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samedi 17 janvier 2026

Gabriel Attal veut, lui aussi, plus d’Etat  

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Le secrétaire général de Renaissance a accordé un entretien au quotidien Le Parisien. Derrière les effets d’annonce, ses idéaux étatistes sont toujours aussi forts et les incohérences se multiplient. Il affirme « se retrouver dans les propos de Retailleau quand il dit « à bas le voile » », avant de s’en dissocier : « Nous n’accepterons jamais la stigmatisation d’une partie des Français pour leur religion comme la phrase « à bas le voile » le laisse craindre ». Cette ambiguïté n’est pas un accident, c’est une méthode : draguer des électeurs à droite tout en gardant une posture centriste, du pur « en même temps ».

Il promet de « protéger tout le monde » contre les attaques ethnoreligieuses. Mais sous sa responsabilité, en tant que ministre, les chiffres sont édifiants : 1 590 actes antisémites en 2024, un record. Toujours en 2024, les services de police et de gendarmerie nationales ont enregistré plus de 16 000 infractions à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux sur l’ensemble du territoire français : 9 400 crimes ou délits et 7 000 contraventions. Les contraventions « à caractère raciste » ont augmenté de 6 % entre 2023 et 2024, et les crimes et délits de 11 %. Côté justice, il semble tenir particulièrement à une meilleure exécution des peines. Pourtant, en 2024, 47 % des sorties de prison pour les personnes condamnées pour délit correspondent à un aménagement de peine, en hausse de 2,1 points par rapport à 2023.

En ce qui concerne l’aide sociale, Attal souhaite « centraliser » son pilotage. Preuve que le secrétaire général de Renaissance s’inscrit toujours dans une logique étatique, alors que, sous sa gouvernance, le déficit public de la France en 2024 s’établit à 169,6 milliards d’euros, soit 5,8 % du produit intérieur brut (PIB), après 5,4 % en 2023 et 4,7 % en 2022. Et le taux de risque de pauvreté était de 15,9 % chez les Français en 2024, soit une augmentation de 0,5 % par rapport à 2023. La centralisation n’améliore pas l’efficacité.

Il propose ensuite de « laisser les partenaires sociaux gérer l’immigration économique ». Or, leur légitimité est limitée. En témoigne notamment le taux de syndicalisation en France, qui plafonne à 10,3 % (7.8 % dans le privé).

Lorsqu’il propose de « construire une bulle autour des enfants » pour les protéger, on peut s’interroger : s’agit-il vraiment d’un rempart contre les violences ou plutôt d’un nouvel enfermement étatique, dans une vision infantilisante de la société ? Car cette bulle ressemble davantage à un carcan bureaucratique où la liberté individuelle est étouffée au nom d’une sécurité toujours plus mal gérée.

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2 réponses

  1. Ce même individu, qui a été premier ministre, reproche au ministre de l’intérieur :
    – d’avoir refusé l’inscription de l’IVG dans la constitution,
    – de s’opposer à l’utilisation de la médecine et des médecins pour des changements de sexe,
    – de s’opposer à la loi pour l’euthanasie légale.

    Mais est-ce que les Français ont demandé tout ça ????

    Quelle majorité de Français lui a donné mission de faire avancer ces sujets ????

    Qui est à la barre du bateau France ? Les Français ou une secte ?

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