Jeudi 2 mars, trois associations – SOS Homophobie, Sidaction et le Planning familial – ont attaqué l’Etat en justice pour dénoncer sa gestion de l’éducation à la sexualité à l’école en faveur de la loi loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 (article 22 section 9) du code de l’éducation obligeant l’institution de trois séances annuelles dans les écoles, collèges et lycées français. Les associations veulent ainsi « mettre l’État face à ses responsabilités » alors même que Pap Ndiaye a affirmé en septembre dernier qu’il est du ressort de l’Education nationale de « parler d’éducation à la sexualité à l’école ». Le ministre, pourtant, ne va pas à contre-courant de cette mesure : « J’ai fait de l’éducation à la sexualité une priorité » affirme-t-il dans « La minute Pap », une série de vidéos publiées sur les réseaux sociaux. « Nous mettons à disposition des professeurs des fiches pédagogiques et j’ai décidé que la formation du personnel enseignant devait être renforcée ».
L’Education nationale, déjà très sensibilisée sur le sujet, avait mis en place sur sa plateforme Lumni, plateforme éducative numérique de l’audiovisuel public, une série de contenus destinés aux enfants et jeunes adolescents mettant en scène des acteurs entièrement nus pour illustrer en vidéos les thèmes des « pratiques sexuelles avec ou sans pénétration », « les films porno » ou la masturbation. Si l’éducation à la « sexualité », prise indépendamment d’un discours sur l’affectivité, est laissée aux mains d’associations connues pour leur engagement en faveur de l’IVG et des transitions de genre et qui estiment que l’Education nationale ne va « pas assez loin sur ces sujets », le pire est à craindre.
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Une réponse
La décadence commence à l’école de nos jours.