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mercredi 27 mai 2026

En 2026, il ne fait pas bon être écologiste dans une grande ville

Temps de lecture : 2 minutes

« Aujourd’hui, ça va être la journée des négociations avant qu’on puisse déposer des listes. Donc vous voyez, cela ouvre des négociations dans une situation qui ressemble aujourd’hui encore à un puzzle, parce que c’est extrêmement éclaté. » affirmait lundi Pascal Perrineau, politologue à Sciences-Po, à propos des plus grandes villes de France.

Rien à voir avec la vague verte d’il y a six ans, où une liste écologiste était arrivée en tête dans 4,8% des villes de plus de 100 000 habitants. Les Verts avaient alors remporté Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg et conservé Grenoble.

Après ce premier tour, à peu près aucune liste écologiste n’arrive en tête, ce qui fait moins qu’en 2020… et en 2014. Seuls Grégory Doucet, à Lyon et Pierre Hurmic, à Bordeaux, sauvent les meubles – et encore, en tête d’une liste d’union de la gauche – l’un ne devançant Jean-Michel Aulas que d’un cheveu (37,4% contre 36,8%), l’autre finissant d’une très courte tête (27,7% contre 25,6%) devant deux listes centristes totalisant à elles deux plus de 45% des voix. Disons-le, pour des maires sortants, ce sont des scores médiocres.

Que dire aussi de Jeanne Barseghian, maire (Les Ecologistes) sortante de Strasbourg, arrivée 3e avec 19,7% derrière le candidat de droite (24,2%) et Catherine Trautmann (25,9%) à la tête de la liste socialiste ? Il y a six ans, partout les socialistes se pressaient pour être derrière un écologiste aux municipales, dopés par la vague verte lancée aux élections européennes de 2019. Maintenant ils font ici cavalier seul et ne sont que trop heureux de rappeler l’ancienne mairesse élue pour la première fois en 1989…

Quant à Eric Piolle à Grenoble, il ne s’est même pas représenté ! Après 12 ans à la tête d’une ville qui, selon certaines estimations, se paye le luxe d’avoir dépassé Marseille en dangerosité. Ce qui laisse Laurence Ruffin, en tête d’une liste d’union de la gauche, arriver 2e derrière l’ancien maire Alain Carignon (27% contre 26,3%), qui se présente malgré son passif.

En 2020, dans les grandes villes, les écologistes portaient la gauche au pouvoir. En 2026, ils portent la poisse.

 

 

 

 

 

Infographie : Franceinfo

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6 réponses

  1. Ce ne sont plus des écologistes mais des insoumis. Mme Tondelier est avant d’extrême-orientaux gauche. Je ne l’ai pas beaucoup entendu prononcer l’écologie pendant la campagne. Les alliances du 2ème tour le montrent.

  2. Vous écrivez :  » Seul Grégory Doucet, à Lyon (…) sauvent l’honneur… » . Cette formulation est pour le moins malheureuse : M. Doucet vient de passer une alliance électorale pour le second tour avec LFI,  » parti  » de fanatiques disposant d’une milice de nervis brutaux (« La Jeune Garde ») et encourageant et validant leurs violences, comme on a pu le constater avec dégoût lors du meurtre horrible et déshonorant de Quentin Deranque. À LYON. Ne reculant devant aucune bassesse pour « sauver sa peau » en flattant LFI, M. Doucet fit hisser le drapeau palestinien au fronton de l’hôtel de ville de Lyon le 22 septembre 2025, acte illégal violant le principe de la neutralité du service public, ce qui entraîna le tribunal administratif de Lyon à ordonner le 25 septembre 2025 le retrait dudit drapeau.

    Bref, comme aurait pu le dire un personnage du roman de Victor Hugo, « Notre-Dame de Paris », associer le nom de M. Doucet au terme « honneur » amène à dire  » voilà des noms qui vont à une bonne œuvre comme une bombarde sur un maître-autel » !

    Bref, il aurait été plus approprié d’écrire  » sauvent les meubles » ou, plus précisément, « tentent de sauver les meubles ». Pour ma part, j’espère que les magnifiques villes de Lyon et de Bordeaux seront débarrassées des nuisances de ces néfastes tordus escrologistes (pléonasme).

  3. Eu égard à l’esprit retors, au désir de puissance, à la soif de pouvoir, aux qualités manoeuvrieres à l’autosatisfaction partiellement justifiée et à l’absence de conviction positive de fond des hommes et femmes politiques de l’union de la gauche, il semble qu’ils/elles puissent l’emporter au second tour en s’emparant de nouvelles mairies anciennement tenues par d’affreux et méchants réactionnaires qui affament les enfants en laissant les cantines payantes, nuisent à la liberté de mouvement en demandant de l’argent pour utiliser les transports publics et empêchent la gabegie en limitant le financement des nombreuses associations.
    Une honte !!
    Le parti socialiste, qui connait la musique, semble déjà être le mieux implanté localement au vu du graphique que vous communiquez.
    Une opposition qui risque lundi prochain d’être réduite à une droite marginalisée et divisée (liot, lr, divers droite, udr, rn,..) bientôt ringardisee par les journalistes des médias officiels , chaînes d’information continue incluses, qui eux aussi tiennent à garder leurs sièges tant la soupe est bonne et le financement abondant .
    Un bon échauffement pour la Nomenklatura et l’état profond avant l’élection présidentielle de 2027, n’est ce pas ?

  4. Depuis que toute liste DVD et Socialiste projette à l’envi la limitation de la circulation automobile, la promotion des pistes cyclables, des circulations douces, l’alimentation biologique et de proximité dans les cantines, le verdissement des rues, le renforcement du tri sélectif, la convivialité, l’inclusion, l’égalité des sexes etc, etc pourquoi donc voter pour des écolos qui ne rêvent que de grands soirs de panneaux solaires et d’éoliennes, de voitures électriques inflammables, de baisse du niveau de vie par la décroissance et de nous faire bouffer des protéines d’insectes… Pas folles , les guêpes.

  5. Dans tous vos articles sur les villes de gauche, vous oubliez Tours, qui à la faveur de la crise COVID, a élu « l’écologiste »(sic) Emmanuel Denis à la tête de cette ville de quelques 140000 habitants, avec 15 % de votants et 30% des voix (ou l’inverse, ce qui ne change rien à l’illégitimité du poste). Dimanche soir, le maire a disparu de nombreuse heures après l’énoncé des résultats : il était en fait réfugié avec sa protégée Marie Quinton, représentante municipale de LFI, pour mettre au point sans vergogne et sans le moindre état d’âme leur alliance pour le second tour…La gauche a l’alliance de circonstance non regardante, Mitterrand nous l’avait prouvé en serrant la main de Bousquet….Misère, misère!

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