L’économie française donne des signes clairs de ralentissement, presque d’essoufflement. Au premier trimestre 2025, la croissance du PIB se limite à +0,1 %. Cette stagnation est alimentée par une baisse généralisée de la demande intérieure. En mars, la consommation des ménages en biens recule de 0,6 %, avec une chute de 4,4 % pour les matériels de transport, en partie due aux nouvelles normes sur les véhicules neufs (ZFE), -1 % pour les biens fabriqués et -0,8 % pour l’alimentaire (y compris le tabac).
L’investissement, moteur essentiel de l’économie, diminue également : -0,2 % après déjà -0,1 % au trimestre précédent. Cela s’explique en grande partie par le recul de l’investissement en construction (-0,8 % après -0,9 %) ainsi que par la formation brute de capital fixe en produits manufacturés, qui repart à la baisse (-0,5 % après une stabilité).
Le climat des affaires, indicateur du moral des chefs d’entreprise, s’établit à 98 en avril (moyenne long terme = 100). Le fait qu’il n’ait pas franchi la barre des 100 depuis novembre 2024, illustre un pessimisme croissant. Les défaillances d’entreprises sont passées de 4 239 à 5 575 entre février 2023 et février 2025, soit une hausse de 31,5 % en 2 ans.
De plus, la production industrielle a reculé de -0,5 % en février. Sur le plan extérieur, les exportations de biens diminuent de -0,3 %, alors que la balance commerciale reste durablement déficitaire (-81 milliards d’euros en 2024).
Le FMI sonne également l’alerte sur la croissance : il révise ses prévision pour la France, + 0,6% au lieu de + 0,8% en 2025, soit un niveau inférieur à la moyenne européenne (+1,2 %).
Pendant ce temps, l’épargne des ménages reste très élevée, aux alentours de 18 % fin 2024, alors qu’elle était à 16 % au premier trimestre de 2022, signe d’une population prudente, voire inquiète de la situation.
Pour compléter le tout, le taux de chômage se stabilise à 7,4 % en février 2025, au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (5,7 %). Tous les signaux convergent : la France tourne au ralenti.
L’avenir reste tout aussi incertain. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche s’accompagne d’un virage protectionniste, avec le risque de nouvelles hausses de droits de douane, suspendues pour l’instant, mais qui pourraient viser aussi les exportations françaises et européennes. Dans un climat mondial déjà instable, des politiques commerciales antilibérales pourraient encore pénaliser les entreprises françaises.
Parallèlement, la dette publique française continue de se creuser, atteignant 113 % du PIB au quatrième trimestre 2024. Cette situation générale de notre économie alimente l’inquiétude des ménages. Sans changement de cap, la France risque de s’enliser durablement dans une atonie économique, avec des conséquences potentielles sur sa compétitivité et sa prospérité à long terme.
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2 réponses
Ça ressemble furieusement à l’ambiance décrite par Ayn RAND dans Atlas Shrugged ( La Grève ) où John GALT avait promis d’arrêter le moteur du monde, sauf que nous ignorons où et qui est le » John GALT » à l’œuvre aujourd’hui, ni si une communauté libérale est en train de se constituer quelque part sur la planète. La situation est peut-être déjà trop grave pour être réversible sans un séisme majeur dont nous nous approchons à toute vitesse.
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Ça ressemble furieusement à l’ambiance décrite par Ayn RAND dans Atlas Shrugged ( La Grève ) où John GALT avait promis d’arrêter le moteur du monde, sauf que nous ignorons où et qui est le » John GALT » à l’œuvre aujourd’hui, ni si une communauté libérale est en train de se constituer quelque part sur la planète. La situation est peut-être déjà trop grave pour être réversible sans un séisme majeur dont nous nous approchons à toute vitesse.
On peut parier avec l’assurance de gagner que le déficit de l’année ne respectera pas l’objectif lamentable de 5.4%