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jeudi 15 janvier 2026

Au Louvre, la grève comme collection permanente

Temps de lecture : < 1 minute

Lundi 15 décembre, le Louvre n’a pas ouvert ses portes. Non pas pour restaurer un chef-d’œuvre ou renforcer sa sécurité, mais parce que quelque 400 agents ont voté à l’unanimité une grève reconductible. Le musée le plus visité du monde propose donc une expérience alternative : des portes closes, des banderoles déployées et une rhétorique syndicaliste victimaire comme à l’accoutumée.

Les syndicats dénoncent une détérioration des conditions de travail et affirment se vivre comme « le dernier rempart avant l’effondrement ». La formule est martiale. On eût cependant apprécié que l’héroïque rempart empêche l’enlèvement des joyaux de la Couronne, en octobre dernier…. Après plusieurs jours de fermeture imposés aux visiteurs du monde entier pour cause de cambriolage, le Louvre est donc à nouveau fermé. Cette fois donc, parce que ceux qui accueillent le public estiment ne plus pouvoir le faire. Les syndicats expliquent vouloir défendre la qualité de l’accueil des visiteurs, tout en se montrant parfaitement indifférents à leur sort, alors qu’ils ont parfois traversé la planète pour acheter leurs billets.

La ministre de la Culture, Rachida Dati, a d’ailleurs reculé devant les syndicats : elle a promis de revenir sur une baisse de 5,7 millions d’euros de dotation publique prévue dans le projet de loi de finances 2026. Message reçu : le chantage syndicaliste fonctionne. Peu importe que l’image de la France ait déjà été fragilisée par un vol humiliant. L’essentiel est de maintenir la tradition selon laquelle le service public se protège d’abord de ses usagers.

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5 réponses

  1. Tous les vôtes soit disant à l’unanimité sont par principe suspect et sous entendent forcément une forme de contrainte dissimulé. Il est statistiquement impossible que sur 400 personnes il n’y ait pas au moins une petite partie qui ne soit pas d’accord.
    C’est ce qu’on appelle la dictature de l’effet de masse!!

  2. Difficile de comprendre que le musée qui se veut être le plus grand du monde, qui accueille 40% de visiteurs en plus de ce qui est prévu, soit l’objet de vols par des pieds nickelés, d’inondations, de fissurations, d’actes de malveillance, de déficits chroniques et de grèves à répétitions. La gestion désastreuse du Louvres est à l’image de celle de la France. Le président de la France et la directrice du Louvres sont coupables et responsables, mais l’un est élu, l’autre nommée et elle doit donc être révoquée! Nous ne pouvons plus financer l’incompétence.

  3. Il est par ailleurs notable de remarquer simplement que les emplois de surveillants et agents d’accueil au musée du Louvre, comme ceux de la mairie de Paris, ne font pas l’objet d’offres d’emplois sur les sites internet d’embauche à ma connaissance …
    Est ce un recrutement réservé à certains syndicats moyennant une adhésion ou une autre forme de cooptation ?
    Quel est le statut de ces employés : public ou assimilé ou bien privé ?
    Pourquoi pas plus d’agents privés s’ils sont peu nombreux ?
    Qu’en est il si nous comparons simplement les effectifs du Louvre avec ceux du Met ou de la Tate gallery ou d’autres grands musees en tenant bien sûr compte des superficies respectives?
    Des questions justifiées par l’incurie de la direction actuelle que démontrent l’inondation récente d’une pièce abritant des parchemins (ils savent bien eux que le papier ne craint pas l’eau), le vol de bijoux de collection sans opposition d’aucun membre du personnel et l’aménagement d’une cuisine d’un demi million d’euros dans un lieu peu adapté semble t’il pour la camarade en chef et son équipe.

  4. La détérioration des conditions de travail dans le musée du Louvre ! Les visiteurs seraient devenus agressif? Ce n’est quand même pas les pieds dans la boue que l’on travaille au musée? Une gréve votée à l’unanimité, initiée par la CGT sans doute et comme d’habitude. Je me souviens de ce travailleur venu me demander une feuille de déclaration d’accident du travail pour un nez écrasé « en chutant au sol ». Je lui ai demandé pourquoi il ne s’était protégé en portant ses mains en avant. La réponse que j’ai découverte par moi-même était syndicale.

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