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mardi 9 juin 2026

Municipales 2026 : quand les finances locales ne font pas l’élection

Temps de lecture : 2 minutes

Le dimanche 15 mars 2026 s’est achevé le premier tour des élections municipales en France. Bien sûr, l’essentiel reste à venir avec le second tour prévu le 22 mars. Mais dans plusieurs grandes villes françaises, certaines tendances commencent déjà à apparaître.

Dans notre article sur la gestion budgétaire des grandes municipalités, nous avions identifié des villes qui menaient une gestion financière rigoureuse et celles, au contraire, qui semblaient s’engager dans des trajectoires plus risquées. En nous y reportant, nous pouvons déjà observer, à ce stade du scrutin, qu’une mauvaise gestion budgétaire n’entraîne pas systématiquement une sanction.

Dans plusieurs des villes où cette gestion est préoccupante, les équipes sortantes restent malgré tout solidement installées. À Montpellier, par exemple, Michaël Delafosse (PS) arrive largement en tête avec 33,41 % des voix. À Lille, le maire sortant Arnaud Deslandes domine également le premier tour (26,26 %) même si la compétition reste serrée avec Lahouaria Addouche, candidate LFI (23,36 %). Lille restera donc très probablement à gauche.

La situation apparaît plus ouverte ailleurs. À Strasbourg, ville marquée par une forte progression des dépenses de fonctionnement ainsi que de l’endettement ces dernières années, aucune liste ne parvient véritablement à se détacher. Catherine Trautmann (PS) arrive en tête, mais de peu, devant Jean-Philippe Vetter (LR), avec un score de 25,93 % contre 24,23 %. La maire sortante, Jeanne Barseghian (EELV), décroche (19,72 %). Le second tour dépendra largement des recompositions politiques.

La capitale, elle aussi, reste incertaine. Le premier tour place en tête Emmanuel Grégoire (37,98 %), successeur d’Anne Hidalgo, devant Rachida Dati (25,46 %). Mais la bataille pourrait encore évoluer. Bien que Sarah Knafo s’efforce (logiquement) de nouer une alliance avec Rachida Dati, cette dernière aurait choisi de travailler avec Pierre-Yves Bournazel (11,34 %).

À Marseille, où comme à Strasbourg les dépenses de fonctionnement ont beaucoup augmenté, le maire sortant Benoît Payan arrive en tête (36,70 %), mais avec une avance très limitée sur le candidat du Rassemblement National Frank Allisio (35,02 %). Là non plus, rien n’est joué.

À l’inverse, certaines villes que nous avions identifiées pour la solidité de leur gestion budgétaire semblent confirmer une forme de stabilité politique. À Cannes, David Lisnard est réélu dès le premier tour avec un score sans appel de 81,11 %. Au Havre, Édouard Philippe arrive également largement en tête, avec 43,76 % des suffrages, devant le candidat communiste Jean-Paul Lecoq (33,25 %).

A Toulouse pourtant, si le maire sortant Jean-Luc Moudenc (ex-LR) arrive bien en tête avec 37,23 % des voix, l’annonce d’une liste commune à gauche, réunissant François Piquemal (LFI, 27,56 % au premier tour) et François Briançon (PS, 24,99 % au premier tour), va peut-être modifier l’équilibre du second tour.

Au fond, ce premier tour rappelle que la gestion des finances locales n’est, pour plusieurs grandes villes, qu’un élément parmi d’autres, la sécurité étant l’enjeu majeur, selon un sondage Ipsos. Gardons cependant à l’esprit que seules les municipalités capables de discipline financière et de rigueur dans leurs dépenses pourront offrir aux citoyens un environnement sécuritaire et prospère.

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9 réponses

  1. Il est assez logique que la gestion financière de la commune ne soit pas une priorité pour beaucoup d’administrés car, avec la suppression de taxe d’habitation, les locataires ne participent plus aux dépenses.

    1. Exact.
      Et ajoutons que comme ils savent parfaitement qu’ils ne paieront pas non plus les promesses dont ils bénéficieront (cantines gratuites, transports gratuits, etc.) forcément, ils savent pour qui voter.
      Merci l’obligation des 25% de logements sociaux.

  2. Bonjour,
    « nous pouvons déjà observer, à ce stade du scrutin, qu’une mauvaise gestion budgétaire n’entraîne pas systématiquement une sanction. »
    Peut-on dire alors que seule la propagande électorale suffit à décider pour qui les français voteront ? Au diable la gestion et la sécurité, le français râlera lorsqu’il aura les deux pieds dans la mouise 🤔

  3. Si j’étais S. KNAFO…
    Chers électeurs. Merci de votre vote en ma faveur.
    10%, c’est un beau chiffre, qui m’assure que vous êtes responsables et soucieux des dépenses de la capitale.
    Néanmoins, mme Dati refuse ma main tendue.
    Nous saurons nous en souvenir.
    Avant tout, aujourd’hui pour Reconquête, il s’agit de gérer Paris en bon père de famille..
    Alors je me retire de la campagne et encourage les 10% de mes électeurs à voter pour la droite.

    1. C’est ce qu’elle va faire.
      Parce que c’est ce qu’elle dit depuis le début et elle n’est pas Olivier Faure.

      1. Laborieux le débat à 3… Dati n’a pas l’aisance, la facilité d’élocution des deux autres… Elle n’est pas bonne oratrice… Si elle passe, on aura de la chance…

  4. Bonjour,

    Vous dites que Dati veut se mettre avec Bournazel, certes… mais à condition que ce dernier veuille bien continuer dans la course, ce qui n’est pas le cas. Je le sais de source sûre car j’ai ma voisine qui est sur sa liste en tant que co-listière.

    Dati étant certaine de gagner la mairie de Paris, alors qu’elle est déjà certaine de retourner dans sa mairie du VIIème, ne veut surtout pas d’alliance et Valérie Montandon, avec son arrogance habituelle (entourée de personnes encore plus agressives que les LFIstes, et c’est peu dire), est persuadée de gagner la mairie du XIIème avec les voix de Reconquête! qui se reporteront sur son vote. Etant co-listier de Jannick Trukenwald, elle peut toujours se brosser que je vote pour cette petite conne d’arriviste de première qui prend ses rêves pour des réalités.

    Même si je n’aime pas Macron et sa troupe, je préfère encore voter pour Clara Chassaniol, même sans P-Y Bournazel que la porte-voie de Dati qui sont aussi insupportables l’une que l’autre et qui en plus s’entourent de gens agressifs et injurieux, encore plus imbus de leur personne que Montandon, elle-même.

    Bref, cela promet d’être sportif dans le XIIème…

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