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mardi 9 juin 2026

Guerre en Ukraine : bilan désastreux pour Poutine et le G7 annonce son « soutien indéfectible » à Kiev

Temps de lecture : 2 minutes

La guerre en Ukraine est entrée mardi dans sa cinquième année, avec un front qui n’évolue plus que très lentement malgré les innovations régulières des deux armées. Si le recours massif aux drones en sus d’une certaine agilité tactique permet à la ligne de front ukrainienne de tenir (malgré la perte, de temps en temps, d’un village), les effectifs, dans un ratio souvent de 1 combattant contre quatre, ne conduit toutefois pas à reconquérir les territoires perdus, même si environ 300 km2 ont été repris en février.

Le bilan de cette guerre constitue au demeurant un désastre absolue pour la Russie, même si Vladimir Poutine ne le reconnaîtra jamais.

Pour s’emparer d’environ 75 000 km2 supplémentaires par rapport à ceux qu’elle contrôlait depuis 2014, la Russie a un bilan lourd d’ environ 1,3 millions de soldats tués ou estropiés selon le think-tank américain de référence Center for Strategic and International Studies (CSIS). Soit pas loin d’un dixième du nombre d’hommes en âge de combattre (compte tenu des exclusions médicales et emplois stratégiques). Une perte à laquelle s’ajoute environ un million de jeunes hommes ayant fui à l’étranger. Son économie, un temps dopée par les commandes militaires, commence à montrer des signes d’essoufflement : elle est confrontée à des pénuries persistantes de main-d’œuvre et à une forte inflation. L’Etat russe fait face à un déficit budgétaire croissant et à une baisse des revenus pétroliers.

Sur le plan géopolitique, la Russie s’est considérablement isolée, puisqu’elle a perdu ses marchés et fournisseurs occidentaux, même si elle parvient encore à s’approvisionner en pièces détachées pour ses missiles via des circuits de contrebande. Elle dépend désormais complètement de la Chine sur le plan économique. En clair, la Russie a troqué une tentative de soumettre un voisin pacifique quatre fois moins grand qu’elle contre une dépendance extrême à un régime sans scrupules huit fois plus grand qu’elle. Pas sûr que ce soit judicieux.

Développement important, même s’il n’augure pas forcément d’un soutien concret du président américain à l’Ukraine en termes de fournitures militaires, les dirigeants des pays du G7, dont Donald Trump, ont affirmé leur « soutien indéfectible à l’Ukraine dans la défense de son intégrité territoriale et de son droit à exister », dans une déclaration publiée mardi.

Cette déclaration commune des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie, du Canada et du Japon constitue la première du G7 sur l’Ukraine au niveau des dirigeants depuis le retour de Donald Tump à la Maison Blanche il y a un an.

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8 réponses

  1. Les chinois jouent moins aux échecs que les Russes mais en politique Poutine est un ridicule petit Bambin. Xi lui a fait croire qu’il avait son assentiment, pour le laisser s’embourber, s’affaiblir et devenir une proie, n’y a t’il pas quelques territoires à récupérer.

      1. Bien plus que cela. Ils veulent déjà la Mandchourie que la Russie leur a volé à la fin du XIXe siècle. Puis la Sibérie et ses richesses minières. Elle est très peu peuplée et ils y ont déjà des exploitations, généreusement accordées par cet idiot de Poutine qui ne voit rien venir. Avec leur personnel chinois logé sur place, elles colonisent déjà la Sibérie au profit de leur pays. La guerre en Ukraine, décimant la jeunesse russe, affaiblit l’empire russe. Les chinois n’ont aucun intérêt à ce qu’elle prenne fin.

  2. La stratégie de D Trump vis à vis de Moscou évolue. Trump a enfin compris que sans un soutien appuyé aux forces Ukrainiennes Poutine ne viendra jamais aux négociations réelles.
    Encore qu’il soit fort possible que sa prétention antérieure à l’obtention d’une paix rapide n’ait été qu’un effet de communication. Voyez nous avons tout essayé, mais Poutine ne veut rien savoir…

    1. Yves vous faites l’inventaire des pertes du côté Russe mais quand est-t-il du côté de l’Ukraine??? “ Poutine ne le reconnaitra jamais” auront-nous la reconnaissance du désastre du côté Ukrainien avec la population active presque décimé ou exilé??

  3. Georges Clemenceau:  » On ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse.  » On fera les comptes à la fin de la guerre.

  4.  » On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse.  » ( Georges Clemenceau )

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