préfère finalement le plombier lepéniste au capitaliste-de-connivence socialiste.

  2. Surtout la goche s était engagée à mettre fin aux violences des groupes de guérilla reconvertis dans le narco-trafic par des discussions sans fin…..échec total
    De surcroit G Petro s est trouvé mêle à différents scandales de corruption

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