La XIX° conférence internationale Gottfried von Haberler de Vaduz était cette année consacrée aux nouveaux visages du socialisme (Socialism in a new disquise, les nouveaux déguisement du socialime[1]). Il donnait à écouter durant trente minutes six intervenants, un journaliste, Monsieur Karl-Peter Schwartz, une chercheuse en droit du Mises Institut, Madame Wanjra Njoya, un membre du Lithuanian Free Market Institute, Madame Elena Leontjeva, un chercheur associé au Cato Institut, Monsieur Erec Smith et deux professeurs d’université, l’un est philosophe, Michael Esfeld et en poste à l’Université de Lausanne, l’autre est économiste, Philipp Bagus. Il enseigne en Espagne à l’Université Rey Juan Carlos à Madrid et est un auteur connu des lecteurs du site Contrepoints.
Dans ce compte rendu, mon attention va essentiellement se porter sur les présentations qui ont exposé les fondements et les conséquences de l’idéologie wokiste. La conclusion est que le wokistme n’est qu’un masque pour la défense d’un socialisme radicalisé. Ce qui permet de mieux comprendre ce qui a motivé le Parti républicain et le président Trump à abroger la politique de diversité, d’équité et d’inclusion (diversity, equity, and inclusion, soit DEI).
L’initiative Diversité, Équité & Inclusion
Le gouvernement, avec l’initiative DEI, propose de promouvoir la diversité, l’équité et l’inclusion. Comme l’a soutenu Madame Elena Leontjeva, c’est souhaitable et réalisé par l’intégration marchande, le goût de l’autre que la théorie de la sympathie smithienne a si bien décrit. Cette solution privée étant écartée, le gouvernement se propose d’utiliser la force de la loi pour atteindre ces objectifs. Il veut tout d’abord imposer la diversité des orientations religieuses, sexuelles, idéologiques, mais aussi la diversité ethnique, d’âge et de classe sociale dans toutes les organisations : l’administration publique, les entreprises et évidemment les Universités. Les personnes âgées, les femmes, les LGBT+, les personnes racisées, les handicapées, autrement dit toutes les personnes qui ont potentiellement le sentiment d’être les victimes de quelque chose, entrent dans la catégorie diversité. Comme l’indiquait justement Madame Njoya, une telle démarche pour être opérationnelle suppose que l’on ait fait des groupes, autrement dit que l’on ait racialisé l’individu si le critère est la couleur de peau, réduit l’individu à sa religion, à son orientation sexuelle, à son handicap, etc. À la demande politique de diversité s’ajoute une demande d’égalité et de justice dans les rémunérations, mais aussi dans la prise de décision : les groupes minoritaires doivent prendre le pouvoir, la loi doit pouvoir les aider à équilibrer un pouvoir qui leur échappe. Il s’agit de traiter les inégalités de manière inégale, ce qui est le contraire de la position universaliste libérale qui pense au contraire qu’il faut traiter les égaux de manière égale. Lorsque ce principe s’applique aux rémunérations, quelle que soit la productivité ou les talents de l’individu, les salaires doivent être égaux. Ce qui est injuste. Pour les recrutements de professeurs à l’université, ce n’est plus la compétence qui prime, mais la caractéristique. Il faut 50 % de femmes, de couleur, orienté sexuellement LGBT+, etc. Cela crée une suspicion d’incompétence, et finalement dévalorise encore plus l’image des groupes minoritaires que le gouvernement souhaite aider (Njoya 2021[2]). L’initiative DEI cherche à traiter chaque individu en fonction de ses caractéristiques singulières, caractéristiques qui l’ostracisent. Pour éviter l’ostracisme, la loi pose son troisième principe, l’inclusion. L’inclusion doit permettre l’intégration et le « un homme, une voix » dans toutes les organisations. On comprend ainsi immédiatement que l’initiative DEI est bien une forme  de socialisme.
