Le Sénat, dominé par la droite, s’est attaqué jeudi au projet de budget de l’Etat pour 2026 en assumant une attitude plus intransigeante que jamais sur sa ligne « anti-taxes », quitte à rendre encore un peu plus difficile l’étroite voie de passage vers un compromis budgétaire.
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 occupera les sénateurs jusqu’à un vote solennel le 15 décembre. Leader de la droite sénatoriale, Bruno Retailleau a annoncé la couleur face à un budget qui, à l’issue de son passage devant l’Assemblée nationale, ressemble à un concours taxatoire et de dépenses sans équivalent dans le monde occidental. « Il ne restera rien du budget. Le Sénat va faire son travail », a-t-il lancé jeudi lors d’une intervention au Sommet de l’économie, organisé par le magazine Challenges. « C’est-à -dire qu’il y aura moins d’impôts (…) et on va faire beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d’économies que le gouvernement dans sa copie initiale », a-t-il affirmé. Au Sénat, le chef du parti gaulliste aura probablement les moyens de ses ambitions, grâce à la solide alliance nouée avec les centristes.
Les débats sur le budget de la Sécurité sociale, ces derniers jours, ont déjà dressé le tableau d’une droite sénatoriale inflexible, refusant la suspension de la réforme des retraites et la quasi-totalité des compromis trouvés à l’Assemblée nationale.
« Notre majorité, c’est un rouleau-compresseur, elle vote en bloc, contrairement à l’Assemblée », assure le chef des centristes, Hervé Marseille, par ailleurs patron de l’UDI. « On essaie d’avoir une ligne qui soit claire et audible : limiter les impôts, trouver des économies ». Transformation de l’aide médicale d’Etat pour les sans-papiers en aide médicale d’urgence, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, suppression de 4.000 postes d’enseignants supplémentaires, refus de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, restriction de la taxe sur les « holdings patrimoniales » proposée par le gouvernement… Voici, pêlemêle, les propositions que la Haute assemblée promet de voter.
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3 réponses
Ils ont raison : le mot économies ne fait pas partie du vocabulaire de nos députés
Le sénat va faire son travail….
Ah bon ?
J’attends de voir comment les membres du sénat vont économiser 200 milliards sur les dépenses publiques, seule mesure indispensable ! Ils vont faire du bricolage, comme d’habitude, comme nos députés en majorité incompétents !
Les français n’intéressent pas nos dirigeants, dès lors, ils vont continuer à regarder leur nombril et leurs avantages !