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mardi 9 juin 2026

Élections au Japon : la droite conservatrice devrait obtenir une large victoire

Temps de lecture : 2 minutes

La Première ministre japonaise de droite, Sanae Takaichi, devrait largement renforcer sa majorité dimanche à l’issue des législatives anticipées qu’elle a organisées. La dirigeante nationaliste mise sur les bons sondages d’opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD), sa coalition gouvernementale n’étant aujourdhui majoritaire que de justesse à la chambre basse.

Ferme soutien de Taïwan et de l’Ukraine, partisane d’une politique dure vis-à-vis de la Chine (ce qui a conduit récemment à des tensions avec Pékin), la cheffe du gouvernement présidant aux destinées de la troisième économie mondiale (on l’oublie souvent !) est devenue en octobre la cinquième personne à la tête du gouvernement en autant d’années, alors que le PLD avait perdu sa majorité aux deux chambres du Parlement.

Populaire auprès du grand public et en particulier des jeunes en dépit de ses positions conservatrices, elle est devenue un phénomène sur les réseaux sociaux. Son discours musclé sur l’immigration pourrait aussi avoir coupé l’herbe sous le pied du parti populiste Sanseito, dont le slogan est : « Les Japonais d’abord ».

Selon les sondages, le PLD devrait aisément dépasser les 233 sièges nécessaires pour retrouver la majorité à la Chambre basse. Avec son allié, le Parti de l’innovation, la coalition pourrait même dépasser les 300 sièges sur 465, soit près des deux tiers des sièges – ce qui lui permettra de mettre en œuvre un ensemble ambitieux de réformes économiques et de sécurité. Dans l’opposition, l’Alliance réformatrice centriste, rassemblant le Parti démocrate constitutionnel (PDC) et l’ancien allié du PLD, Komeito, pourrait perdre la moitié de ses 167 sièges.

Mme Takaichi, quoique admiratrice de Margaret Thatcher et de la libre entreprise, compte sur un programme de relance keynésienne de plus de 110 milliards d’euros qui inquiète les investisseurs – alors que le pays connaît déjà un endettement pharaonique.  Pour endiguer l’inflation, préoccupation majeure des électeurs, Mme Takaichi a promis d’exempter les produits alimentaires de la taxe sur la consommation pendant deux ans. Un colossal cadeau fiscal sans source claire de financement qui a alarmé les marchés et fait bondir les rendements de la dette nippone.

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2 réponses

  1. « Populaire auprès du grand public et en particulier des jeunes en dépit de ses positions conservatrices »

    Grace à ses positions conservatrices ! For the times they are a-changin’

  2. Je constate que le nouveau Premier Ministre nippon pêche autant dans sa politique étrangère que dans sa politique économique (qui consistent toutes deux à jeter l’argent par les fenêtres)…

    Reste le conservatisme, qui a de toute façon toujours eu un ancrage solide au Japon, mais le conservatisme ne fait pas tout…

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