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jeudi 12 février 2026

Débaptisons les voies Lénine en France !

Temps de lecture : 2 minutes

russie

En France, la question « faut-il ou non débaptiser certaines rues ? » a refait surface après la mort de George Floyd, en 2020. Plusieurs associations ont alors exhorté nombre de municipalités à débaptiser des rues portant le nom de personnages  considérés comme étant trop liés au colonialisme ou à l’esclavage. On a ainsi appelé à faire disparaître, à Lille, toute référence à Faidherbe, ou encore à renommer, à La Rochelle, le square Rasteau et la rue Admyrault. Jean-Marc Ayrault s’était en outre illustré en demandant que fût débaptisée la salle Colbert à l’Assemblée nationale. Président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, il rappelait que son institution était d’ailleurs sollicitée pour « aider les communes qui veulent changer certains noms de rue ».

Le débat s’est entièrement polarisé sur des gens comme Colbert ou encore les armateurs qui ont participé à la traite. Or savez-vous qu’il y a en France plusieurs dizaines de voies ou d’espaces publics au nom de Lénine ? On compte ainsi quelque 25 rues Lénine à travers le territoire (à Bagnolet, Gentilly, L’Île-Saint-Denis, Ivry-sur-Seine, Tremblay-en-France, Viry-Châtillon…), ainsi que quelque 20 avenues (Arcueil, Gennevilliers, La Courneuve, Nanterre, Saint-Denis…), 8 places (Bois d’Arcy, Champigny-sur-Marne…), 6 boulevards (Argenteuil, Bobigny…), 4 squares (dont celui de Montreuil) et une impasse Lénine (Houilles). On en trouve certes une large concentration en banlieue parisienne, dans ce qu’on a appelé la « ceinture rouge », ces bastions communistes ou apparentés, mais on en compte également beaucoup en province (Alpes-Maritimes, Aisne, Cher, Drôme, Indre-et-Loire, Isère, Loire, Nord-Pas de Calais, Seine-Maritime, etc.) Et il existe aussi une rue Staline, à Essômes-sur-Marne, dans l’Aisne !

Comment est-ce possible en France, en 2023 ? Le Livre noir du communisme (1997), dont la rédaction fut dirigée par l’historien Stéphane Courtois, a fait état de 85 millions de morts imputables au communisme, dont 18 millions à l’URSS. Lénine est l’inventeur du système totalitaire qui a été aussi mis en pratique par Hitler. Il est temps qu’un grand nombre de voix s’élèvent pour faire débaptiser ces rues, dont les noms ne font guère honneur à notre pays…

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5 réponses

  1. A partir de combien de morts liés aux interventions des hommes politiques devrions-nous débaptiser les voies et monuments ? Faut-il s’en tenir seulement à certaines formes d’action politique ayant provoqué des morts ? Et finalement, pourquoi s’en tenir seulement aux morts provoquées par l’action politique ?

    Il faut débaptiser toutes les voies, monuments, lieux publics, etc…, qui portent le nom d’un homme ayant exercé une action politique.

  2. Cher Lénine !
    comme Khomeiny et quelques autres, il ont été bien contents d’être hébergés des années en France
    avant d’aller se charger la conscience de milliers ou millions de morts de retour dans leur pays…

  3. Débaptisons toutes les rues dont le nom honore l’un de ces tristes individus du passé… C’est une tâche de bons sens, que toute personne favorable à la paix et au respect mutuel ne peut qu’approuver.

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