Les soldes d’hiver 2025 se sont terminés mardi 4 février à minuit. Démarrés le 8 janvier, ils ont donc duré 4 semaines. Les prochains, sauf modification d’ici-là, auront lieu du 25 juin au 22 juillet 2025.
Les dates sont déjà connues car, en France, les soldes sont réglementés. Selon la loi Pacte du 22 mai 2019, c’est un arrêté du ministre chargé de l’économie qui détermine les périodes de soldes et leur durée comprise entre 3 et 6 semaines. L’arrêté actuellement en vigueur, pris le 27 mai 2019, fixe deux périodes de soldes de 4 semaines dans l’année :
les soldes d’hiver qui débutent le deuxième mercredi de janvier à 8 heures du matin, ou le premier mercredi de janvier si le deuxième mercredi intervient après le 12 du mois ;
les soldes d’été qui débutent le dernier mercredi de juin à 8 heures du matin, ou l’avant-dernier mercredi de juin si le dernier mercredi intervient après le 28 du mois.
Les soldes ne sont pas de simples promotions. Le Code de commerce précise qu’ils sont des « ventes accompagnées ou précédées de publicité et annoncées comme tendant, par une réduction de prix, à l’écoulement accéléré de marchandises en stock ». En fait, c’est le seul moment où les enseignes sont autorisées à vendre à perte.
Le bilan des soldes qui viennent de s’achever est décevant. La Fédération française du prêt-à-porter féminin (600 entreprises) évoque une baisse des ventes de 13% par rapport à l’année dernière. La Fédération pour la promotion du commerce spécialisé (Procos) fait état d’un chiffre d’affaires comparable à celui de 2024 (qui était en baisse de 3,5% par rapport à 2023). Quant à l’Alliance du commerce, elle voit l’activité de ses adhérents baisser de 1% en magasins (et 3% sur internet) sur les trois premières semaines de soldes (contre -6% l’an passé).
Bref, les soldes n’ont plus le vent en poupe et ce depuis quelques années maintenant. Les raisons sont multiples : des enseignes (de « fast fashion » par exemple) proposent des prix bas toute l’année ; les ventes privées qui ont lieu juste avant les soldes et la période du « black Friday » (28 novembre) ont déjà permis aux consommateurs de faire des achats à prix réduits. En fait, entre le « black Friday » et le début des soldes, il y a eu 46 jours de promotions. Alors quand le 8 janvier est arrivé, les Français étaient déjà las d’acheter !
C’est pourquoi Laurent Milchior, cogérant du groupe Etam, réclame la fin des périodes de soldes imposées et décidées par le Gouvernement. Pour lui, la réglementation n’est plus adaptée à la réalité du commerce d’aujourd’hui. Ce qu’il souhaite ? Que le Gouvernement laisse les enseignes fixer librement quand elles souhaitent revendre à perte. C’est déjà ce qui se passe en Allemagne, en Espagne ou au Portugal.
S’exprimant dans Le Figaro, Laurent Milchior dénonce le « mal français » qui est de « tout réguler » croyant, à tort, « protéger les petits commerçants ». Nous ne pouvons qu’acquiescer.
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2 réponses
Bien entendu pour ce monde de misérables imbéciles le propre d’une industrie ou d’un commerce est bien entendu la vente à pertes c’est d’une telle évidence dans cette stupide société.
Le consommateur ne peut pas tout financer : la hausse du gaz et de l’électricité prime sur l’achat de fringues et autres produits.
Mais nos bobos gavés ne l’ont pas encore compris
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Bien entendu pour ce monde de misérables imbéciles le propre d’une industrie ou d’un commerce est bien entendu la vente à pertes c’est d’une telle évidence dans cette stupide société.
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