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dimanche 11 octobre 2026

Crise financière, Covid, climat ou le piège du consensus scientifique

Temps de lecture : 2 minutes

Le scientifique Steven Koonin et deux autres chercheurs de la Hoover Institution, Terrence Keeley et Scott Atlas, viennent de publier une étude intitulée « Le piège du consensus : comment l’accord fabriqué corrompt l’action publique ». Ils analysent trois des politiques les plus coûteuses des vingt  dernières années : la crise financière de 2008, les confinements et la décarbonation accélérée. Ces politiques relèvent, selon eux, d’une même pathologie, qu’ils nomment « le piège du consensus » : des modèles non validés présentés comme des faits, des institutions qui escamotent les incertitudes pour avoir l’air de connaître la « vérité », et, une fois « la vérité » proclamée, le désaccord est traité comme une faute professionnelle.

En 2005, Raghuram Rajan, économiste au FMI, avertit que le système financier mondial peut s’écrouler. Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor américain, balaie cette mise en garde d’un revers de main. Mais Rajan avait raison. Avec la crise de 2008, des millions de salariés ont perdu leur emploi, le contribuable a payé les sauvetages des banques, et aucun dirigeant de Wall Street n’est allé en prison.

Le Covid a reproduit ce mécanisme. Dès le printemps 2020, les données montraient que le taux de mortalité était élevé surtout chez les personnes âgées : le bon sens commandait une protection ciblée. Ceux qui l’ont dit ont été attaqués dans la presse et blâmés. Les modèles qui ont justifié le confinement se sont pourtant révélés faux. Et les coûts – économiques, sociaux, humains – ont été énormes. Nous continuons d’ailleurs à les payer.

Si les gaz à effet de serre réchauffent bel et bien la planète, l’idée d’une catastrophe climatique inévitable en l’absence de transition énergétique repose sur des scénarios invraisemblables et sur des incitations institutionnelles récompensant l’alarmisme. On a lancé des politiques climatiques chiffrées à plusieurs centaines de milliards de dollars. En 2004, le ministre allemand de l’Environnement, Jürgen Trittin, avait promis que le soutien aux renouvelables coûterait aux ménages « une boule de glace » par mois. Depuis, le prix de l’électricité pour les ménages allemands a été multiplié par dix… Il est deux fois plus élevé qu’en France et l’un des plus élevé au monde.

Les auteurs suggèrent un garde-fou plus que raisonnable : une protection de la liberté académique. Car dire que « la science a tranché » n’est pas un argument : c’est le plus souvent une manière de clore un débat qui n’est pas du tout terminé.

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