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dimanche 10 mai 2026

Explosion des faillites en France : à qui la faute ?

Temps de lecture : 2 minutes

D’après une étude du cabinet Altarès publiée mardi 14 avril, le premier trimestre a vu près de 19 000 entreprises faire faillite. Cela porte le nombre de défaillances d’entreprises à 71 100 sur une année glissante, pour une hausse de 6,4%. C’est un record historique.

L’épée de Damoclès pend ainsi au-dessus de plus de 75 000 emplois, là où le pire de la crise économique de 2008 n’en avait menacé que 73 000 au premier trimestre 2009.

Il s’agit à plus des deux tiers de liquidations judiciaires directes (procédure qui concerne une société en état de cessation des paiements et dont le rétablissement est manifestement impossible), qui n’augmentent toutefois que de 3,6%. Si les redressements judiciaires (procédure collective visant à sauver l’activité d’une entreprise) représentent moins du tiers, ils bondissent de 13,6 %. Les procédures de sauvegarde (en augmentation de 2,7%) demeurent pour leur part marginales. L’essentiel de la hausse est donc dû à l’envolée des redressements judiciaires, qui correspondent à une aggravation des difficultés, mais aussi à la volonté plus fréquente d’essayer le dernier recours pour sauver l’entreprise.

Depuis le début de l’année, « plus de 300 chefs d’entreprise se sont présentés chaque jour ouvré devant le tribunal afin de demander l’ouverture d’une procédure de redressement ou de sauvegarde, ou, parfois à bout de ressources financières et morales, d’envisager une liquidation judiciaire », d’après Thierry Millon, directeur des études d’Altarès.

Les trois quarts des procédures concernent les microentreprises (moins de 3 salariés), dont les faillites sont en hausse de 11,2% de même que celles des PME de 20 à 99 salariés, de 12,1%. Les autres catégories voient leur nombre de défaillances diminuer.

A qui la faute ? L’explication est toujours multifactorielle bien sûr, et les responsabilités individuelles comme les contextes sectoriels ne sont pas à négliger. Mais comment croire qu’après la dissolution de 2024 ouvrant une période marquée par l’incertitude, la désastreuse séquence du budget 2026 augmentant encore les impôts dans le pays champion du monde des prélèvements obligatoires, où les marges des entreprises sont les plus faibles – comment croire, donc, qu’à la faveur d’une envolée des prix du pétrole, ce nouveau record de faillites d’entreprises ne soit qu’une coïncidence ?

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14 réponses

  1. Pas de problème tant qu’il y aura de l’argent pour indemniser les chômeurs. Mais ensuite ? Quand il n’y en aura plus assez et que les enfants auront faim ?

  2. A qui la Faute ?!! Vous les avez bien regardé tous ces petits crétins sans expérience de la vie de la gouvernance et de la haute publique tous juste capables de produire des Taxes et contrainte et pour se faire bien voir de l’assistanat hors normes. C’est cela gouverner un pays ?!! Pas la peine de faire ces grandes écoles administratives de la République qui ne sont que des usines d’imbéciles, et ils sont heureux quand tout ce qu’ils touchent ne serais ce que du regard tombe en ruine. Mais les vrais responsables sont ceux qui votent pour ces crétins là et ce n’est pas fini le prochain sans expérience sera Bardella, mais là encore quel est le choix qui reste ?!!

  3. Bonjour,

    Imaginez vous une seconde que le libéralisme favorisant l initiative des « gros » soutenue par une politique étatiste de subventions pourrait être raisonnablement reconnu comme une des causes des difficultés croissantes des « petits » ? Autrement dit quelle est la volonté réelle des dirigeants ? Concentrer l économie en quelques empires signant des pactes de non concurrence ou non agressions économiques entre eux favorisant le développement d auto entrepreneurs prestataires discount de ces acteurs . Par ailleurs tout le monde n est pas par essence un entrepreneur et ne nourrit pas une ambition d accumulation de richesse ou de réussite par l argent . Je prends un exemple la culture est elle pour vous une économie créatrice de valeur ? Si oui alors valorisez la dans votre projet économique plutôt que d encourager la production de biens de consommation répondant à des besoins inventés dont le seul objectif est la surconsommation.

    1. On avait la France d en haut et celle d en bas maintenant nous avons maintenant les gros et les petits…….la culture via les loisirs est devenu un bien de consommation comme un autre ( musées, grandes expositions, festivals…..)

  4. A l’image et à la médiocrité de la politique que le médiocre et prétentieux MACRON a conduit la France ? Faillite absolue. Encore un an avant que les secours arrivent !

  5. La gauche s’en tamponne le coquillard avec une plume de hérisson de l’économie française et de la prospérité des français!

  6. La véritable cause de cette situation catastrophique remonte au « quoi qu’il en coûte », qui n’a été rien d’autre que reculer pour mieux sauter (ou plutôt, dans le cas qui nous intéresse, reculer pour mieux couler).
    Ce gouvernement partira avec certains honneurs, et laissera au suivant une tâche chaque fois plus compliqué et plus ardue.
    C’est malin politiquement, mais ce n’est pas bon pour la France.

  7. Comment pourrait-il en être autrement avec 70 % du P.I.B en dépenses publiques ! Mais quand les français vont-ils enfin comprendre ???

    1. 60 % des franchouillards sont bénéficiaires de la redistribution pourquoi devrait il voter contre leur propre intérêt immédiat????
      Au contraire ils veulent encore profiter du système avant l effondrement

      1. Oui, d’autant plus que les bénéficiaires de la redistribution la moins justifiée constituent la clientèle électorale des partis se succédant au pouvoir depuis l’époque de VGE.

  8. On détient des records mais pas les bons….
    Record des taxes, record des faillites, record des antidépresseurs, record de l’ illettrisme, record de la délinquance, record de l’ insécurité, record de l’ immigration, record du laxisme, record des parasites, record des profiteurs, record des corrompus, record des pleutres parmi les dirigeants. Et j’en oublie ! Mais cela ne les dérange pas ! C’est pathétique !

  9. Il serait de bon aloi de mettre en perspective aussi les créations pour voir si le mouvement s accompagne d une autre dynamique!!!!

  10. Nous voyons des chefs d’entreprise tellement désabusés qu’ils ferment leur entreprise. Sans la vendre. Puis ils vendent leurs bâtiments et actifs immobiliers.

    Cela détruit quand même des emplois, du savoir faire et d’autres valeurs incorporelles.
    La faute a des gouvernements hors sol, une information silencieuse sur ce qui va bien, des partenaires sociaux qui essaient de perdurer et bien d’autres choses….dont le carriérisme de la classe politique et la haute fonction publique.

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