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samedi 13 décembre 2025

Eugénie Bastié ou le combat pour la liberté de pensée

Temps de lecture : 2 minutes

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Il est rare de lire un essai qui décrit, de façon très méticuleuse et argumentée, les maux qui affectent notre société. Dans La Dictature des ressentis, la journaliste du Figaro Eugénie Bastié « déconstruit » cette idéologie qui veut s’emparer de notre monde et qui ne cesse de faire des ravages. C’est l’idéologie du « ressentiment », le féminisme délirant, le postcolonialisme moralisateur ou le wokisme totalitaire. Elle décortique d’abord, analyse et fournit ensuite au lecteur des boucliers pour se protéger et des armes pour combattre. Il est question de l’homme enceint et/ou déconstruit, des trans et de la haine de la famille, de la théorie du genre et des indigénistes, de l’immigration et de la gauche bien-pensante. Rien ne lui échappe. Pour mieux appuyer son propos, Bastié honore ceux qui ne se sont pas égarés dans le brouillard du post-modernisme, ces intellectuels qu’il faut admirer et qui nous donnent des raisons d’espérer, parmi lesquels Alain Finkielkraut, Sylviane Agacinsky ou Pierre Manent. Elle trace aussi quelques portraits de grands anciens – Montaigne, Péguy, Barbey d’Aurevilly, Bernanos, Soljenitsyne – qui peuvent nous aider à mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui et nous donnent de la force pour affronter l’avenir.

« Nous sommes passés de l’Etat-nounou à l’Etat woke, écrit l’auteur. De l’Etat qui protège à l’Etat qui déconstruit. Du  « fais pas ci, fais pas ça « , au « ne sois pas ci, ne sois pas ça « . Le despotisme « absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux « , que décrivait Tocqueville dans De la démocratie en Amérique, s’attelle désormais à l’intimité la plus profonde, le rapport d’un père à son fils ». Eugénie Bastié se considère comme une véritable conservatrice, mais elle a très bien saisi aussi le rôle néfaste d’un Etat français omnipotent, tant sur le plan sociétal qu’économique. Son livre est un travail de salubrité intellectuelle. Une enivrante bouffée de liberté.

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Une réponse

  1. On voit poindre aujourd’hui– ce compte-rendu en est un exemple — une prise de conscience, enfin : les premiers signes d’une critique, d’un point de vue libérateur laissent augurer un remaniement, voire un bouleversement de l’ordre établi de nos jours.
    L’on sent venir une mise en cause profonde de tous les domaines du savoir et de l’action, mais aussi la mesure et la réflexion qui Å“uvrent, autrement que les révoltes sans lendemain.
    Tout ce qui s’est installé sera desinstallé, laissera la place à une société beaucoup plus profitable.
    Continuons le travail…

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