Si vous comptiez prendre le train pour visiter le Louvre, mieux vaut revoir vos plans. D’un côté, les agents de la SNCF, enfants gâtés du service public, menacent de faire grève pour obtenir « une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % » ainsi qu’« un véritable treizième mois pour tous les cheminots ». De l’autre, les agents du Louvre ferment les portes aux touristes en raison des « conditions de travail toujours plus dégradées » et des avancées jugées insuffisantes dans les négociations avec le ministère de la Culture.
À la SNCF, le rituel est bien rodé. Malgré des primes généreuses, des accords sociaux prolongés et une entreprise qui reste massivement soutenue par l’argent public, certains syndicats jugent qu’une prime de 400 euros est « une blague ». Ce qui, soit dit en passant, en dit long sur le sens de l’humour des cheminots. Réclamer une augmentation, indépendamment des performances ou des contraintes économiques, relève moins de la négociation salariale que de la revendication hors-sol. Bien qu’il n’existe plus de recrutement avec le statut depuis 2020, les cheminots actuels profitent déjà de nombreux privilèges qui minent la compétitivité de l’entreprise et qui pèsent donc lourdement sur les contribuables : hausse de rémunération garantie, avancement de carrière planifié, avantages en nature via le Pass Carmillon, congés et RTT supérieurs aux salariés du privé, régime spécial de retraite (départ anticipé et pension moyenne brute supérieure à celle d’un salarié du régime général), régime spécial de Sécurité sociale… Rien qu’en 2022, le coût total de la SNCF était estimé à 20,3 milliards d’euros pour les particuliers et les entreprises, en prenant compte des subventions d’investissement, des coûts de fonctionnement, des intérêts de la dette et des subventions d’équilibre au régime de retraite (hors prix des billets de train !).
Au Louvre, le musée le plus visité du monde ferme ses portes, non faute de visiteurs, mais parce que plus de 300 agents ont voté la reconduction du préavis de grève lors d’une assemblée générale. Résultat : des milliers de touristes refoulés, des pertes économiques évidentes, et une institution culturelle transformée en levier de pression syndicale.
La France ne souffre pas d’un « ultralibéralisme », mais d’un corporatisme débridé : grévistes professionnels confondent allégrement défense des droits et parasitisme organisé. Alors, un conseil : si vous voulez admirer la Joconde, évitez de prendre le train.
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5 réponses
La SNCF est une ruine, mais au juste qui désigne son Président ? Recyclage de politiques ou de hauts fonctionnaires qui n’y risquent pas un centime de leur poche.
Quand j’étais en primaire, et ça remonte au début de la guerre d’Algérie, l’instit’ nous disait déjà que le régime de retraite de la SNCF était déficitaire…
Il serait honnête de préciser que le régime spécial de retraite a été supprimé en et ne concerne plus que les personnels déjà en place au 1er janvier 2020.
Donc même si c’est lent le coût supplémentaire de ce régime spécial disparaît peu à peu.
Et donc il faut encore supporter pendant 40 ans un surcoût, certes qui décroît, mais à quel rythme ? Pour rappel, le privé est passé brutalement du calcul de la pension des 10 meilleures années aux 25 meilleures, et ceci, même pour les gens qui avaient été embauchés quand la règle des 10 meilleures années prévalait. Quelle drôle d’équité !
La SNCF ? Un repaire de grévistes patentés. Voilà des gens qui n’ont pas fait une année sans grève depuis sa création. On a les records que l’on mérite. Je manque m’étrangler quand j’entends ces mendiants réclamer toujours plus au motif que la société ferait des bénéfices ! C’est quand même un sommet d’hypocrisie quand on sait qu’ils font supporter à la collectivité les 35 milliards de dette repris par l’Etat.
Ces gens ne méritent pas les sucreries qu’on leur accorde.
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5 réponses
La SNCF est une ruine, mais au juste qui désigne son Président ? Recyclage de politiques ou de hauts fonctionnaires qui n’y risquent pas un centime de leur poche.
Quand j’étais en primaire, et ça remonte au début de la guerre d’Algérie, l’instit’ nous disait déjà que le régime de retraite de la SNCF était déficitaire…
Bonjour
Il serait honnête de préciser que le régime spécial de retraite a été supprimé en et ne concerne plus que les personnels déjà en place au 1er janvier 2020.
Donc même si c’est lent le coût supplémentaire de ce régime spécial disparaît peu à peu.
Et donc il faut encore supporter pendant 40 ans un surcoût, certes qui décroît, mais à quel rythme ? Pour rappel, le privé est passé brutalement du calcul de la pension des 10 meilleures années aux 25 meilleures, et ceci, même pour les gens qui avaient été embauchés quand la règle des 10 meilleures années prévalait. Quelle drôle d’équité !
La SNCF ? Un repaire de grévistes patentés. Voilà des gens qui n’ont pas fait une année sans grève depuis sa création. On a les records que l’on mérite. Je manque m’étrangler quand j’entends ces mendiants réclamer toujours plus au motif que la société ferait des bénéfices ! C’est quand même un sommet d’hypocrisie quand on sait qu’ils font supporter à la collectivité les 35 milliards de dette repris par l’Etat.
Ces gens ne méritent pas les sucreries qu’on leur accorde.