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samedi 24 janvier 2026

Guyana : élections et manne pétrolière

Temps de lecture : 2 minutes

Les Guyaniens votaient lundi pour élire leurs députés et leur président, appelés à gérer l’énorme manne pétrolière de ce pays d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves de brut de la planète par habitant, sur fond de tensions avec le Venezuela voisin. Le président devra aussi gérer l’épineux dossier de l’Essequibo, une région de l’ouest riche en pétrole et minerais qui constitue les deux tiers du territoire guyanien et fait l’objet d’un différend avec le Venezuela.

Le président sortant et candidat à sa succession, Irfaan Ali, a notamment apporté lundi son soutien au déploiement militaire des Etats-Unis dans les Caraïbes. Dimanche soir, le Guyana avait dénoncé des coups de feu tirés depuis le Venezuela sur un de ses bateaux. Caracas revendique de nouveau depuis un an les deux tiers, riches en pétrole, de ce pays peuplé de seulement 800.000 personnes. Pour dissuader toute ingérence ou coup de force du Venezuela, qui s’enfonce dans la pauvreté sous la direction de Nicolas Maduro depuis une douzaine d’années, bien qu’il soit assis sur les plus grandes réserves de pétrole non conventionnel de la planète, les Etats-Unis ont déployé au large une imposante flotte militaire.

La manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat

Selon la plupart des observateurs, trois favoris se détachent : Irfaan Ali (Parti populaire Progressiste PPP/C, centre gauche), l’opposant Aubrey Norton (APNU, Partenariat pour une nouvelle unité, gauche) et le populiste Azruddin Mohamed, parfois surnommé le « Trump Guyanien », un milliardaire qui vient de créer son parti WIN (Gagner/Nous investissons dans la nation) pour bouleverser le système bipartite.

Le vainqueur gérera la manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat (6,7 milliards de dollars en 2025) avec la plus forte croissance économique d’Amérique latine (43,6% en 2024). Le Guyana, qui a commencé l’exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d’un million en 2030.

Illustration de couverture © Freepik IA

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2 réponses

  1. Il reste à prendre la Norvège pour modèle de gestion de cette manne (sans le côté donneur de leçons) et non le Venezuela.

    1. A priori, vu la tension entre les deux pays, il y a peu à parier que le Guyana imite le Vénézuela…

      Mais pour les leçons de morale, de la part de partis de gauche d’Amérique Latine, ne fondez pas trop d’espoirs…

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