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mercredi 15 avril 2026

Macron et le mirage du plein emploi

Temps de lecture : 2 minutes

En 2022, Emmanuel Macron avait fixé l’objectif du plein emploi pour 2027 : un chômage ramené à 5 %. Force est de constater que l’on s’en éloigne de plus en plus. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le chômage reste élevé en France au troisième trimestre 2025. Le taux de chômage s’établit à 7,7 % (2,4 millions de Français hors Mayotte), soit une hausse de 0,3 point par rapport au troisième trimestre 2024, en hausse également par rapport au deuxième trimestre 2025 (+0,1 point). Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021, soit depuis quatre ans.

Les jeunes restent les plus fragiles, avec un taux de chômage de 18,8 % pour les 15-24 ans. En ce qui concerne les 25‑49 ans, le taux s’élève à 7,1 % (+0,5 point sur un an) et pour les 50 ans et plus à 5,1 % (+0,4 point sur un an).

16,8 % des actifs se trouvent en situation de contrainte (chômage, halo autour du chômage ou sous-emploi) sur le marché du travail (+0,6 point sur un an). Parallèlement, la part du temps partiel dans l’emploi est de 17,7 % (+0,2 point sur un an), mettant en lumière la persistance de rigidités structurelles qui freinent la stabilité de l’emploi.

Même le taux d’emploi enregistre des difficultés au troisième trimestre 2025. Il s’établit à 69,4 % pour les 15-64 ans, soit une baisse de 0,1 point sur le trimestre. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, le taux d’emploi recule à 34,7 % (-0,3 point sur le trimestre), tandis que celui des 25 à 49 ans diminue également pour atteindre 82,8 % (-0,3 point sur le trimestre). À l’inverse, le taux d’emploi des 50 à 64 ans progresse à 69,3 % (+0,4 point sur le trimestre).

Contrepoints n’a cessé depuis plusieurs mois (et continue) de souligner la persistance de la problématique de l’emploi. Ces données de l’INSEE confirment que le marché du travail français reste rigide et coûteux pour la productivité du pays. La seule issue viable repose sur une simplification drastique des règles et une réduction des charges qui encadrent le marché du travail.

Après plus de trois ans du second quinquennat Macron, la France reste loin, très loin du « plein-emploi » promis par le président. Avec un taux de chômage de 7,7 %, l’objectif du président apparaît aujourd’hui comme une fiction politique, face à des obstacles profondément ancrés.

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5 réponses

  1. Qui se souvient du petit théâtre de Guignol, à droite en montant, des Champs Élysées ?
    Qu’il existe encore ou pas, je pense que le personnage principal s’est juste retranché derrière la grille du Coq ; (la grille du Coq ? celle qui clôt les jardins présidentiels)

  2. Dans nos institutions, le vrai pouvoir n’appartient pas au président mais au parlement. S’ils sont compatibles tout baigne dans l’huile et le président-chef d’orchestre est co-responsable aussi bien des succès que des échecs. Sinon c’est le parlement et donc finalement l’électorat qui récolte ce qu’il sème.
    Pour remonter la chaîne de responsabilité il faut donc se demander pourquoi au fil des décennies passées nous en sommes arrivés à ce que l’électeur moyen ne sache plus que choisir un ramassis de pieds nickelés.

    1. Ça dépend si on considère la Constitution ou la pratique du Pouvoir.
      En 1962, nous avons adopté l’élection présidentielle au suffrage universel direct, et rien d’autre. Pas le transfert des attributions du Premier ministre au Président.
      Sans cette modification, les candidats à la Présidence devraient faire campagne seulement auprès des parlementaires et des élus locaux, et, surtout, s’abstenir d’évoquer ce qui relève des fonctions du premier ministre.
      Seul ce dernier serait responsable de ce qui est fait, et en répondrait devant le Parlement. En cas de crise, le Président ne ferait qu’arbitrer entre les deux.
      Normalement, l’élection au suffrage universel direct n’aurait rien dû changer aux attributions du Président. Mais il ne vous aura pas échappé qu’il en est tout autrement.
      https://www.conseil-constitutionnel.fr/rubrique-principale/le-bloc-de-constitutionnalite

  3. Faute d’avoir une vision globale du fonctionnement d’un pays, nos politiques, président en tête, prennent des décisions et font des choix qui se télescopent dans la vraie vie réelle ( décarbonation, transition énergétique, désindustrialisation,, emploi, pouvoir d’achat, subventions etc…..) et s’étonnent ensuite des effets secondaires indésirables et des dommages collatéraux sur l’économie et la vie des gens! A vouloir se mêler de tout, l’Etat fait tout de travers, et nos concitoyens s’apprêtent à revoter pour les mêmes à la prochaine consultation électorale, pour ceux qui leur auront fait les promesses les plus merveilleuses et intenables!

  4. Les francais demandent à ce que l etat s occupe de tout puis s étonnent de la marche chaotique de la France!!!!!
    Nos hommes politiques pleins de démagogie et de clientélisme ne font que suivre!!!
    Nos gaulois égocentriques ne pensent à que leurs petits intérêts immédiats…..ils se foutent comme d une guigne du moyen long terme qui assure la prospérité d une nation……

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