Journal d'actualité libéral
|
dimanche 22 mars 2026

En à peine deux ans, le coût horaire du travail a augmenté d’environ 19 % de plus que le salaire horaire

Temps de lecture : 2 minutes

Il y a quelques mois, nous apprenions que le coût horaire du travail  était en France très supérieur à celui de la moyenne européenne, 43,7 euros contre 33,5 euros. Le coût horaire c’est la dépense totale de l’employeur pour son personnel, qui comporte deux parties principales : le salaire et les charges (les aides étant également comptabilisées dans ce calcul).

Pour mieux comprendre son évolution, regardons-le en détail. Selon l’INSEE, au quatrième trimestre 2025, les salaires horaires ont augmenté de 1,7 % sur un an, et le coût horaire du travail, de 2,5 %. Le coût principalement lié aux charges augmente donc plus vite que les salaires horaires.

Au 4ème trimestre 2025, l’augmentation du salaire horaire en glissement annuel a été la plus faible depuis le quatrième trimestre 2021, juste après la période Covid. Cela peut s’expliquer par l’anémie de l’inflation, qui n’incite pas les employeurs à relever les salaires. Cela s’explique surtout par le niveau déjà très élevé du coût horaire, qui pèse sur les marges des entreprises, et donc sur les employeurs.

Le coût horaire dépasse aussi le salaire horaire sur une période plus longue. En partant d’un indice base 100 au quatrième trimestre 2023, et en appliquant chaque trimestre le glissement annuel (multiplication de l’indice précédent par (1 + glissement annuel/100), on obtient l’évolution cumulée sur deux ans. Les effets post-Covid sont à cette époque quasiment résorbés, l’évolution est donc plus représentative.

Ainsi, sur deux ans, le salaire horaire atteint environ 122,63, contre 126,98 pour le coût horaire. Autrement dit, le coût horaire a augmenté environ 19 % plus rapidement que le salaire horaire.

Si l’on regarde secteur par secteur et toujours sur deux ans, le constat est le même. Dans l’industrie, le salaire horaire atteint 125,02, contre 129,85 pour le coût horaire, soit une augmentation d’environ 19,3 % plus rapide pour le coût que pour le salaire. Dans la construction, c’est respectivement 122,60  contre 128,04, soit une hausse d’environ 24 % plus rapide. Enfin, dans le tertiaire, 120,63 contre 125,21, soit environ 22,2 % de plus pour le coût horaire.

Ainsi, dans la plupart des secteurs, le coût horaire croît plus vite que le salaire horaire. C’est toujours le même constat : le coût du travail trop élevé freine l’embauche et l’investissement dans les entreprises françaises. Réduire les charges permettrait de rapprocher le coût horaire du salaire réel, d’améliorer la compétitivité, de stimuler l’emploi et la croissance, tout en laissant davantage de pouvoir d’achat aux salariés.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.