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mercredi 11 février 2026

Chômage : l’échec français qui dure

Temps de lecture : 2 minutes

Selon les derniers chiffres d’Eurostat, le chômage continue de s’enliser en France. En août 2025, le taux de chômage au sein de l’Union européenne s’établit à 5,9 %, et dans la zone euro à 6,3 %, des valeurs quasiment stables par rapport à août 2024. En revanche, la France reste malheureusement bien au-dessus de ces moyennes, avec un taux de 7,5 % au même moment. Un an auparavant, en août 2024, la France enregistrait déjà 7,4 %, ce qui montre une légère augmentation sur un an.

Lorsqu’on compare avec plusieurs grands États voisins, l’Allemagne affiche seulement 3,7 %, les Pays-Bas tournent autour de 3,9 %, l’Italie autour de 6,0 %. Autrement dit, la France reste l’un des mauvais élèves du club européen sur le plan de l’accès à l’emploi. Seuls quelques pays affichent un taux supérieur : l’Espagne (10,3 %), la Finlande (9,8 %), la Suède (8,7 %), l’Estonie (8,2 %) et la Grèce (8,1 %). On remarquera que l’Espagne et la Grèce figurent parmi les pays ayant enregistré deux des trois plus fortes baisses du chômage en un an (respectivement -1 point et -1,3 point), réduisant ainsi l’écart qui les séparait encore de la France.

Le tableau s’assombrit encore davantage quand on s’intéresse aux moins de 25 ans. En août 2025, le taux de chômage des jeunes dans l’UE atteignait 14,6 %, tandis que dans la zone euro il était de 14,0 %. Or en France, le taux parmi les jeunes atteint 18,1 %, un seuil nettement au-dessus des moyennes européennes, malgré sa baisse sur un an (19,8 % en août 2024). Finalement, à l’heure actuelle, presque deux jeunes Français sur dix sont au chômage.

En août 2025, presque 2 jeunes Français sur 10 sont au chômage.

Nous le voyons, comparée à ses voisins européens, la France reste en marge, tant pour le chômage global que pour celui de ses jeunes. Si l’on veut briser le cercle vicieux de l’inefficacité des dispositifs actuels en matière d’emploi, une véritable rupture est nécessaire. L’IREF a démontré à plusieurs reprises les causes profondes du chômage et pourquoi il est essentiel de réformer en particulier le marché du travail, de libérer l’embauche et de simplifier la réglementation pour sortir enfin de cette spirale négative qui perdure depuis trop longtemps.

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13 réponses

  1. pour en sortir il faut vouloir le chômage sert a contrôler le peuple et les salaires par la peur c’est voulu

  2. Pour retrouver la prospérité, il faut baisser les charges salariales et les indemnités de chômage puis réduire drastiquement l’immigration. Mais nos élites ne semblent pas vouloir adopter cette solution salvatrice !

    1. Les économies réalisables sont minimes car ce qui coûte le plus cher, c’est les retraites que les politiques n’ont pas le courage de passer à la tronçonneuse car les retraités sont 18 millions et ils ont des associations devant lesquelles les politiques de centre droit sont au garde à vous le doigt sur la couture.

  3. Vos suggestions pour améliorer la situation sont pertinentes. Il en manque une : motiver certains chômeurs à travailler. Dans un pays où l’on vit souvent mieux au chômage sans travailler, certains n’ont pas de scrupules à vivre du travail des autres.

  4. Comment pourrait-Il en être autrement ? Et encore, il convient d’ajouter tous les faux emplois créés dans l’administration pour faire baisser ce taux. Un chômeur coûte moins cher qu’un fonctionnaire pourtant, mais ça n’est pas le problème pour le pouvoir socialiste.
    Les jeunes les plus touchés.
    Ce n’est pas avec l’accueil des « mineurs non accompagnés » que les choses vont s’arranger.

  5. Mais enfin , comment faut -il le dire ? Que l’Etat s’occupe du régalien et de rien d’autre . Que l’Etat , composé d’un bataillon d’êtres superficiels et hautains qui n’ont jamais ni créé ni dirigé la moindre entreprise , occupés qu’ils sont de leurs carrières et de leurs intérêts pécuniaires, nous laisse nous occuper de l’Economie . Ca on sait faire . Lui il ne cesse de vendre à bas prix nos fleurons et notre indépendance industrielle comme agricole.
    Surtout , de grâce, que ses membres n’élèvent pas la voix , ils n’en seraient que plus ridicules .
    Signé un chef d’entreprise à la retraite .

  6. Ce pays à fait du chômage une spécialité!
    La rupture conventionnelle est une énormité. Si vous savez que vous avez des compétences qui vous permettent retrouver un emploi facilement, c’est le jackpot. Vacances payées !
    Ne parlons pas des intermittents du spectacle…
    Je connais une infirmière qui à démissionné et qui depuis vit du chômage ! Aujourd’hui on peut refuser un emploi en tension, pour lequel on a été formé gratuitement par l’argent public, pour vivre du chômage!
    Et il faudrait analyser toutes les stratégies mises en œuvre par les chômeurs pour que ça dure!
    La politique est vraiment devenue le refuge des imbéciles !!!

    1. La rupture conventionnelle a été mise en place pour désengorger les tribunaux car en cas de baisse d’activité, certaines branches avaient pris pour habitude d’inventer des fautes imaginaires pour réduire rapidement les effectifs sans faire de plan social. Par ailleurs, on n’a pas droit au chômage après une démission, sauf cas particulier comme suivre un conjoint muté dans une autre région.

  7. La comparaison la mieux parlante est de regarder le taux d’emploi des 15-65 ans. Pour la France, cela dévoile qu’il y a plusieurs millions d’habitants qui ne trouvent pas ou ne conviennent pas à des emplois existants. Le droit du travail ne permet pas d’essayer de former ces disponibles sur le tas dans des postes de travail réels. La formation en entreprise payée par la collectivité serait un moyen de débloquer la création d’emplois sans faire supporter tout le risque à l’entreprise.

  8. On sait très bien comment régler le problème du chômage : sortir de la République des copains d’une part, qui fait que l’on crée des postes de fonctionnaires et assimilés à tout-va pour faire plaisir à ses copains, qu’on crée donc sans arrêt de nouvelles taxes pour financer ces postes inutiles et improductifs, plombant ainsi chaque jour un peu plus les finances des vraies entreprises.
    D’autre part, qu’on cesse la politique d’accueil à tout-va de toute la misère du monde, avec la meilleure volonté qui soit, on sait que cela plombe nos résultats scolaires, augmente nos dépenses sociales et notre taux de chômage et sature nos HLM et nos prisons.
    Quand on a dit cela, il ne reste qu’une conclusion : voter pour le seul parti qui parle correctement d’économies et d’Economie, celui de Sarah Knafo.

    1. Les bénéficiaires de ces emplois sont généralement inemployables dans le privé en raison de leur âge, ou alors il faudrait avancer l’âge légal de la retraite et baisser les plus grosses pensions pour équilibrer les comptes, ce qu’il aurait fallu faire dès les années 90, mais c’est bien connu que l’horizon d’un politicien est la prochaine élection…

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