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lundi 1 juin 2026

Haut-commissariat au Plan : Clément Beaune rêve d’une « troisième voie » et d’une « planification à la française »

Temps de lecture : 2 minutes

Le haut-commissariat à la Stratégie et au Plan fête ses 80 ans. Qui n’a jamais entendu du Plan ? Fondé au lendemain de la deuxième guerre mondiale et dirigé d’abord par Jean Monnet, le commissariat général au Plan s’inspire des organismes soviétiques de planification pluriannuelle. Son rôle est d’ « éclairer » les politiques publiques comme sont censés le faire d’autres organismes publics tels le Conseil d’analyse économique, le Conseil économique social et environnemental, le Secrétariat général pour l’investissement ou encore France Stratégie. Nous avons consacré de nombreux articles à ces « machins » administratifs avec la même interrogation : à quoi servent-ils ? Il est vrai, le haut-commissariat ne coûte pas cher : un budget de fonctionnement d’environ 2 millions d’euros et un coût total de 6 ou 7 millions. Une goutte d’eau dans le total de nos dépenses publiques. Toutefois, la question de son (in)utilité doit être posée. D’autant plus que son dirigeant, Clément Beaune, propose de revenir aux « lois de plan » afin de fixer les grandes orientations du pays. Selon lui, il faut « une troisième voie entre un autoritarisme vertical et un libéralisme débridé. Une planification à la française. »

Clément Beaune est un énarque qui n’a jamais travaillé dans une entreprise privée. Ce n’est pourtant pas une excuse pour avoir « oublié » que la France pratique la troisième voie depuis longtemps. Ni autoritarisme à la soviétique, ni libéralisme à l’américaine, voilà ce qu’a constamment été la devise des gouvernants français. Une manière facile de ne pas réformer et de laisser grossir l’Etat providence sur le dos d’un secteur privé de plus en plus taxé et de plus en plus réglementé. Avec le succès que l’on connaît aujourd’hui. La France est au bord de la faillite. Ce n’est donc pas une troisième voie qu’il faut au pays, mais une voie de réformes. Et ce n’est pas la « planification à la française » qui nous sauvera. Elle risque même de nous enfoncer encore plus.

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