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mercredi 12 août 2026

Impôt sur les sociétés en France : un taux élevé pour des recettes limitées

Temps de lecture : 2 minutes

Selon l’OCDE, en 2026, la France affiche le taux légal d’imposition sur les sociétés le plus élevé sur un échantillon d’environ 146 pays. Mais l’organisation internationale confirme aussi que l’imposition sur les sociétés lui rapporte relativement peu par rapport à la taille de son économie. Dans le détail, afin d’ajuster les calculs, l’OCDE prend en compte l’impôt sur les sociétés (IS), mais aussi la surtaxe sur les grandes entreprises. Le total relevé par l’organisme est de 36,1 %, soit le niveau le plus élevé des 146 pays étudiés, suivi par Malte, le Maroc (pour ses grandes entreprises) et la Colombie, tous à 35 %. Ce taux record tient toutefois à une contribution exceptionnelle et temporaire ; le taux de droit commun demeure de 25,8 %.

Pourtant, lorsque l’on observe les recettes effectivement collectées, la situation est très différente. En effet, en 2023 les recettes françaises de l’imposition sur les sociétés sont parmi les plus faibles des pays étudiés : elles représentent 5% des recettes fiscales totales (contre une moyenne de 17,3 %). Seuls 7 pays ont un niveau plus faible que celles de la France.

Plus encore, les recettes françaises de l’imposition sur les sociétés en pourcentage du PIB se retrouvent, là aussi, dans la partie basse du classement de l’étude de l’OCDE. Avec un niveau d’environ 2,5 % du PIB en 2023, la France fait, encore une fois, figure de mauvais élève dans le domaine de la fiscalité. Dans le haut du classement, nous retrouvons la Norvège et la Trinité-et-Tobago, toutes deux avec des recettes d’imposition sur les sociétés qui dépassent 10 % du PIB.

Relevons également le fait qu’en France, près de la moitié des recettes d’imposition sur les sociétés provient des entreprises multinationales : en 2023, elles ont contribué à hauteur de 47 % du montant total de l’impôt payé par les sociétés, ce qui montre le poids important des grands groupes internationaux dans les recettes fiscales françaises. Ce pourcentage se situe dans la moyenne haute de l’échantillon de 45 pays retenu par l’OCDE (concernant les multinationales).

Nous ne cesserons de le répéter : ce n’est pas le niveau affiché d’un impôt qui compte, mais sa capacité réelle à générer des recettes sans dégrader l’activité économique qui le finance. Et on voit bien qu’en ce qui concerne la France, le rendement de l’imposition sur les sociétés est mauvais. Une approche plus efficace consisterait à privilégier une fiscalité plus simple, plus stable, plus prévisible, et bien plus attractive que ce qu’elle n’est aujourd’hui.

À l’heure actuelle, la France s’enfonce dans une crise qu’elle ne souhaite visiblement pas stopper. Voyant que le déficit et la dette augmentent, que les services publics se dégradent, les étatistes qui nous gouvernent (et ils sont nombreux) ont plongé dans le réflexe qui consiste à taxer et imposer toujours plus afin de résoudre ces problèmes. Pourtant, aucun résultat n’est visible. Chers politiques, connaissez-vous Arthur Laffer ?

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10 réponses

  1. Les réflexes pavloviens du monde politique sur quasiment tout l échiquier politique avec la bénédiction massive des gaulois égocentriques et irresponsables
    Foncons a tu tête dans le mur dans l inconscience collective

  2. Nous avons un problème de dépenses excessives pas de recettes
    Il suffit de nous comparer avec nos voisins européens
    Mais notre arrogance et notre suffisance nous empêchent de reconnaître nos erreurs
    L humilité n est pas dans les gênes du franchouillard

    1. A écouter Macron, on se rend bien compte que le roi n’est pas son cousin, pourtant quand on voit ses résultats, il n’y a pas de quoi pavoiser.

  3. Et ce n’est pas fini, la facturation électronique ne sera pas indolore, même importante pour les TPE et PME. Eh hop des services administratifs inutiles en plus !! Tous ces pseudo intellos peu intelligents restent encore persuadés que la richesse d’un pays vient de l’administratif alors que ce ne sont que des charges et des dettes. Comment peut-on rester a ce point idiot dans ce pays France ? 68 a fait bien plus de dégâts que l’on ne pourrait le penser et ce jusqu’à atteindre les profondeurs du cerveau.

    1. Vous posez le doigt là où ça fait mal et ce serait bien pis si par malheur – ce qu’à Dieu ne plaise – le ci-devant Mélenchon s’appropriait la république.

  4. Une confirmation de plus ! Nous avons des incompétents au pouvoir. Au lieu d’alléger massivement l’impôt sur les sociétés, nos crétins l’alourdissent au point de ne pas comprendre pourquoi il y a moins de recettes. Il faut vraiment en tenir une sacrée couche ! c’est tellement évident, sauf pour nos technocrates !

    1. Ils ne sont pas incompetents car ils obéissent a une idéologie très claire l etatisme assez largement partagé en France

  5. Il convient de distinguer le taux d’imposition facial du taux effectif, après prise en compte par les comptables, experts comptables et fiscalistes de toutes les déductions, exonération et retraitements possibles autorisés par le code des impôts, d’où la faiblesse des rentrées fiscales qui sont pas en discordance avec le taux affiché.
    Il vaudrait mieux faire l’inverse : afficher un taux facial plus faible pour attirer les investisseurs et réduire d’autant les déductions, exonérations et retraitements. Seulement voilà : les gaucho-socialos crieraient au scandale car notre fiscalité n’en ferait que pour « les riches » !

  6. Vous indiquez dans l’article une contribution exceptionnelle et temporaire de l’I S.
    Tout le monde sait ce que provisoire, exceptionnel et temporaire signifient en France.
    Que n’avons nous des techniciens et des économistes dans le gouvernement. Non, je ne parle pas des duettistes Piketty & Zucman…

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