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vendredi 15 mai 2026

Javier Milei n’est pas un populiste mais un libéral

Temps de lecture : 2 minutes

La jeune chaîne T18 propose, lundi prochain, 2 février, une soirée consacrée à Javier Milei. Un documentaire sera suivi d’un débat sur le président argentin, sa personnalité, ses réformes et ses résultats. Il a été préenregistré et nous faisions partie des débatteurs, ce qui nous a donné l’occasion de rappeler les réformes libérales de Milei et de dresser un bilan de ses politiques. L’IREF-Contrepoints a publié un long article à ce sujet. La journaliste qui animait l’émission était aussi très intéressée par  le « populisme » de Milei. En ce qui nous concerne, Milei n’est pas un populiste. Ou alors tous les politiques qui disent la vérité sur l’état économique et social du pays sont des populistes. Le président argentin n’oppose pas le « peuple » aux « élites », quelles qu’elles soient. Il n’instrumentalise pas la population, ne raconte pas des bobards, il n’utilise pas non plus le discours populiste comme un paravent pour dissimuler une éventuelle inaction ou pour se prémunir contre les critiques. Au contraire. Milei agit. Comme l’a écrit Philippe Bagus dans son livre, il s’est converti au libéralisme après avoir lu Man, Economy and State de Murray Rothbard et L’action humaine de Ludwig von Mises. Il s’est ensuite intéressé aux œuvres de Friedrich Hayek, Henry Hazlitt, Carl Menger ou encore Jesus Huerta de Soto. Milei a trouvé dans les livres des auteurs de l’école autrichienne « l’âme de l’économie, l’essence même de la liberté ».

Son discours à Davos en janvier 2025 résume très bien sa pensée : « Les fonctions de l’État doivent se limiter à protéger la vie, la liberté et la propriété. » Ce sont les paroles d’un vrai libéral. Pas de langue de bois, ni de tromperie démagogique. Le président argentin a rompu  avec le passé péroniste du pays – qui lui, si l’on parle de populisme  au sens réel du terme, en était saturé. Le péronisme s’oppose aux partis traditionnels et veut construire un mouvement populaire massif. Milei, lui, veut casser le système étatique et corporatiste, il privatise, ouvre à la concurrence et libéralise l’économie. Ce sont des réformes libérales, pas populistes. Et elles devraient inspirer nos politiques.

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16 réponses

  1. J’ai lu une interview de lui dans  » Le Point  » très instructif sur sa vision politique et économique libérale qui est une vision bien libérale au sens propre. Mais dans les faits, je le vois plus proche des libertariens ou des minarchistes que des libéraux classics. Après les frontières qui séparent les divers courants liberaux sont assez souvent difficiles de les définir avec exactitude.

    Par- contre, j’ai de la peine à comprendre comment des dirigeants et partis politiques illibéraux comme Trump, Orban et les partis nationalistes à avoir une admiration pour Milei et que ce dernier à tendance aussi à les fréquenter alors que presque tout les séparent. On le voit aussi avec les nationalistes qui sont pour la fermeture des frontières alors que pour les libertariens, les frontières sont généralement illégitimes.

    1. Les chefs d état nationalistes sont dirigistes à travers un capitalisme de connivence et de prédation comme orban, modi, poutine Erdogan voir même xi et parfois Trump
      Leur ersatz de libéralisme se limite à intrumentaliser le capitalisme tout en s appuyant sur le protectionnisme
      Leur seul point commun avec les libéraux est leur exaspération vis avis cette goche bienpensante et sa profonde imperitie
      Milei a besoin des fonds américains pour retrouver a terme la voie des marchés

  2. Quand on voit le sale boulot que font nos politiques « bon chics bon genre », soyons plutôt fiers d’être « populistes » !

    1. Justement nos politiques actuels ( élus par les français) refusent de faire le sale boulot de remise en ordre du pays
      Si vous êtes fier de MLP et JLM….😂😂😂😂😂

  3. « La journaliste qui animait l’émission » : et elle vous a laissé en placer une ? Curieux, pour une journaliste…

  4. Bonsoir. Merci pour vos informations. Le président Milei est dans l’action efficace pour redresser l’économie de son pays.
    Ce qu’on pourrait lui reprocher, c’est justement ce qui le rapproche des autres politiciens cités : un discours provocateur et troublant sur les idées sociétales qu’il développe. Cela trouble en effet le fonds du projet politique avec un discours tonitruant et facilite les caricatures de la gauche qui se focalise sur la forme et le caractère provocateur du discours.
    C’est très contreproductif dans notre société, où cela est assimilé (parfois à raison) à des outrances souvent inutiles et, à mon avis, cela contribue à « cornériser » les libéraux dans un « camp » (le socialisme a toujours aimé les camps) conservateur voire ultra-conservateur. Je pense que le discours doit être simplifié : oui, le minarchisme est une inspiration; oui, l’efficacité de l’Etat doit être retrouvée; oui, il faut redresser les finances publiques par la libération de l’activité;
    Non, il ne faut pas se perdre dans les dérives « identitaires », raciales ou essentialistes, tout en assurant la liberté individuelle de chacun.
    Ma question à Contrepoints, tant au rédacteur qu’aux contributeurs : comment libérer le libéralisme de cet amalgame et « décrotter » le qualificatif de réactionnaire ou pis qui trop souvent accompagne la description de notre philosophie pour la rendre véritablement « populaire » au premier sens du terme ?

