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samedi 13 décembre 2025

Energies renouvelables : le « chantage » à l’emploi du ministre Ferracci

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, a mis en garde sur les pertes d’emploi dans les secteurs des énergies renouvelables en cas d’un arrêt du financement, en clair des subventions, de ces filières. Le moratoire contre l’éolien et le photovoltaïque n’a pas été validé par les députés fin juin. « Un moratoire sur les énergies renouvelables, ce serait d’abord un moratoire sur l’emploi. Ça veut dire plein de projets d’investissements qui vont s’arrêter, des filières entières qui vont licencier », a déclaré le ministre. Le Syndicat des énergies renouvelables appelle les députés à rejeter la proposition de loi sur la programmation énergétique, qu’il qualifie de menace pour l’avenir énergétique et l’emploi. Le ministre a aussi souligné l’enjeu de « souveraineté énergétique » de l’éolien et du photovoltaïque. En oubliant toutefois la forte dépendance de ces filières en métaux spécifiques venus de Chine. Surtout, le « chantage » à l’emploi chaque fois qu’est évoqué une suppression de subventions n’est pas approprié, même s’il est tout à fait légitime d’aider, par diverses formations, les employés des secteurs visés à se reconvertir. Avec ce raisonnement, on aurait bloqué l’essor de l’automobile, ou de l’électricité, ou subventionné massivement l’industrie des fiacres et des chandelles à la fin du XIXème siècle. Les subventions ne sont jamais, non plus, neutres ; il s’agit toujours de prendre de l’argent à un contribuable, jugé moins méritant, ou moins important pour l’avenir du pays, pour le donner à un autre, employé, ou actionnaire, en oubliant que, du coup, ce contribuable ne dépensera pas ni n’investira l’argent dont on l’a privé, ce qui fragilisera, voire détruira d’autres emplois. En clair, la subvention motivée par la seule défense d’un emploi s’apparente à la métaphore célèbre du sapeur Camembert, première bande dessinée française circa 1890, à qui on demande de creuser un trou pour mettre la terre extraite d’un premier trou, et qui devra creuser alors un troisième trou pour mettre la terre du deuxième, etc..

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