Et si, pour la première fois depuis très longtemps, la défense du droit de propriété était au centre d’une élection présidentielle ?
La propriété, sous-entendue privée, n’a pas bonne presse dans notre pays. Du moins la propriété des autres… Nous nous sommes amusés à entrer dans un moteur de recherche d’actualités, les mots « propriété » et « propriété privée ». Hormis une multitude de textes anodins ou de références à divers squats, deux articles en sont ressortis. D’abord, celui du Monde (27 février 2026) intitulé « Repenser la propriété à l’heure des inégalités et des défis écologiques », qui renvoie au numéro d’une revue très à gauche, Regards croisés sur l’économie (2025/2, n° 37), dont le titre donne la couleur : « Quand la propriété prive. Concentration, conflictualités, alternatives ». Ensuite, un reportage du média également très à gauche, Reporterre (8 février 2026) dont, là encore, le titre se passe de commentaire : « Celles, village qui renaît sans propriété privée ».
Heureusement, le droit de propriété se trouve aujourd’hui explicitement défendu par plusieurs hommes politiques. Nous avions déjà signalé plusieurs fois les déclarations courageuses de Guillaume Kasbarian. Le mouvement de David Lisnard, Nouvelle Energie, est maintenant en première ligne.
Le combat pour la propriété
Les libéraux sont mis à rude épreuve dans notre pays par un tir groupé antilibéral de la majorité et, traditionnellement, des oppositions. Par conséquent, nous n’avons pas boudé notre plaisir à la lecture du bref article « Menons le combat pour la propriété » mis en ligne le 6 mars par Nouvelle Energie.
Même si cet article se trouve dans la rubrique « logement », il se prononce sur la question sous le prisme du droit de propriété, et à raison. S’y trouvent défendus la liberté d’entreprendre, la sécurité juridique et le respect de la propriété privée. En effet, est-il indiqué, « la propriété n’est pas un privilège : elle est une condition du progrès. Elle garantit la liberté d’agir, protège l’investissement et permet de créer les logements dont la société a besoin ». L’article constate le désastre de l’interventionnisme dans le domaine de l’habitat sous les coups du technocratisme et de l’incompétence économique. La solution gît dans la réhabilitation de « la propriété comme moteur de prospérité et de liberté ». Dans une courte vidéo jointe à l’article, David Lisnard reprend ces idées de manière synthétique, et il appelle de la propriété privée autant qu’à la liberté de créer.
Pas de liberté sans propriété
L’approche de Nouvelle Energie est remarquable. Elle démontre que le maire de Cannes, candidat à la candidature à la prochaine élection présidentielle, et ses proches ont parfaitement saisi que, pour paraphraser le grand économiste du milieu du XIXe siècle Frédéric Bastiat, la vérité est dans les principes. Et que parmi les principes fondamentaux, il y a le droit de propriété sans lequel, tout simplement, l’homme ne pourrait exister.
Bastiat écrit en 1848 un article sur le thème « Propriété et loi ». Il y explique que « l’homme naît propriétaire ». Il s’agit ni plus ni moins d’« une conséquence nécessaire de la constitution de l’homme ». En revanche, l’idée selon laquelle la propriété ne serait qu’une convention, une création légale, et non pas un droit naturel de l’homme, antérieur et supérieur à toute législation, entraîne trois conséquences néfastes : elle ouvre un champ sans limite à l’imagination des utopistes ; elle excite chez tous les rêveurs la soif du pouvoir ; elle fait planer l’incertitude sur le capital, le commerce, l’industrie et le travail.
Les droits de douane, violateurs de la propriété
L’actualité nous amène à relier la question de la propriété aux droits de douane brandis de manière répétée par Donald Trump. Le rapprochement peut surprendre, mais nous ne le faisons pas innocemment : nous nous plaçons dans les pas de Bastiat qui, à la fin de son article de 1848, dans le contexte de la lutte contre le protectionnisme français (un protectionnisme assez modéré, mais persistant à la suite de la monarchie de Juillet), martèle que le libre-échange n’est pas une question de douane, mais « de droit, de justice, d’ordre public, de propriété ». Si la propriété est naturellement attachée à l’homme, alors c’est violer les droits de ce dernier que de l’empêcher de commercer librement en dressant des barrières à l’entrée ou à la sortie des biens et des marchandises (on oublie souvent que le protectionnisme concerne également le fait d’interdire ou de limiter les sorties).
La propriété, un thème porteur en 2027 ?
