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lundi 1 juin 2026

Finale de la Ligue des champions : Racaille 1 – État 0

Temps de lecture : 2 minutes

On s’attendait à des heurts à Paris et dans de nombreuses villes à l’issue de la finale de la Ligue des champions de football entre le PSG et Arsenal. On n’a pas été déçu.

Les autorités de l’État craignaient de nombreux troubles le 30 mai après la finale de Ligue des champions PSG-Arsenal ; cela a été une déferlante de violences et de haine. A l’image de la finale (déjà !) de la même compétition qui s’était déroulée en 2022 au Stade de France entre le Real Madrid et Liverpool. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, avait alors faussement accusé les supporters anglais, avant de faire piteusement son mea culpa… trois ans après seulement et de reconnaître de facto que les violences avaient été commises par des racailles de banlieue. Mais il n’est pas besoin qu’une compétition se déroule en France pour que le scénario se reproduise : des hordes de la « France nouvelle » chère à Jean-Luc Mélenchon se déversent dans les rues bourgeoises de la capitale, mais pas seulement, avant d’y semer, qui le désordre, qui la terreur.

Le ministre de l’Intérieur actuel, Laurent Nunez, a annoncé, triomphaliste, le 1er juin, qu’il y avait eu 45 % d’interpellations en plus par rapport à la finale de l’année dernière, marquée (déjà !) par la victoire du PSG et des violences. Quant au Président de la République, pourtant à l’Elysée depuis maintenant neuf longues années, il a osé déclarer : « On ne veut plus voir ça ! ».

Bref, l’État n’a plus aucun crédit. Or -le philosophe John Locke nous l’a appris dès la fin du XVIIe siècle-, un État qui n’assure plus la sécurité de ses citoyens perd toute légitimité.

Loin d’être un simple « sentiment » selon l’analyse aussi simpliste que de mauvaise foi partagée par certains médias comme par une grande partie de la gauche et toute l’extrême gauche, l’insécurité est une réalité implacable. Elle n’a rien de surprenant à qui connaît les grands penseurs libéraux.

En effet, depuis le début du XIXe siècle, ces derniers expliquent qu’un Etat doit être puissant, mais limité, puissant parce que limité. Ainsi que l’écrivait Benjamin Constant, l’État n’est pas un mal ; c’est un bien dans ses limites et un mal au-delà. Ainsi qu’il l’écrivait et ainsi que l’écrivait Frédéric Bastiat, un État qui se disperse en remplissant des fonctions qui ne sont pas les siennes est un Etat qui non seulement ne remplit pas bien ses dernières fonctions, mais encore qui ne remplit plus convenablement ses fonctions traditionnelles.

Voilà ce qu’est devenu notre État providence obèse.

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