Les origines intellectuelles de cette initiative
L’origine intellectuelle de cette radicalisation de l’idéal socialiste d’égalité réelle est le produit du mouvement Critical Social Justice pour Erec Smith et de la philosophie postmoderne pour Michael Esfeld. Son succès exige de penser la culture d’État, qui doit être distinguée de la culture d’un peuple pour Philipp Bagus.
Erec Smith est le cofondateur de Free Black Thought et anime le Journal of Free Black Thought. Il a puisé dans son action associative et son livre A Critique of Anti-Racism in Rhetoric and Composition: The Semblance of Empowerment (2020) de nombreux exemples capables de convaincre de l’absurdité de l’initiative DEI, mais aussi de son immoralité. L’argument principal d’Erec Smith est que la rhétorique antiraciste déresponsabilise les étudiants et les place en situation de victimes. Ce qui limite leur autonomie et les marginalise (Smith 2020). La Critical Social Justice inspire cette posture victimaire, car elle ne cherche pas, comme le défend Robin DiAngelo (2018) dans son livre White Fragility: Why It’s So Hard for White People to Talk About Racism, à établir un dialogue, à savoir si un acte est raciste. Car le racisme n’est jamais un évènement, il est une condition. La conséquence est que le racisme est toujours déjà là . Il est systémique. Dans le même ordre d’idée, la discrimination est synonyme de domination. Cette domination justifie l’activisme épistémique et l’étude des phénomènes dits d’intersectionnalité. Les faits sociaux sont toujours l’expression d’une même matrice : la race, le genre et la classe sociale. Les minorités sont des victimes. Elles doivent être toujours suspicieuses. Elles doivent combattre l’oppression. Ce qui explique que l’on puisse qualifier le Critical Social Justice de néo-marxiste. Elle pense toutes les relations humaines comme des relations de pouvoir, de domination, d’oppression. Le racisme, le sexisme et toutes les autres formes d’oppression sont encastrés dans une structure et un discours qu’il faut savoir décrypter et condamner. La suspicion conduit chaque groupe discriminé à justifier un raisonnement dit affectif, privilégiant l’émotion sur la raison. Il suffit que le discours ait été produit par un Blanc pour qu’il puisse être soupçonné d’être eurocentré et oppressif. Il doit être immédiatement dénoncé comme tel et conduire à l’exclusion de celui qui porte un tel discours, sans accepter les principes en particulier du discours inclusif. Elizabeth Anderson, dans son livre The Imperative of Integration, nomme cela la ségrégation égalitaire. Dans la liste des valeurs blanches, il y aurait l’individualisme, la concurrence et le goût du travail, entre autres. Cette posture ségrégationniste conduit à proposer aux jeunes Afro-Américains d’apprendre les mathématiques dans des manuels ethnicisés, autrement dit des mathématiques pour les Noirs, le livre « dismantling racism in mathematics instructions. A pathway to equitable mathematic instruction » en est un exemple. La ségrégation égalitaire a aussi des conséquences sur l’enseignement de l’anglais, car l’anglais devient l’expression d’un impérialisme blanc. Pour le mouvement Rhetoric and Composition (Rhet/Comp) l’anglais marginalise les étudiants qui n’appartiennent pas au groupe dominant. L’anti racisme ne s’applique pas alors seulement aux mathématiques, mais aussi à la littérature, à l’histoire, à la géographie, à l’apprentissage des langues, etc. Les professeurs de rhétoriques et de composition (Rhet/Comp) comme Kwame Anthony Appiah ou Asao Inoue exigeant de leurs étudiants de couleur qu’ils se désaliènent en retrouvant le dialecte de leurs origines. Il s’agit d’intégrer dans leurs travaux à l’anglais des mots afro-américains, ce qui crée une nouvelle langue, l’anglais vernaculaire afro-américain (AAVE). En écrivant et en parlant cette nouvelle langue, les universitaires antiracistes pensent que leurs étudiants de couleur vont pouvoir s’approprier la matière et compenser l’inégalité structurelle qui les conduit à avoir des résultats moins favorables que les ethnies dominantes. Le mouvement pédagogique Rhet/Comp fait ainsi primer l’identité sur toutes autres considérations, ce qui met les élèves à l’abri de toute critique et les place bien dans une situation de victime.
