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mercredi 11 mars 2026

Brexit : une décennie de croissance perdue pour le Royaume‑Uni ?

Temps de lecture : 2 minutes

Depuis le référendum de 2016 et la sortie officielle du Royaume‑Uni de l’Union européenne, l’impact économique du Brexit est au cœur des débats. Une récente analyse publiée par Econofact, appuyée sur des recherches académiques, dresse un bilan chiffré des coûts économiques réels de cette décision : selon les estimations, le Brexit avait entraîné, jusqu’en 2025, un retard cumulatif de 6 % à 8 % de la production britannique par rapport à la trajectoire qu’aurait suivie le Royaume‑Uni s’il était resté dans l’Union européenne. Autrement dit, la croissance économique du pays est inférieure de plusieurs années à ce qu’elle aurait été sans la sortie de l’UE.

Contrairement à ce que certains pronostiquaient – une chute économique brutale immédiatement après le vote –, les effets se sont étalés progressivement sur presque dix ans. L’incertitude prolongée autour de la nature des relations commerciales post‑Brexit, les coûts administratifs plus élevés pour importer et exporter avec l’UE, ainsi que la fin de la libre circulation des travailleurs, ont tous contribué à freiner la croissance économique du pays.

L’étude compare la performance du Royaume‑Uni à celle d’un groupe de pays similaires (membres de l’UE, États‑Unis, Canada, Japon, Suisse, Norvège et Islande). Avant le référendum, la croissance du PIB britannique était proche de la moyenne de ces pays ; après, elle est nettement inférieure, tout comme plusieurs autres indicateurs clés : l’investissement des entreprises serait entre 12 % et 18% plus faible ; la productivité et l’emploi auraient aussi souffert, d’environ 3 % à 4 % de retard comparé à leurs pairs.

Ces chiffres montrent que la sortie du marché unique et de l’union douanière, même accompagnée d’accords commerciaux bilatéraux, n’a pas compensé les pertes liées à l’intégration européenne. Les entreprises confrontées à des barrières non tarifaires et à des procédures plus lourdes ont réduit leur attractivité, détourné des investissements ou reporté des projets.

Pour les partisans d’une économie ouverte et compétitive, cette évaluation constitue une mise en garde : sortir d’intégrations économiques profondes sans système de remplacement équivalent peut peser durablement sur la croissance et le bien‑être national.

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23 réponses

  1. Sur 2015-2024 la croissance cumulée du PIB du Royaume Uni est de 12,7%, celle de la France est de… 10,9% !
    Vous cherchez à démontrer quoi ¿

  2. L’examen de la carte est amusant, on y décèle un havre de prospérité inégalée au coeur même de ce vert de l’espérance !

  3. Peut-être que cette sortie leur permettra de s’affranchir de toute la réglementation stupide qui arrive de Bruxelles, et qui assassine les économies européennes.
    Ils ont du mal pour le moment, c’est sûr, mais je pense que le futur est meilleur pour eux que pour nous, qui allons continuer à subir Bruxelles et ces inepties.

  4. Je relève cependant que le PIB par habitant de la France, membre du Léviathan européen, est désormais inférieur à celui de la Grande Bretagne. Il en va de même des PIB respectifs de ces deux pays ……

  5. L’article semble nous avertir qu’une sortie de la France de l’Europe serait néfaste pour notre économie… Pour mémoire, la première raison de la sortie du RU était l’immigration.
    Tenant compte à ce jour, qu’une belle partie des pays de l’UE (Italie, Hongrie, Pologne, Danemark..) met tout en oeuvre pour juguler celle-ci, (entrée en fonction des besoins des pays), la France ne devrait plus nourrir quelques velléités d’en sortir.

  6. Une chose est en tout cas indispensable : il faut éliminer maints traits de plus en plus intolérables de l’UE comme sa règlementation tentaculaire, son intrusion croissante dans les affaires de chaque pays pilotée de plus en plus autoritairement par des hiérarques non élus agissant pour le compte d’intérêts étrangers contraires aux nôtres : exemple emblématique, l’aberrant marché européen de l’énergie détruit la compétitivité de la production de l’énergie en France en torpillant notre secteur électronucléaire pour la plus grande satisfaction des escrologistes ignares et fanatiques ainsi que des Allemands qui veulent affaiblir un pays concurrent.

    Le peuple français a clairement (70 % de participation et 55 % de Non) rejeté cette prison des peuples en 2005 : son vote a été foulé aux pieds par un tour de passe-passe juridique en 2007. Depuis, cette construction fédéraliste oppressive dirigée par des corrompus comme M. Barroso et des apprentis dictateurs au petits pied comme Mme von der Leyen, ce monstre a perdu toute légitimité comme feue l’URSS.

     » J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché.  » (Vladimir Boukovski, courageux et emblématique dissident soviétique en 2016)

  7. En 2025, la croissance économique du Royaume-Uni a été de 5% contre 0, 9% pour la France.
    Le Royaume-Uni est la sixième puissance économique devant la France qui a reculé de la cinquième à la septième place.
    FACT CHECKING : LA VERITE PAR LES FAITS !

      1. Site FMI dit :
        Projections de croissance France 2027 : 1,2 (2026 : 1)
        Projections de croissance RU 2027 : 1,5 (2026 ; 1,3)
        Oublions 2025
        (je ne pense pas pouvoir faire un « copié-collé » du tableau)

    1. Et la Suisse et 21ème donc largement derrière la Frsnce et la GB . Mais en terme de puissance économique la Suisse est en trio de tête devant la France et la GB et 1ère en Europe. Quand l’échantillonnage grandi, les faits deviennent relatifs.

      1. Je voulais dire en terme de compétitivité économique que la Suisse caracole en tête des pays européens en étant la 21ème puissance économique.

  8. L’économie britannique se porte mieux que celle de la France ! Mais dans notre pays, l’on préfère la désinformation et il ne faut surtout pas écrire que vous êtes partisan du frexit car vous serez censuré …..!! N’est-ce pas contrepoints !!!!
    En France, il n’y a plus de liberté d’expression ????? Quelle tristesse !

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