  5. Milei est le contraire d’un populiste… le populisme, c’est la rhétorique de gauche qui consiste à opposer « le peuple » contre « les riches » en dépit de toute science économique…

    1. Le populisme c est aussi la rhétorique de droite qui consiste à opposer le peuple et les élites en dépit de toute science économique ….

  6. Bonjour et merci pour cet article qui, je l’espère, sera lu par la Presse française pour lui éviter de dire ses contre vérités habituelles à son sujet. Mais je ne me fais aucune illusion. Bonne journée

  7. La calomnie courante et habituelle de la gauche est de qualifier les libéraux de populistes. Pour elle se préoccuper du sort du peuple est un gros défaut répréhensible!

  8. Bonjour,
    Finalement, elle n’était pas mal du tout cette émission… Bon, j’avais déjà vu le reportage, mais il reste pertinent (et, j’imagine, bon marché car « d’occasion » : ça compte pour une petite chaîne…). Les 4 participants avaient tous un point devue pertinent et une expérience à apporter (aucun LFI pour nous brouiller l’écoute). Et je m’inquiétais à tort : la « journaliste qui animait l’émission » a fait un très honnête travail d’animation, sans confisquer le débat au profit de son idéologie personnelle comme presque n’importe quelle autre l’aurait fait.
    Au total, une bonne soirée, qui de quoi rassurer sur l’avenir de la planète…
    J’ai toutefois un gros reproche à faire, aussi bien à Milei qu’au panel de commentateurs : une vision purement macro économique. Parler des « classes moyennes » sans s’intéresser aux gens dont il est question est à mon avis porteur de déconvenue. Un petit fonctionnaire dans une administration parasitaire fait partie des classes moyennes, tout comme un boulanger de quartier (ou un dépanneur de tronçonneuse…). Mais une fois le premier licencié, il va rester comme le poisson rouge éjecté de son bocal, incapable de se prendre en main, trop immature pour faire davantage que des manifs. Il va bien falloir que, même si c’est contraire à la doxa libérale, le gouvernement fasse des efforts pour faire grandir tous ces « Tanguys du contribuable » et autres oisillons qui attendent la becquée ». Mais les « lunettes macroéconomiques » empêchent de voir le problème. Par delà les tranches de revenus (ce qui suffit au bonheur des économistes), il faut regarder l’attitude face au travail, celle qui fabrique des milliardaires.
    Sans relation avec ce qui précèdent, je pense que beaucoup de ruraux se sont dit « il a l’air de savoir utiliser une tronçonneuse ». Contrairement à Musk, qui a l’air capable de s’ouvrir le ventre rien qu’en la regardant… Non seulement ça le place parmi les gens qui savent bosser (comme ses électeurs), mais aucun de ses adversaires n’osera le suivre sur cette voie (trop dangereux !). Et tout cela est très différent de ce qu’un journaliste français est capable de voir (vous avez déjà abattu un arbre ? Moi, oui… D’où respect…).

  9. –En tant que Franco-argentin habitué à la désinformation sur l’Amérique latine dans les télés françaises, j’ai été agréablement surpris par l’honnêteté de ce programme de T18. D’une part, le choix d’un documentaire équilibré et d’autre part, l’intervention de débatteurs non muselés par une vision uniquement partiale (c’est-à-dire gauchiste) de l’Argentine. Par exemple, on ne nous a pas martelé que «Javier Milei est d’extrême droite», comme le font les maljournalistes de France Inter. Le fait que la présentatrice Ava Djamshidi soit de mère chilienne a dû aider pour avoir le sens des nuances sur le président argentin.
    Cela étant, il est vrai que le débat entre les très pertinents quatre commentateurs était trop macro- économique. La réalité, à Buenos Aires et au «interior» du pays (dans les provinces) est plus problématique que ce que peuvent refléter les statistiques.
    Bravo à T18 pour cette émission, en espérant qu’elle sera suivie par d’autres plus socio-politiques avec la même approche neutre. Les Français devraient notamment être informés sur les dégâts moraux et culturels commis par le kirchnerisme. Cet angle mort des rares informations qui leur sont livrées sur l’Argentine est pourtant un élément crucial, permettant de comprendre pourquoi le «loco» de Milei dirige le pays.

  10. Je préfère le libéralisme, mais celui ci restera minoritaire car les gens ordinaires ne font pas confiance ni à leurs cohabitants ni à la justice pour protéger, immédiatement et par dissuasion, les « petits » face aux actifs, surdoués, riches et puissants. Le capitalisme de connivence ou les quasi monopoles sont vus comme des renards libres dans le poulailler des honnêtes gens.
    En France, le libéralisme doit commencer par la mise en place d’une justice rapide et « juste », puis réduire les règles et normes imposées par une bureaucratie surabondante et obsédée par sa croissance et les « privilèges » pour ses « troupes ». 57 % de dépenses publiques cela fait bcp d’obligés, y compris dans le secteur privé.

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