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mercredi 10 décembre 2025

Javier Milei restreint le droit de grève et libéralise encore plus le système bancaire

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Le président argentin, Javier Milei, inspiré par la doctrine libérale qui a déjà divisé par dix l’hyperinflation via la réduction des dépenses publiques, ce qui s’est accompagné d’une chute de la corruption et des gaspillages depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2023, continue sur sa lancée. Il vient de signer un décret limitant le droit de grève en imposant à de nouveaux secteurs d’assurer un niveau élevé de service minimum.

L’éducation, le transport maritime et fluvial, les services portuaires et douaniers ou encore les télécommunications ont rejoint la liste des activités dites essentielles, qui comptait déjà les hôpitaux, l’énergie ou encore le contrôle aérien. La CGT argentine estime que cela revient à tenter « de supprimer le droit de grève en Argentine, d’un trait de plume, sans débat ni analyse préalable ». Non, juste d’empêcher des professions stratégiques de paralyser le pays. Auparavant, en cas de grève, une concertation devait avoir lieu entre les syndicats, l’entreprise et des représentants des autorités pour fixer leur taux d’activité. A présent, ils sont contraints d’assurer 75% de leurs services, selon le texte publié au Journal officiel. Le décret crée en outre une catégorie d’activités comprenant le transport de personnes, la construction et l’industrie alimentaire, où le niveau d’activité doit être préservé à 50%.

Buenos-Aires a en outre annoncé une série de mesures pour assouplir les contrôles sur les mouvements d’argent dans le système bancaire et financier, afin d’encourager les Argentins à sortir leurs dollars de sous le matelas. Méfiants à l’égard du peso comme des dépôts bancaires après des décennies d’inflation galopante, plusieurs crises économiques et un traumatisant gel des avoirs bancaires (« corralito ») en 2001, les Argentins ont l’habitude de se constituer des économies en dollars qu’ils conservent hors du système bancaire. Un phénomène accentué par le contrôle des changes en vigueur depuis plus d’une décennie et supprimé à peine en avril dernier, qui a encouragé l’achat de dollars sur le marché informel. Les réformes, regroupées sous le slogan « tes dollars, ta décision », doivent entrer en vigueur au 1er juin. Elles prendront la forme d’un décret, complété d’un projet de loi pour modifier des aspects liés à la fiscalité. Selon les estimations officielles, les Argentins détiennent quelque 200 milliards de dollars non déclarés, soit cinq fois les réserves brutes de la Banque centrale du pays. En outre, pour réduire le contrôle gouvernemental sur les dépenses privées, les banques seront tenues d’accepter des dépôts allant jusqu’à 100 millions de pesos (environ 90.000 dollars) sans demander la provenance des fonds, et les dépenses par carte bancaire ne seront pas communiquées aux autorités fiscales.

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5 réponses

  1. Ce sont es députés qui émettent des lois ,,ils sont la pour ça or une loi est une contrainte avec des interdictions et des amandes. Pus il y a des députés plus il y a des contraintes pour le peuple et moins le peuple est libre d’agir. La question, si on diminue les députés, ceux qui restent feront ils que des lois essentielles, juste pour éviter les guerres civiles et l’anarchie

  2. « les banques seront tenues d’accepter des dépôts allant jusqu’à 100 millions de pesos (environ 90.000 dollars) sans demander la provenance des fonds, et les dépenses par carte bancaire ne seront pas communiquées aux autorités fiscales. »
    Incroyable !

  3. Le service minimum est une chose que nous devrions clairement importer chez nous, et particulièrement dans la fonction publique !
    Je ne suis pas de ceux qui appellent à tout privatiser et je suis même jaloux du monopole (aujourd’hui disparu) de l’État dans certaines domaines (notamment la production d’énergie). Mais cette position dominante doit s’accompagner de conditions de travail extrêmement strictes : le service dû aux Français doit être assuré quelles que soient les circonstances.

  4. Malheureusement les Argentins se doutent bien qu’un changement de gouvernement ramenant la gauche au pouvoir relancerait l’inflation. Ils ne sortiront donc pas leurs dollars!

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