Il est habituel que la gauche écorne le droit de propriété. Aujourd’hui, les violations de ce dernier sont le plus souvent insidieuses et multiformes. L’époque des nationalisations à tout va est sinon révolue (ne soyons pas trop optimistes), du moins oubliée. Quant à la droite et au centre, ils n’ont pas pour habitude de s’intéresser aux principes en général et à la propriété en particulier. Il existe bien sûr des exceptions, mais il faut reconnaître que le discours est plutôt celui du « pragmatisme ».
En contrepoint, le discours de Nouvelle Energie et de son candidat David Lisnard pourrait remettre la question du droit de propriété au centre des débats de la prochaine élection présidentielle. Une question qui intéresse beaucoup de monde : 58 % des ménages français ne sont-ils pas propriétaires de leur résidence principale ? 10 millions de Français ne sont-ils pas propriétaires de plusieurs logements ? Cela fait beaucoup d’électeurs potentiels…
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9 réponses
« : 58 % des ménages français ne sont-ils pas propriétaires de leur résidence principale ? »
Cette foule de propriétaires de leur logement a t elle conscience que les plus « éclairés » de nos gauchistes (Piketty and so on) souhaitent leur faire payer un loyer pour réparer une « inégalité » flagrante avec les locataires…. La taxe foncière (en fait un loyer déguisé) ne suffisant pas à satisfaire une jalousie congénitale.
La naturalité de la propriété n’est pas une vérité démontrable, mais un choix philosophique structurant la société humaine.
C’est ce choix, philosophique, qui sans en appeler à une définition de la nature humaine, oriente les systèmes politiques et économiques.
« L’homme naît propriétaire »
Frédéric Bastiat
Je suis propriétaire de mon corps, donc de mon travail et de mes oeuvres, donc de ma propriété privée.
La propriété n’est donc pas un choix, susceptible d’être arbitraire ou à tout le moins contesté.
Bastiat pense que la propriété est antérieure à la loi, Rousseau pense que la propriété est postérieure à la loi.
Il y a bien débat.
Débat pour ce qui concerne la propriété entre la naturalité et les règles collectives.
Je ne suis pas encore parvenu à me séparer de mon corps, comme je me sépare d’un objet qui m’appartient. On voit bien là que la propriété de mon corps est très particulière. Bastiat utilise donc une métaphore pour exprimer de façon imagée l’autonomie individuelle et créer ensuite une chaine logique : je possède mon corps, je possède mon travail, je possède mes biens. Très puissant mais si la première étape du raisonnement est une métaphore alors tout le raisonnement est discutable.
J’estime que fonder le libéralisme sur une définition de la nature humaine est hasardeux.
Par exemple : l’Homme est un être profondément social, il est naturellement coopératif, il est solidaire, il a un comportement altruiste…
Donc : la mise en commun des ressources et du travail, la redistribution selon les besoins…
Au final : le communisme, qui institutionnalise cette coopération.
In fine je préfère simplement justifier le libéralisme comme un système philosophique qui permet de maximiser la liberté individuelle.
Merci pour cette petite remise en place du thème ici abordé …
La notion de propriété privée * n’est qu’une convention sociale (souvent établie par l’usage) structurant le périmètre territorial d’influence et de création individuelle d’un individu dans le champ sociétal partagé d’une communauté de population …
* Il s’agit ici bien plus..
d’une notion de culture acquise collective, partie constituante et éventuellement constructive des rapports sociaux humains… que d’un don inné naturel définissant une part constitutive de l’identité humaine, elle-même très éloignée d’une improbable définition ontologique restrictive de la singularité d’humain …
La propriété, concept sacré au cœur de la DDHC1789 censée être le socle inamovible de notre constitution, n’est tout simplement plus respectée depuis la cinquième république qui a inventé un conseil constitutionnel chargé de l’interpréter, de la politiser donc de la falsifier pour échapper aux contraintes des droits de l’homme qui dérangent les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Notre constitution délabrée a besoin d’un coup de Karcher.
Comme déjà dit la France est devenue un pays de fainéants, d’assistés, de mendiants qui tous ont tout les droits et de voleurs en commençant par le monde politique et public qui pillent la minorité qui trime encore pour faire un peu de richesse pour payer les loisirs d’une devenue majorité de glandeurs qui coûtent cher. Le monde politique et public est l’exemple de la médiocrité qui s’est installée dans ce pays France. Analysez quelque peu les cursus des listes électorales locales et les programmes qui vont avec. Triste avenir pour la France d’autant que s’il fallait remettre tout ce petit monde au boulot cela ne serait même plus possible il n’y en a plus assez ils ont tout détruit pour éviter que cela se reproduise. La disparition des propriété privées n’est qu’une suite logique pour loger tout ce monde fainéant. C’est une longue culture datant de la Révolution.
