Le pape Léon XIV a signé le 4 octobre sa première exhortation apostolique, Dilexi te, autrement dit « Je t’ai aimé ». Une telle exhortation est un document adressé aux fidèles afin de les encourager à agir convenablement, en l’espèce « sur l’amour envers les pauvres ».
Avant comme après l’élection de Léon, on se demandait si son pontificat s’inscrirait dans la continuité de celui, très controversé, de François. Le doute n’est aujourd’hui plus permis. La volonté manifestée par François de reconfigurer le collège des cardinaux explique au moins en partie cette continuité.
La longue exhortation apostolique en 121 points fait suite à l’encyclique de 2024 Dilexit nos, autrement dit « Il nous a aimés ». Le pape Léon XIV reprend le thème essentiel de son prédécesseur relatif à l’option préférentielle pour les pauvres (point 16). L’inspiration sud-américaine exsude du texte, étant rappelé que le futur pape, alors prêtre, était missionnaire au Pérou dans les années 1980-1990.
L’exhortation apostolique Dilexi te suit malheureusement le chemin tracé par le pape François.
Nous retrouvons dans le texte la tonalité antilibérale qui croit pouvoir constater une hausse des inégalités corrélative à la prétendue croissance du nombre des pauvres, qui fait montre d’une allergie envers l’ordre spontané, qui stigmatise « certaines élites riches » (point 11), et qui insiste sur le caractère social de la propriété (point 86) et le souci des migrants (point 75).
Le pape insiste tout particulièrement sur deux points : le fait que les pauvres doivent être traités comme des sujets plutôt que comme des objets (point 100) ; le fait que « des structures de péché » créent la pauvreté et les inégalités extrêmes. Marchant sur les brisées de François, il juge « donc nécessaire de continuer à dénoncer la ‘dictature d’une économie qui tue’ ». Il écarte les « différentes théories qui tentent d’expliquer que la rationalité économique exige que nous attendions que les forces invisibles du marché résolvent tout » (point 92). Une critique qui caricature épistémologiquement l’ordre spontané.
Lorsque Léon XIV écrit que « nous devons nous engager davantage à résoudre les causes structurelles de la pauvreté » (point 94), nul ne pourra le contredire, mais malheureusement il ne saisit pas ces causes structurelles. Nous ne pourrons que reprendre le titre donné par Jean-Philippe Delsol à sa pendule (25 avril 2025) qui faisait suite au décès de François : « Attentionné à l’égard des pauvres, le pape François n’a pas compris comment lutter contre la pauvreté ». Seule la liberté a permis dans l’histoire de réduire le nombre des pauvres et c’est la gloire du capitalisme que d’en avoir réduit le nombre de manière abyssale. A cet égard, il est regrettable que le pape Léon XIV cite abondamment son prédécesseur ou Paul VI, et qu’il méprise autant les bons passages des encycliques de Jean-Paul II et plus encore l’essentiel du message livré par Benoît XVI.
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6 réponses
Encore un Pape marxiste, il serait nécessaire de donner des cours d’économie aux prêtres pour leur éviter de sortir des conneries. C’est le capitalisme qui a permis de sortir une part importante de la population terrestre de l’extrême pauvreté qui était la sienne avant son introduction!
Les Evangiles sont bien clairs sur la question de la simplicité et le parti-pris pour les plus faibles. C’est aussi ça le libéralisme, après tout : pouvoir faire des choix, avoir des préférences !
oui , nous avons cru, vu qu’il mettait les bonnes chasubles et non les chasubles de Notre Dame de Paris (une vraie mascarade) une tenue décente, mais la bénédiction n’est pas bonne, Notre Dame apparaissant aux enfants de Lisle Jourdain, déclara qu’il fallait faire un signe de croix comme le Christ sur la Croix; enfin il est dans la continuité de François qui n’a converti aucun pays islamiste qu’il a visité car il en en fait des voyages. Saint Malachie (ou un autre, personne est d’accord) traça le nom qu’auraient les Papes les un après les autres, leur symbole, et quand arriva François, il n’y avait plus de noms, ainsi, il a bien été dit, que des « papes » se disputerons la place, cela peu durer longtemps, car le saint Pape du nom de Pierre, ce n’est pas encore.au décès de SS le Pape Benoît XVI, un site américain disparu, mis François, quand celui -ci a choisi, en BLEU, signe que les faux papes arrivaient. Le Pape Benoît XVI fût le dernier; le franc-maçon Juppé, déclara un jour, au cour d’un interview que ce pape le gênait.voilÃ
ce Pape cède-il à l’air du temps ‘wokiste’ comme son prédécesseur? Il m’a semblé qu’il était plus conventionnel sur ce point. Mais je ne sais lire tous les signes.
Mon Dieu qu’il a l’air content !
Dénoncer la pauvreté dans une société communiste comme la nôtre (France) me semble tout à fait sain et sensé. Je suis d’accord avec le Pape Léon.
Le pape Jean-Paul II appelait à « la vérité, la justice et la paix » (chapelet du rosaire de Notre-Dame de Lourdes).