Sanae Takaichi a été officiellement reconduite mercredi dans ses fonctions de Première ministre par le Parlement japonais après sa victoire écrasante aux élections législatives du 8 février. Ses priorités sont le budget et les questions de défense.
Les élections législatives anticipées qu’elle avait appelées fin janvier pour renforcer sa majorité ont permis à la formation qu’elle préside, le puissant Parti libéral-démocrate (PLD (droite conservatrice), au pouvoir quasiment sans interruption depuis 1945, de remporter à lui seul une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement. Ce résultat, qui constitue le meilleur score de l’histoire du parti, renforce la capacité de la chef du gouvernement de mettre en Å“uvre son programme au cours des quatre prochaines années dans l’archipel de 123 millions d’habitants.
Mme Takaichi s’est notamment engagée à augmenter les dépenses militaires du pays, à durcir les réglementations sur les immigrés et à doper les mesures de soutien à l’économie dans une conjoncture morose. Or, c’est là , précisément, que le bât blesse, puisque cette dirigeante qui se réclame de Margaret Thatcher, a promis fin 2025, dans la foulée d’un colossal plan de relance d’inspiration au contraire keynésienne, d’exempter de taxe sur la consommation les produits alimentaires sur les deux prochaines années afin de faire baisser l’inflation – sans fournir de source de financement claire pour cette mesure dont le coût est évalué à 27 milliards d’euros.
Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé mercredi Tokyo à renoncer à cette « mesure non ciblée qui augmenterait les risques » d’endettement public, tout en critiquant le colossal cadeau fiscal promis par la Première ministre Sanae Takaichi. « Le soutien aux ménages et entreprises vulnérables (…) doit être budgétairement neutre, temporaire et ciblé », a averti l’institution de Washington – alors même que les marchés étaient déjà refroidis par le colossal plan de relance de 117 milliards d’euros adopté fin 2025.
Sanae Takaichi prononcera un discours de politique générale vendredi au Parlement.
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Une réponse
Quand on a pour voisins des pays communistes totalitaires, ça calme un tout petit peu les gauchistes qui sont logiquement réduits à l’état de groupuscules.
Quand on a le « cul dans le beurre » depuis trop longtemps, gavés des « dividendes de la paix », on a « droit à  » au moins 25% de la population qui se réclame (ou qui est complice, comme le PS de Hollande) d’une gauche marxiste qui n’a jamais fait son aggiornamento depuis Karl Marx, avec des fans de Mao, Staline, Ho-Chi-Min, Pol Pot, Maduro et Daech qui fomentent la destruction de la démocratie.