Michael Esfeld insiste plutôt sur l’origine postmoderne de ce nouveau visage du socialisme qu’est le wokisme. La première critique que l’on peut adresser à l’idéologie woke est que l’ère moderne est l’ère de la grande évasion, de la sorte massive de l’homme de la pauvreté. Le catastrophisme postmoderne est pour cette raison infondé factuellement, comme le montre le livre de McCloskey & Carden (2025). La philosophie postmoderne est de plus une philosophie post vérité qui ne fait que répéter avec d’autres mots les erreurs de Marx. Le chapitre 2 (« intellectual postmodernism : from the abandonment of reason to wokism » section 2.6) du livre de Michael Esfeld et Cristian Lopez Restoring science and the rule of law (2025) Défends cette position. Pour comprendre cette critique, il faut rappeler que la philosophie postmoderne considère que l’usage de la raison n’est pas universel, mais limité par des singularités sociales comme la culture, la religion, l’ethnicité, le genre, le sexe, l’orientation sexuelle, etc. (Esfeld et al. 2025, p. 61). L’usage de la raison est réduit à un narratif qui comporte une multitude de narratifs emboîtés. Cette philosophie postmoderne est issue d’auteurs français comme François Lyotard, Gilles Deleuze et évidemment Michel Foucault qui fait de la vérité un fait politique. Le savoir scientifique n’est pas légitime parce qu’il offre un savoir logique et qui a passé le tribunal de l’expérience et de la raison, mais parce que des raisons contingentes lui ont donné une place dominante. Cette place peut lui être retirée à tout moment et la vérité changera alors de contenu. On est en présence d’un constructivisme radical. La réalité et la vérité sont des construits sociaux malléables. Cela explique pourquoi on peut en faire la généalogie et pourquoi il est possible de les déconstruire. La vérité ne limite plus le pouvoir comme dans le modèle du despotisme d’Euclide. Elle est à son service. L’idéologie de l’objectivité, entre autres, est au service de la classe dominante, de ses valeurs et surtout de ses intérêts (Esfeld et al. 2025, p. 65). Une telle posture a été fortement critiquée par Ludwig von Mises dans L’Action humaine ([1949] 1985, p. 83), qui propose cet argument tout à fait sensé. « Les hommes emploient des armes à feu. Afin d’améliorer ces armes, ils ont élaboré la science de la balistique ; mais bien entendu – précisément parce qu’ils désiraient chasser du gibier et se tuer les uns aux autres –, une balistique correcte. Une balistique simplement idéologique n’aurait eu aucune utilité. » Le wokisme est en ce sens construit sur une réalité postfactuelle (Esfeld et al. 2025, p. 70). Quand l’évidence, en effet, va à l’encontre des thèses soutenues, elle devient suspecte. L’évidence peut, cependant, être écartée au nom de son incohérence avec l’idéologie woke (Esfeld et al. 2025, p. 71).
