Discrédité par les effets affligeants de sa dissolution ratée, lâché par ses plus proches alliés de jadis dont rien de moins que deux de ses anciens Premier ministres, situation institutionnelle sans précédent, le président Macron semble condamné à une fin de mandat très pénible, voire écourtée. Certes, rien dans les textes en vigueur ne permet de l’obliger à un départ prématuré, mais la politique est aussi l’art du soutien et de la capacité d’entraînement, et force est de constater que désormais l’hôte de l’Elysée ne semble plus disposer que de l’appui de quelques figures politiques de second rang, et de 12-15 % de l’opinion publique, si tant est que ce niveau n’ait pas encore chuté depuis le dernier sondage.
Lundi, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, le parti dont le chef de l’Etat est toujours président d’honneur, a acté publiquement son divorce, qui couvait depuis la dissolution de l’Assemblée nationale de 2024. « Je ne comprends plus les décisions du président de la République », a-t-il asséné au JT de TF1, déplorant « une forme d’acharnement à vouloir garder la main ». Mardi matin, une autre figure de la Macronie, Edouard Philippe, premier chef du gouvernement d’Emmanuel Macron, candidat déclaré à sa succession à l’Elysée, a estimé, là aussi sentence sans précédent, « aujourd’hui, l’Etat n’est plus tenu », et « c’est la responsabilité du président ». Ajoutant « il est le chef de l’État, il est le garant des institutions et c’est en prenant des décisions à contre-temps qu’il s’est placé dans cette situation ».
Surtout, Edouard Philippe l’a appelé à programmer sa démission pour début 2026 afin d’organiser « une élection présidentielle anticipée » après l’adoption d’un budget. Un scénario qui semble toutefois compliqué sur le plan institutionnel : en effet, il faudrait en quelque sorte que le président annonce sa démission mais avec effet trois mois plus tard, ce qui n’est pas prévu dans la Constitution, laquelle prévoit au contraire une élection dans le mois suivant la démission du président. Du coup, devrait être organisée une sorte de pré-campagne électorale, informelle, non régie par les règles d’équité des temps de parole, ce qui désavantagerait les petits candidats, lesquels pourraient intenter des recours juridiques.
Emmanuel Macron semble en tout cas terriblement isolé, puisqu’on peine à voir des figures de premier plan le soutenir publiquement, à la tête d’un Etat qui s’enfonce dans la crise politique, sur les cendres du camp présidentiel qui a implosé au grand jour. « On est dans une crise de régime », a résumé le président de l’Union des démocrates et indépendants Hervé Marseille, pourtant d’ordinaire tout en bonhomie centriste. Le chef de l’Etat est lui resté silencieux depuis que la formation du gouvernement de Sébastien Lecornu a viré à la débandade dimanche soir, poussant le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République à démissionner quatorze heures plus tard. De quoi conforter les opposants qui, au Rassemblement national comme à La France insoumise, mais aussi désormais chez les LR, ou dans le camp présidentiel, appellent à écourter le quinquennat pour sortir de l’impasse, même si jusqu’ici l’intéressé a toujours exclu de partir avant 2027.
Ces divisions internes étalées au grand jour s’ajoutent à l’explosion du « socle commun », qui liait depuis un an LR au camp présidentiel pour gouverner. De plus en plus rares sont les Macronistes qui s’assument encore ouvertement comme tels, hormis le patron des sénateurs Renaissance, François Patriat.
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5 réponses
Il a dit qu’il ne démissionnerait pas, mais comme il dit et fait tout et son contraire, rien n’est impossible. Il est probable qu’il démissionnera quand personne ne s’y attendra, pour prétendre ne pas y être contraint, et pour pousser un dernier cocorico, comme un coq avant la casserole.
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5 réponses
Il a dit qu’il ne démissionnerait pas, mais comme il dit et fait tout et son contraire, rien n’est impossible. Il est probable qu’il démissionnera quand personne ne s’y attendra, pour prétendre ne pas y être contraint, et pour pousser un dernier cocorico, comme un coq avant la casserole.
Macron n’a pas fini sa mission, même si c’est en bonne voie, ruiner la France.
Ne vous faites pas d’illusions, il lui reste encore un peu de temps pour faire des conneries, il ne va pas s’en priver!
Ne rêvez pas. Il n’a pas encore épuisé son pouvoir de nuisance!
Il faut qu’il parte et le plus vite possible.
Plus beaucoup de branche sur
l arbre mais il s accroche.