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vendredi 15 mai 2026

Faire financer le conseil conjugal par l’État ! Et puis quoi encore ?

Temps de lecture : 2 minutes

L’économiste Marc de Basquiat et le sociologue Julien Damon viennent de produire une étude pour l’association Familya cherchant à évaluer le coût des séparations pour les finances publiques.

Ils prennent en compte d’un côté les prestations sociales (prestations familiales, RSA, prime d’activité, allocations logement, etc.) qui généralement augmentent après une séparation pour compenser la baisse des niveaux de vie consécutive, et de l’autre l’impôt sur le revenu. Son rendement peut augmenter quand le passage d’un ménage à deux ménages fait disparaître le quotient conjugal, ou diminuer lorsque la déduction des pensions alimentaires versées allège notablement l’impôt du plus gros contribuable.

Les deux auteurs estiment qu’une séparation (divorce, rupture de Pacs et d’union libre) coûte, en moyenne – avec des différences évidemment très grandes selon les situations – 4200 € aux finances publiques.

Avec 425.000 séparations annuelles, le coût est donc de 1,8 milliard d’euros (Md€) de dépenses additionnelles pour la collectivité. Une séparation durant en moyenne six ans, le coût total de toutes les séparations approche annuellement les 11 Md€. C’est, en gros, chaque année, « le prix estimé du prochain porte-avions », écrivent Damon et Basquiat. C’est aussi une somme égale « aux dépenses annuelles totales de prime d’activité ».

C’est évidemment énorme. Pour autant, il ne s’agit pas de proposer l’interdiction pure et simple des séparations. Les auteurs préfèrent les prévenir. Ils suggèrent que l’État aide les plus modestes à financer des prestations de conseil conjugal. Selon eux, il est temps que les politiques familiales « se préoccupent aussi de conjugalité ».

Marc de Basquiat est un promoteur zélé du revenu universel dont on sait maintenant, expériences à l’appui, qu’il appauvrit ses bénéficiaires. Quant à Julien Damon, il a proposé récemment – sans que nous sachions s’il s’agissait d’humour ou pas – que l’État finance des abonnements aux sites de rencontres pour relancer la natalité ! Leur proposition de subventionner le conseil conjugal est du même acabit. Il s’agit de faire en sorte que l’État s’immisce dans les moindres interstices de la vie privée.

On se demande d’ailleurs pourquoi la proposition de Damon sur les sites de rencontres n’est pas plus intrusive encore. Pourquoi ne pas financer le conseil conjugal ou les services d’une cartomancienne dès la rencontre de deux individus, pour s’assurer que le couple est en parfaite harmonie et ne finira pas par se séparer ?

En ce qui nous concerne, nous préférons baisser les dépenses sociales avec une allocation sociale unique.

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8 réponses

  1. Etonnant que l’état n’ait pas appliqué sa méthode habituelle : taxer !
    Oui une forte taxe sur le divorce rapporterait des revenus considérables à l’état et dissuaderait les couples de se séparer tout en incitant les jeunes à mieux choisir leur partenaire pour la vie…
    Non?
    … pour une foi qu’une taxe aurait pu avoir un effet bénéfique !

  2. Ne vous fatiguez pas, la masse critique de veaux est atteinte comme celle de la corruption dans les tribunaux et la haute administration pour que le bateau soit ingouvernable.

    Regardez plutôt tomber le modèle que les libéraux socialistes ont co-créé et fraudez le fisc comme les autres y compris tous les avocats comme l’a révélé un d’entre eux.

    Bien à vous

  3. Et ceux qui se séparent sans être mariés, donc sans formalité, ils y ont pensé ?
    D’abord une question fondamentale : est-ce que le conseil conjugal contribue réellement à réduire les séparations ? Sans une réponse fiable à cette question, c’est une proposition de café du commerce, comme beaucoup d’autres de la part de nos politiciens.
    Le problème est qu’aujourd’hui, proposer des choses sensées n’attire plus l’attention sur vous, il est plus rentable de proférer des énormités, LFI en sait quelque chose.

  4. Le lobby des psy. A encore frappé. La France ferait mieux de former des ingénieurs plutôt que des sociologues et des juristes !

  5. Il faut surtout réduire les prélévements sociaux sur les salaires pour augmenter le salaire net perçu et rendre leur liberté aux citoyens et réduire les gabegies de l’assistanat en tout genre ainsi que les crédits d’impôts stupides somme ceux concernant la réparation qui ne font qu’augmenter le prix.

  6. Oui, l’État est trop intrusif. Mais d’abord, il ne devrait pas prendre en compte les liens conjugaux dans les barèmes sociaux et fiscaux, et traquer les concubins non déclarés.
    Dans un système individualisé, l’accès des personnes modestes à une vie conjugale ne serait pas financièrement pénalisé par une perte importante des aides de l’État. Avec le quotient conjugal, les foyers imposables ne subissent pas cette injustice.
    Voir le rapport « le modèle social français contre les couples » (https://impotnegatif.fr/couples/) que complète ce nouvel article de Marc de Basquiat.

  7. cette ingérence de l’État dans la vie privée, ça s’appelle le fascisme. La devise de Mussolinii était : « tout dans l’État, rien en dehors de l’État, rien contre l’État »…

  8. Un conseiller conjugal serait utile pour prévenir le divorce entre le peuple français et son président de la République.
    Nous sommes les champions du n’importe quoi.

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