Philipp Bagus adopte une posture plus libertarienne au sens de Mises-Rothbard et Hoppe. La tradition et les normes sociales ne sont pas contraires à la liberté. Il est vrai que ces normes peuvent être contraignantes et qu’elles font l’objet de processus de stigmatisation des déviants, mais rien n’interdit à quelqu’un de ne pas saluer ses voisins. Toutefois, il sait alors qu’il ne sera plus invité par ses voisins. Il peut prendre le risque d’être boycotté. Lorsque l’État, en revanche, modifie arbitrairement la norme et par une politique d’endoctrinement conduit chacun à détester les roux, il fait supporter une discrimination arbitraire aux citoyens roux, car personne n’a conscience que leur haine des roux est la conséquence d’un lavage de cerveau. Il est très important, dans ces conditions, de penser l’origine de ces discriminations, induites par un État tout puissant qui viole, au nom de sa toute-puissance, le droit de chacun sur lui-même et les fruits de son travail. L’État influence la culture de nombreuses manières par sa réglementation, les subventions qu’il verse aux entreprises, les programmes de l’éducation nationale qu’il institue, les médias qu’il contrôle, les aides sociales qu’il verse aux individus et évidemment la monnaie qui peut créer une culture de l’inflation, une culture du crédit et/ou une culture de la dévaluation. Il est vraisemblable que la cancel culture (idéologie de l’effacement), le DIE et le biais socialiste des universités ne sont que l’expression d’une culture d’État. Cela signifie que la culture woke n’existerait pas dans une société libre, sans l’aide de l’État.
Conclusion
La XIXᵉ conférence Haberler de Vaduz donne à lire de nombreux auteurs plutôt méconnus en France, mais qui tous proposent un éclairage intéressant sur les débats intellectuels suscités par la politique de la DEI et le wokisme. Elle expose cette actualité à un autre regard. L’abrogation de l’initiative DEI de Donald Trump et le conditionnement des subventions publiques aux prestigieuses universités américaines que sont Columbia à New York et Harvard à Boston sont un acte politique et ne relèvent pas l’atteinte à la liberté académique. Trump fait de la politique comme Biden lorsqu’il soutenait cette politique faisait de la politique. De fait Donald Trump demande aux présidents des universités américaines qui touchent des subventions, jusqu’à 9 milliards de dollars pour Harvard, de mettre fin à la stigmatisation des étudiants juifs ou israéliens et de faire scrupuleusement respecter les droits civiques. Columbia a cherché à négocier pour ne pas perdre sa subvention, alors qu’Harvard a engagé un procès contre le gouvernement fédéral au titre de la liberté académique. S’il est vrai qu’aucun gouvernement ne devrait s’immiscer dans la vie des universités, il paraît aussi incontestable que le gouvernement élu est souverain et qu’il a le droit, au nom des électeurs qu’il représente, de demander une contrepartie à l’université qu’il subventionne. Si Harvard ne veut pas se plier aux attentes du gouvernement fédéral, elle peut faire en sorte de ne plus dépendre de l’impôt. La décision de l’administration Trump est d’autant plus légitime qu’elle était une promesse électorale du candidat Trump. Derrière ce conflit, il y a en fait un problème bien plus profond qui est, on le comprend immédiatement, les liens qui existent entre les universités, la recherche, la science et la politique. L’administration Trump, qui est issue des rangs du parti républicain, s’attaque à l’impérialisme des démocrates et de la gauche sur les campus américains. Cette prise de contrôle des universités américaines par la gauche et les démocrates s’est faite dès les années cinquante sur un campus comme celui de Yale. Elle s’est confirmée durant tout le XX° siècle (Shapiro 2004[3]) et s’est renforcée au XXI° siècle (Langbert et al. 2016[4]). Les conservateurs, les libertariens et les républicains sont désormais une infime minorité du corps enseignant. La droite, si l’on inclut les libertariens, a perdu la bataille des recrutements dans les universités américaines.
La première leçon de cette décision est que verser des fonds publics aux universités est implicitement un acte politique, puisque l’impôt finance la production de science woke. Logiquement, un gouvernement élu contre cette idéologie qui étend la théorie de l’exploitation, de l’oppression de Marx à d’autres formes de relation que celles qui existent sur le marché du travail entre salarié et patron, va réduire ces aides et plutôt financer des idées qui lui sont favorables. La solution n’est pas dans l’opposition à Trump ou à Biden, mais dans la dépolitisation de la science, l’arrêt des subventions et le retour à la concurrence sur le marché des idées.
