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samedi 24 janvier 2026

Il faut supprimer les bonus des syndicats et des leaders syndicaux

Temps de lecture : 3 minutes

La chasse aux bonus des traders est ouverte. Mais pourquoi ne pas s’intéresser également aux bonus des syndicats et des leaders syndicaux eux-mêmes ? C’est ce que propose l’IREF, puisqu’un bonus est aujourd’hui défini comme une prime injustifiée, un gros lot qui ne doit rien aux vertus de ceux qui le touchent.

La chasse aux bonus des traders est ouverte. Mais pourquoi ne pas s’intéresser également aux bonus des syndicats et des leaders syndicaux eux-mêmes ? C’est ce que propose l’IREF, puisqu’un bonus est aujourd’hui défini comme une prime injustifiée, un gros lot qui ne doit rien aux vertus de ceux qui le touchent.

La suppression ou la taxation des bonus des traders et des banquiers est à la mode. L’IREF propose que l’on supprime aussi les bonus publics des syndicats, ces organismes qui bénéficient des financements les plus occultes de la part de certaines entreprises, mais aussi et surtout de la part de l’Etat, des collectivités locales et des caisses sociales. Au total, des dizaines de millions d’euros sont pris aux contribuables français pour soutenir l’action des syndicats.

Le 49e Congrès de la CGT s’est achevé avec la réélection de Bernard Thibault pour un quatrième mandat. Au milieu de différents communiqués de presse incantatoires et dépourvus d’intérêt, les médias présents au Congrès ont eu droit aux données fournies par la CGT concernant le nombre d’adhérents. 654.000 est le chiffre affiché, mais le chiffre réel est probablement deux fois moindres. Mais rien sur les finances. Pourtant, malgré leur statut particulier, les syndicats sont tenus de faire toute la lumière sur leurs comptes car ils peuvent être contrôlés par les Urssaf, l’IGAS, le fisc ou la Cour des Comptes. Officiellement, la CGT déclare 15,5 millions d’euros dont 5 millions d’euros provenant des cotisations des adhérents, le reste étant de l’argent public. Or, les chiffres plus proches de la réalité tournent autour des 75 millions d’euros auxquels il faudrait rajouter l’argent des comités d’entreprise. Le principal comité étant la Caisse centrale d’activités sociales d’EDF (CCAS) gérée par la CGT et qui bénéficie d’un budget de 437 millions d’euros. Une grande partie de ce budget – difficile de savoir combien – va directement sur le compte de la CGT. Plus encore, on estime à 3 415 le nombre d’emplois subventionnés par la caisse. Presque tous bénéficient à la CGT. Et, le comble, la CCAS vient d’annoncer (début décembre) une OPA d’un montant de 60 millions d’euros sur le groupe d’hôtellerie de plein air Compagnie Internationale André TRIGANO (Ciat). C’est ce qu’on appelle faire du libéralisme sauvage…

Il y a aussi les « bonus d’emplois publics »

En plus de ces bonus d’argent public, les syndicats profitent aussi des « bonus d’emplois publics ». C’est un système bien français qui s’appelle la « mise à disposition » et qui permet à des dizaines de milliers de syndicalistes de recevoir leur salaire de fonctionnaire tout en « travaillant » à plein temps pour leur syndicat. On estime à 40 000 le nombre de fonctionnaires qui ne mettent jamais les pieds dans l’administration dont ils dépendent. Le leader de FO, Jean-Claude Mailly, n’est-il pas, comme d’ailleurs son prédécesseur, Marc Blondel, un fonctionnaire appartenant normalement à la Sécurité Sociale ? Quant à Bernard Thibault, il est … cheminot donc salarié de la SNCF. Environ 255 personnes travaillent au siège de la CFDT, boulevard de Belleville à Paris. Personne ne sait qui les paye.

Aujourd’hui, on compte environ 7% de syndiqués en France. Si l’on enlève les fonctionnaires, on tombe à 3%. En 1949, presque 50% de la population active était syndiquée. Bien entendu, les syndicats cachent ces vrais chiffres et ne publient pas non plus les résultats des sondages d’opinion sur leur popularité (sauf quand ça les arrange). Le noyau central des syndiqués est fourni par les agents publics des entreprises d’Etat (SNCF, RATP, EDF, Aéroports de Paris, Arsenaux…). La moyenne des syndiqués en Europe est de 25%, avec des pays comme la Suède ou le Danemark où le nombre de syndiqués atteint 80% de la population active.

En juin dernier, le gouvernement s’est penché sur la « rénovation de la démocratie sociale » en affirmant sa volonté de réformer les syndicats. Rien d’important n’a été fait. Et la première chose à faire serait de rendre transparents les comptes des syndicats et de leur couper les sources de financement public. Rien ne justifie un tel sacrifice de la part des contribuables français.

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51 réponses

  1. COMPARER LES TRAIDEURS ET LES
    COMPARER LES TRAIDEURS ET LES SYNDICATS IL FAUT OSER.Vous l’avez fait. Carton rouge.Ne m’envoyez plus vos commantaires pour cause de date limite de vente.

  2. Il faut supprimer les bonus
    Il faut supprimer les bonus des syndicats et des leaders syndicaux?

    Je dirais meme: Il faut supprimer tous les avantages legislatifs des syndicats.

  3. supprimer les bonus des syndicats
    tres bel article M LECAUSSIN….

    voila de la vraie information; j’espere que les gens de bonne volonte vont se reveiller et ne plus se laisser diriger par des mensonges et cette mediocritee?…..

    1. merci beaucoup
      merci beaucoup de nous lire et de nous encourager dans notre travail.

      Nous travaillons en étroite collaboration avec Contribuables Associés.

      NL

    1. financement de toutes les associations loi 1901 par l’etat
      je suis d’accord avec vous ; au lieu de continuer de taxer le contribuable commen

    1. pure connerie
      que vos grands parents qui se battus pour votre niveau de vie actuel se retourne dans leur tombe sans le syndicalisme vous travailleriez pour des bananes esp

    1. Bien vrai l’article
      Un syndicat avec les année j’ai appris à les connaître. C’est magouille et compagnie. Surtout les haut placé qui ont des gros salaires, un chauffeur, et les frais de déplacement payé. Mais pas dans un Hôtel Formule 1. Par contre le salarié qui vient en réunion au siège, c’est l’Hôtel le moins cher et pas trop de frais de restaurant. Il faut qu’il reste de l’argent pour les gros salaires.

    1. Je donne raison
      Quand tu as besoin d’eux, ils ne se mouillent pas trop. Quand c’est facile pour récupérer de l’argent c’est tout bon. Sinon la réponse est :  » je ne sais pas quoi faire  » et  » ça nous revient cher « . En tout cas moi j’ai perdu de l’argent car personne n’a bougé son derrière.

    2. Je donne raison
      Quand tu as besoin d’eux, ils ne se mouillent pas trop. Quand c’est facile pour récupérer de l’argent c’est tout bon. Sinon la réponse est :  » je ne sais pas quoi faire  » et  » ça nous revient cher « . En tout cas moi j’ai perdu de l’argent car personne n’a bougé son derrière.

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