N’était ce pas madame Emmanuelle Wargon ex ministre du logement, (recasé par la grâce de Macron à la CRE), qui disait qu’elle ne voulait plus de propriétaire de pavillon ?
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9 réponses
« : 58 % des ménages français ne sont-ils pas propriétaires de leur résidence principale ? »
Cette foule de propriétaires de leur logement a t elle conscience que les plus « éclairés » de nos gauchistes (Piketty and so on) souhaitent leur faire payer un loyer pour réparer une « inégalité » flagrante avec les locataires…. La taxe foncière (en fait un loyer déguisé) ne suffisant pas à satisfaire une jalousie congénitale.
La naturalité de la propriété n’est pas une vérité démontrable, mais un choix philosophique structurant la société humaine.
C’est ce choix, philosophique, qui sans en appeler à une définition de la nature humaine, oriente les systèmes politiques et économiques.
« L’homme naît propriétaire »
Frédéric Bastiat
Je suis propriétaire de mon corps, donc de mon travail et de mes oeuvres, donc de ma propriété privée.
La propriété n’est donc pas un choix, susceptible d’être arbitraire ou à tout le moins contesté.
Bastiat pense que la propriété est antérieure à la loi, Rousseau pense que la propriété est postérieure à la loi.
Il y a bien débat.
Débat pour ce qui concerne la propriété entre la naturalité et les règles collectives.
Je ne suis pas encore parvenu à me séparer de mon corps, comme je me sépare d’un objet qui m’appartient. On voit bien là que la propriété de mon corps est très particulière. Bastiat utilise donc une métaphore pour exprimer de façon imagée l’autonomie individuelle et créer ensuite une chaine logique : je possède mon corps, je possède mon travail, je possède mes biens. Très puissant mais si la première étape du raisonnement est une métaphore alors tout le raisonnement est discutable.
J’estime que fonder le libéralisme sur une définition de la nature humaine est hasardeux.
Par exemple : l’Homme est un être profondément social, il est naturellement coopératif, il est solidaire, il a un comportement altruiste…
Donc : la mise en commun des ressources et du travail, la redistribution selon les besoins…
Au final : le communisme, qui institutionnalise cette coopération.
In fine je préfère simplement justifier le libéralisme comme un système philosophique qui permet de maximiser la liberté individuelle.
Merci pour cette petite remise en place du thème ici abordé …
La notion de propriété privée * n’est qu’une convention sociale (souvent établie par l’usage) structurant le périmètre territorial d’influence et de création individuelle d’un individu dans le champ sociétal partagé d’une communauté de population …
* Il s’agit ici bien plus..
d’une notion de culture acquise collective, partie constituante et éventuellement constructive des rapports sociaux humains… que d’un don inné naturel définissant une part constitutive de l’identité humaine, elle-même très éloignée d’une improbable définition ontologique restrictive de la singularité d’humain …
Extraordinaire cette tendance bien franchouillarde à tout intellectualiser quand on a strictement rien a dire
La propriété, concept sacré au cœur de la DDHC1789 censée être le socle inamovible de notre constitution, n’est tout simplement plus respectée depuis la cinquième république qui a inventé un conseil constitutionnel chargé de l’interpréter, de la politiser donc de la falsifier pour échapper aux contraintes des droits de l’homme qui dérangent les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Notre constitution délabrée a besoin d’un coup de Karcher.
Comme déjà dit la France est devenue un pays de fainéants, d’assistés, de mendiants qui tous ont tout les droits et de voleurs en commençant par le monde politique et public qui pillent la minorité qui trime encore pour faire un peu de richesse pour payer les loisirs d’une devenue majorité de glandeurs qui coûtent cher. Le monde politique et public est l’exemple de la médiocrité qui s’est installée dans ce pays France. Analysez quelque peu les cursus des listes électorales locales et les programmes qui vont avec. Triste avenir pour la France d’autant que s’il fallait remettre tout ce petit monde au boulot cela ne serait même plus possible il n’y en a plus assez ils ont tout détruit pour éviter que cela se reproduise. La disparition des propriété privées n’est qu’une suite logique pour loger tout ce monde fainéant. C’est une longue culture datant de la Révolution.
N’était ce pas madame Emmanuelle Wargon ex ministre du logement, (recasé par la grâce de Macron à la CRE), qui disait qu’elle ne voulait plus de propriétaire de pavillon ?