La troisième leçon est que l’effondrement de l’Union soviétique et la dissolution du Pacte de Varsovie n’ont affaibli que temporairement la passion pour l’égalité. Les doctrines de la gauche socialiste semblaient définitivement discréditées. Même le principal théoricien socialiste américain, Robert Heilbroner (1919-2005), après une cinquantaine d’années d’enseignement et de nombreux manuels à succès, avait dû admettre son erreur avec cette affirmation désormais classique : « Le capitalisme a été un succès aussi indéniable que le socialisme a été un échec. » « Il s’avère, bien sûr, que Mises avait raison. » Le système soviétique a longtemps été miné par une méthode de tarification qui a produit des erreurs de répartition des efforts grotesques (Heilbroner 1999[5]p. 92).
Ce même libéralisme classique qui reste malgré tout le meilleur antidote au socialisme. C’est la quatrième leçon de cette conférence. Les principes du libéralisme sont les seuls remparts contre toutes les formes de pensée totalitaire. Le wokisme victimise et empêche la victime de se remettre en question, puisque la critique qui est adressée vient d’un adversaire politique. Elle est immédiatement interprétée comme une critique racisée masculinisée, etc. Le wokisme immunise intellectuellement l’individu de toute critique, de toute remise en cause. Il enferme intellectuellement l’individu dans un monde imaginaire, conflictuel et oppressant. La conséquence est un profond mal-être. Au lieu de me voir comme un être singulier avec mes forces et mes faiblesses, je me vois comme un être racisé, appartenant à un groupe dominé et en proie à une méchanceté systémique qui concrètement est la méchanceté de tous ceux qui ne sont pas comme moi.
La dernière leçon est que la France est exposée à certains maux de ces initiatives DEI, mais est bien loin encore, à ma connaissance, de proposer des cours de mathématiques ou de littérature ethnicisés. Mais un homme averti en vaut deux, donc désormais il faut s’attendre à tout.
[1] L’IREF à la 16° Conférence internationale Gottfried von Haberler. Lien : https://fr.irefeurope.org/actions-et-manifestations/evenements/article/liref-a-la-16-conference-internationale-gottfried-von-haberler/
[2] Njoya, W., 2021. A critique of equality legislation in liberal market democracies, Journal of Libertarian Studies, 25 (1), 272-298
[3] Shapiro, B., 2004. Brainwashed: how universities indoctrinate America’s youth, WND Books, University & Eacute, Indiana.
[4] Langbert, M., A., J., Quain and D.B., Klein, 2016. Faculty voter registration in economics, history, journalism, law and psychology, Econ Watch Journal, 13 (3), 422 – 451.
[5] Heilbroner, R., 1999. The worldly philosophers: the lives, times and ideas of the great economic thinkers, 7° edition, Paperback.  Touchstone.
3 réponses
la liberté académique est déjà largement mise à mal par le wokisme par les attaques que subissent les enseignements non conformes !
La parité, cette escroquerie, n’est pas en reste dans cette guerre : L’INSEE a publié en 2021 un texte émanant du ministère de la justice faisant état d’une savoureuse rhétorique : « Il y a aujourd’hui parité dans la magistrature aux postes hors hiérarchie et les femmes sont à présent plus nombreuses que les hommes à la Cour de cassation – 60 % en 2020 pour 41 % en 2018. Pour la première fois, l’école nationale de la magistrature est dirigée par une femme ». En clair la parité est atteinte lorsque les femmes sont ultra majoritaires…. Le scandale c’était quand les hommes étaient majoritaires en 2018… (de 41% à 60% en 2 ans, c’était il y a 5 ans. En 2025 on dit être autour de 80%…)
Les « rouxpétent » du coup,j’ai confiance en l’Homme,chasser le touriste il revient au bungalow.Les wokistes sont aussi ridicules que poutine avec sa guerre d’un autre siècle.Le racisme humain n’existe que dans la tète des gens qui ne savent pas qu »il n’y a qu’une seul race d’homme.