Une note confidentielle circule depuis quelques jours dans les ministères, selon Le Parisien qui y a eu accès. L’administration centrale s’y réjouirait d’une augmentation des recettes, due principalement à l’inflation qui dope les revenus des collectivités locales. Si elle reconnaît l’impact de la hausse des prix sur les dépenses courantes, les experts estiment que cela reste dans des proportions « contenues ». Seules 500 communes seraient en grande difficulté de trésorerie. Ainsi, « le solde du compte au Trésor des collectivités locales atteint 60,7 milliards d’euros à la fin août 2022 contre 53,8 milliards en août 2021 » y est-il écrit.
Pour l’Etat, puisque les communes sont en excédent, c’est que tout va bien. Il envisagerait donc de faire des économies supplémentaires sur le dos des collectivités en réduisant leur dotation globale de fonctionnement (DGF), pourtant essentielle, de 210 millions d’euros.
Ce que les experts de la note oublient de rappeler, c’est que les collectivités, contrairement à l’Etat, n’ont pas le droit de financer leurs dépenses de fonctionnement par le recours à l’emprunt. Elles ne peuvent pas non plus présenter un budget qui n’est pas à l’équilibre, contrairement, là encore, à Bercy.
C’est par inquiétude que les collectivités ont constitué une épargne de précaution, pour pouvoir faire face à l’incertain que nous promettent les différentes crises que nous traversons. Les communes ont baissé les investissements de 15%, pénalisées qu’elles sont par l’inflation. Pour les régions, si la dynamique de la TVA leur rapportera 750 millions d’euros, la hausse des prix des carburants et du gaz leur coûtera 1 milliard d’euros supplémentaires en dépenses de fonctionnement. Il ne faut pas oublier non plus l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires, promesse du Gouvernement, qui pèsera elle aussi sur les finances locales.
Les collectivités ont raison d’être inquiètes. Certaines s’organisent pour dégager des marges de manœuvre et l’Etat s’arrogerait le bénéfice de ces efforts ? Une fois de plus, c’est bien l’Etat qui ne donne pas le bon exemple. Qu’il se soumette aux mêmes exigences budgétaires que les collectivités, qu’il s’inspire de leurs exigences et la France sera dans un bien meilleur état.
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3 réponses
Une forte hausse des valeurs locatives cadastrales est plus que probable, au moins égale à celle du taux d’inflation. Donc une nouvelle dégradation du pouvoir d’achat.
Mais où va tout cet argent, alors que la qualité de nos services publiques ne cesse de se dégrader ? Dans les hausses des prix des énergies ? Mais qui a mis à mal nos centrales nucléaires ?
Je me souviens : dans les années « 90 » (déjà), les administrations purgeaient au maximum leurs dotations annuelles afin de pouvoir obtenir, à tout le moins, la même (voire augmentée) l’année suivante. Parfois, elles avaient tellement économisé qu’elles faisaient installer des cuisines intégrées à l’intérieur de leurs établissements au prétexte d’avoir un local dédié pour prendre le « café ». On marche sur la tête et ça plait au bon peuple qui ne s’inquiète que de la date à laquelle il va recevoir ses « 100 balles ». Aujourd’hui les collectivités subissent le même aveuglement : plus elles vont économiser, plus leurs dotations vont diminuer. C’est la logique de gestion que nous subissons depuis 1981 et ce, quel que soit la couleur politique en place. On comprend pourquoi, dans le même temps, s’est cumulé une dette de 3000 milliards d’€uros !!!
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3 réponses
Une forte hausse des valeurs locatives cadastrales est plus que probable, au moins égale à celle du taux d’inflation. Donc une nouvelle dégradation du pouvoir d’achat.
Mais où va tout cet argent, alors que la qualité de nos services publiques ne cesse de se dégrader ? Dans les hausses des prix des énergies ? Mais qui a mis à mal nos centrales nucléaires ?
L’état doit rendre l’argent escroqué aux français ! mesure à inscrire dans la constitution.
Je me souviens : dans les années « 90 » (déjà), les administrations purgeaient au maximum leurs dotations annuelles afin de pouvoir obtenir, à tout le moins, la même (voire augmentée) l’année suivante. Parfois, elles avaient tellement économisé qu’elles faisaient installer des cuisines intégrées à l’intérieur de leurs établissements au prétexte d’avoir un local dédié pour prendre le « café ». On marche sur la tête et ça plait au bon peuple qui ne s’inquiète que de la date à laquelle il va recevoir ses « 100 balles ». Aujourd’hui les collectivités subissent le même aveuglement : plus elles vont économiser, plus leurs dotations vont diminuer. C’est la logique de gestion que nous subissons depuis 1981 et ce, quel que soit la couleur politique en place. On comprend pourquoi, dans le même temps, s’est cumulé une dette de 3000 milliards d’€uros !!!