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vendredi 17 juillet 2026

Euro numérique : le cadeau empoisonné de Bruxelles

Temps de lecture : 2 minutes

Le 23 juin, la BCE a franchi un cap : elle a obtenu le soutien du Parlement européen pour le lancement de l’euro numérique, une monnaie de banque centrale destinée aux particuliers et aux entreprises pour leurs paiements de détail. Les discussions entre les gouvernements de l’UE et la Commission européenne devraient avoir lieu le mois prochain.

À toute objection, ses promoteurs répondent « fake news », « complotisme » et « extrême-droite ». Puisqu’une décision américaine a pu priver le juge Nicolas Guillou de carte bancaire et que Trump convoite le Groenland, il faudrait nous affranchir des cartes Visa et Mastercard. La députée « extrême-centriste » Aurore Lalucq assure que la BCE « n’aura absolument pas accès à vos transactions », que l’euro numérique serait « du cash digital ». Sauf que les documents techniques de la BCE prévoient l’identification obligatoire de l’utilisateur, l’extension des procédures Know Your Customer à n’importe quelle entreprise indépendamment de ses activités, ou encore la transmission d’informations confidentielles aux cellules de renseignement en cas de « suspicion d’activité illégale ». L’architecture proposée parle d’elle-même : plafonds de détention fixés par la Commission, interdiction pour les entreprises de conserver des euros numériques plus de 24 heures… La monnaie devient programmable. On peut lui assigner une durée de vie, un plafond, des conditions. Techniquement, rien n’empêcherait par exemple la BCE d’imposer des quotas d’achats ou des restrictions fondées sur des objectifs environnementaux.

La plupart des arguments en faveur de l’euro numérique ne tiennent pas debout : le fait qu’une banque privée puisse bloquer une transaction ne justifie pas la création d’un système dans lequel la BCE disposerait d’une visibilité sans précédent sur les paiements des citoyens européens et de moyens techniques pour limiter ou suspendre arbitrairement certaines transactions. Quant aux frais prélevés par les banques, l’euro numérique ne les fera pas disparaître : ils seront simplement déplacés vers le contribuable et/ou les banques. Selon la BCE, la création de l’euro numérique devrait coûter entre 4,7 et 7,1 milliards d’euros aux banques européennes, sur quatre ans. Un autre chiffre est donné par celles-ci : 18 milliards d’euros. Ce serait environ 300 millions d’euros par an pour les coûts opérationnels. Contrairement à ce qui est avancé, l’euro numérique ne sera donc pas moins cher que les autres systèmes de paiement. Ni plus rapide : les Européens peuvent déjà payer par carte, téléphone ou réaliser des virements instantanés.

Par ailleurs, l’expérience chinoise montre qu’une monnaie numérique de banque centrale n’est jamais neutre. Le yuan numérique repose sur le principe de « l’anonymat contrôlable » : les transactions restent traçables par les autorités et la monnaie peut être intégrée à des mécanismes de contrôle administratif. Même si les défenseurs de l’euro numérique promettent qu’il n’y aura aucune surveillance, ils demandent aux citoyens de faire confiance à des institutions qui disposeront, pour la première fois dans l’histoire monétaire, de l’infrastructure technique permettant une capacité de surveillance et de contrôle inédite sur les transactions. Une démocratie libérale devrait pourtant faire l’inverse : limiter les risques d’abus, qu’importe les intentions de ceux aux manettes.

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12 réponses

  1. Big brother en route, à petits pas, masqué, avec mensonges et désinformation, avec objectif de formater un Européen soumis, normalisé, coincé entre les obligations et les interdictions, qui pense comme on lui permet de penser. La vie en Europe devient étouffante, liberticide, castratrice, frustrante, avec des castes dirigeantes qui savent se coopter et ménager leurs intérêts. Et le peuple n’y gagne même pas des services plus performants ou utiles. Dans 20 ans les autorités sauront comment se déroule votre vie intime, gare à ceux qui dévieront des normes😒😔

  2. La dictature avance à pas de géant. J’espère qu’il y aura un rempart contre ce danger sinon les peuples d’Europe seront fichus et définitivement contrôlés comme les chinois. 1984 en pire car Orwell n’a pas imaginé à quel point l’humain occidental était machiavélique….

  3. La dictature de l’administration européenne étend son empire et son efficacité. Il faut sortir de ce piège.

  4. Si l’on souhaite partir du principe ignacien de bonne intention , alors on peut penser que les « bruxellois » souhaitent traquer les financements occultes à une époque où les flux financiers de la drogue -par exemple- sont très importants. Le reproche que je fais est que cela va fonctionner comme un chalut : tout va passer par ce filtre, et bien sûr on peut légitimement s’inquiéter de l’usage qui sera fait dans le pratico pratique. Assistera t on à une répression féroce qui quidam coupable de balader les chiens de la voisine au black , pendant que le dealer de crack roulera à Porsche Cayenne sans être inquiété car il a un accord avec le maire local ? Tiendra t on tout parti politique ou tout grand groupe industriel en laisse ? On peut aussi s’inquiéter des effets de bords : fuite des entreprises de la zone Euro.

  5. Ce n’est pas vrai !!!! Çà ne va pas aboutir !!!
    Ils ne savent plus quoi faire pour nous surveiller, contrôler, sanctionner, priver de nos libertés ….etc, etc…
    où est passée la démocratie libérale ?? Nous a voté NON À 55% au référendum sur l’Europe, trahi par mr Sarkozy, GRRRRRR….
    «  »L’anonymat CONTRÔLABLE » », lis ne savent pas inventer comme termes pour mieux faire passer le pillule …

  6. C’est qu’ils sont têtus à la commission européenne, ils veulent la peau de la monnaie fiduciaire pour pouvoir tout contrôler. la présidente en rêve donc notre président aussi, c’est un peu comme Félicie dans la chanson interprétée par Fernandel.

  7. L’euro numérique n’est rien d’autre que le ver dans le fruit . L’Europe veut asservir ses citoyens pour mieux les museler . Qui ses imbéciles croient ils tromper ?Fortunatly , not all acorns produce trees!

  8. Souvenons-nous du référendum de 2005 sur la constitution européenne, rejeté par 54,56 % des Français. Comme ce résultat ne convenait pas à nos politiques, ils se sont « assis » sur notre vote !!?? Dès lors, sauf révolution décidée par les français qui aurait pour objet de quitter l’Europe et d’éjecter nos politiques, il va se passer la même chose pour cette nouvelle escroquerie ! Nous serons définitivement asservis ! Dramatique !

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