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lundi 1 juin 2026

Endetté à hauteur de plus de 3.400 milliards d’euros, l’État ouvre à Paris la Maison des mondes africains

Temps de lecture : 2 minutes

La brillante politique africaine du Président Macron trouve le 4 octobre son point d’orgue. En effet, à la suite d’un rapport, le chef de l’État avait annoncé au Nouveau Sommet Afrique-France de 2021 la création d’une institution culturelle publique, la Maison des mondes africains, dite MansA. Celle-ci a pour objet officiel de valoriser « les cultures africaines et afro-diasporiques contemporaines », et pour objet officieux de renouveler les relations franco-africaines, pas seulement dans le domaine culturel, dans un contexte délicat pour l’ancienne puissance coloniale. Il s’agira d’une « vitrine pour artistes », d’une tribune pour des débats et d’un « tremplin pour les jeunes entrepreneurs ».

Mais même si dans notre pays le président de la République est en temps normal tout-puissant, la naissance de l’institution s’est faite aux forceps.

Voulue par Emmanuel Macron, la nouvelle institution culturelle publique a déjà du plomb dans l’aile.

Il aura fallu quatre ans pour que le projet présidentiel se réalise. La faute aux questions de financement et de lieu (Le Figaro, 12 mars 2025). Initialement, la Maison des mondes africains devait s’installer à Paris quai de Conti, dans une partie de l’hôtel de la Monnaie. Devant les hauts cris tant des communistes que des membres du Rassemblement national, pour des motifs évidemment opposés : la défense des salariés de la Monnaie pour les premiers, une provocation antinationale pour les seconds, le projet a avorté. De plus, le financement de l’institution à hauteur de 9 millions d’euros par les ministères des Affaires étrangères et de la Culture (Le Monde, 2 octobre 2025) en pleine période de difficultés budgétaires tombait mal. C’est la raison pour laquelle l’institution s’est finalement rabattue sur un ancien atelier dans le bien moins prestigieux 10e arrondissement. Mais cette implantation n’a rien de pérenne puisqu’elle n’est prévue que pour deux années… avec les coûts induits, en l’état indéterminés, qui s’ensuivront !

Bref, la patate chaude (devrait-on dire le manioc chaud ?) sera refilée au successeur d’Emmanuel Macron qui devra alors décider si cette « vitrine d’une France prête à assumer son africanité » (Le Nouvel Obs, 28 septembre 2025) sera ou non brisée.

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10 réponses

  1. M. du quoi qu’il en coûte et du en même temps comprendra-t-il un jour qu’il aura été le pire président de la 5ème république et qu’il aura embourbé notre pays pour plusieurs décennies à force de cabrioles et d’actions inconsidérées.

  2. N’y a t’il pas un moyen d’empêcher ce président de dépenser l’argent qu’il n’a pas en continuant de nous endetter ?

  3. Et qui est le copain de Macron qui sera nommé Directeur, avec un très bon salaire et très peu de responsabilités ?

  4. Et une de plus , on ne l’arrêtera donc jamais ce pantin désarticulé qui fait un as à droite , deux à gauche avant de refaire la même chose dans l’autre sens .
    Franchement je ne sais pas ce qu’il laissera de positif . Ah si , son départ .

  5. On a échappé à l’Hôtel de la Monnaie. Sincèrement, il faut être un vrai malade mental pour avoir imaginé cette possibilité…

  6. Une « France prête à assumer son africanité » pour remplacer sa francité*, puisqu’il fait en sorte que la France historique disparaisse.
    * reprise de son néologisme

  7. je remarque qu’une bonne partie des commentaires n’élargit pas leur vision : qui actuellement lâche le plus de fonds en Afrique?
    – les chinois et les russes et contrairement à l’Europe, avec des contreparties TRÈS économiques ( voir la route de la soie..)
    Un « institut » ayant prise sur la diaspora africaine reste loin d’être négligeable comme le sous-entend l’article « objet officieux de renouveler les relations franco-africaines » .
    La france ne fait que copier ce qu’ont pratiqués un long moment les asiatiques et russes dans les pays africains cet à dire des coopérations culturo-techniques dont on voit actuellement les résultats…
    Quand aux pays africains – à des degrés et niveaux divers – ils n’ont que les moyens que l’on leur laisse et prennent tout ce que l’ont veut bien leur laisser pour espérer s’en sortir, la population dans le meilleur des cas, l’élite le plus souvent.
    Donc si effectivement certaines « institutions » se créée, cela fait partie d’un rééquilibre des influences à moins que l’on renonce à un marché de débouchés ou de mains d’œuvre conséquent…

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