Aussi complexe que puisse être la politique sud-américaine et plus particulièrement celle de Hugo Chavez, force est de constater l’échec patent de la voie suivie. Parce qu’encore une fois, l’IREF ne cesse de le dire, la richesse économique ne se décrète pas !
Aussi complexe que puisse être la politique sud-américaine et plus particulièrement celle de Hugo Chavez, force est de constater l’échec patent de la voie suivie. Parce qu’encore une fois, l’IREF ne cesse de le dire, la richesse économique ne se décrète pas !
Fort de bons sentiments, doué d’une faconde indéniable, Hugo Chavez a été élu puis réélu pendant 15 ans, de 1998 à sa mort en 2013. Profitant de la manne pétrolière dont le Venezuela aurait les réserves connues les plus importantes au monde, il a pu suivre une politique de redistribution socialiste. En effet, de fin 1998 à 2007, le prix du baril a été multiplié par 13, de 11 dollars à 140.
Accusant, tour à tour, la baisse du prix du pétrole, les forces hostiles extérieures ou les puissances oligarchiques, vivant dans une paranoïa extrême vis-à-vis des Etats-Unis (en 2008, le Venezuela était le 1er client de la Russie pour l’armement), le gouvernement multiplie les justifications à cet éclatant fiasco, refusant de nommer le véritable responsable : l’esprit socialiste.
Caracas est une des villes les plus dangereuses du monde, avec 122 morts pour 100 000 habitants par an (1/100 000 en France). Le pays subit un taux d’inflation extrêmement important, les pénuries sont légions, l’industrie pétrolière elle-même est à l’agonie par manque d’investissement. Poussé par l’idéologie, il a buté notamment sur la réalité économique : désirant diversifier son économie, complètement dépendante du pétrole, il a entrepris des plans de diversification. Mais le planisme ne fonctionne pas. Le Venezuela importe deux tiers de sa consommation agricole, la production de pétrole décroit, les réserves de change sont épuisées. Les seules réussites, non négligeables concernent l’IDH et l’éducation ; cependant le climat délétère régnant dans le pays ne saurait préserver longtemps ces acquis.
Quoique Jean-Luc Mélenchon, admirateur des hommes politiques d’Amérique du Sud, se fasse moins élogieux depuis quelques années, il n’en reste pas moins le fervent zélateur, reportant parfois ses éloges sur R. Correa, président équatorien. Pourtant, Hugo Chavez était nationaliste et très chrétien ; on a pu le voir à de multiples reprises embrasser un crucifix, geste qui, pour autant qu’on le sache, n’est pas dans les habitudes de M. Mélenchon. Alors qu’est-ce qui réunit ces deux personnages ?
Le planisme
Tout d’abord, comme Hugo Chavez en son temps, Jean-Luc Mélenchon souhaite changer de république pour passer à la VIème (Au Venezuela, il s’agissait d’un changement vers la Vème).
Surtout, c’est clairement le planisme qui les rassemble, ou son synonyme, le socialisme. Le marché et son corollaire, le libre choix sont inefficaces, il faut donc les remplacer par la loi. Sous prétexte d’améliorer le sort du peuple, ils sont prêts à tout.
A croire que le gouvernement a tout pouvoir d’influencer favorablement l’économie, de la diriger même, les gouvernements finissent par empiler les mesures absurdes : nationalisations massives, contrôle des changes puis des capitaux puis de l’émigration, protectionnisme, non-respect de la propriété privée, augmentations fortes du salaire minimum, puis pour finir manipulation des statistiques. Ils s’enferment dans cette logique anti-libérale destructrice. En posant comme postulat de base que le socialisme veut le bien du peuple tandis que le libéralisme verrait son accomplissement dans l’accumulation de richesses aux mains d’une minorité, ils ont conduit leur pays à la ruine (pénuries, inflation, criminalité). Cependant, le grand rêve des Français serait atteint : les inégalités ont été réduites ; mais pas par le haut.
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