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mercredi 10 juin 2026

La Chine et les énergies vertes : merci au charbon !

Temps de lecture : 2 minutes

C’est une mise au point bienvenue que vient de faire Bjorn Lomborg dans un long et très documenté article. Les écologistes occidentaux ne cessent de vanter les performances de la Chine, à la pointe dans le domaine des énergies vertes (le pays produit en masse des panneaux solaires, des éoliennes, des véhicules électriques et des batteries qui inondent les marchés mondiaux). Le problème c’est que ces « succès » verts se font… au détriment de la planète. En effet, la Chine a besoin de charbon pour fabriquer tous ces produits. Elle a fourni, il est vrai, 39 % des 2 000 milliards de dollars investis dans les énergies vertes l’an dernier, plus que les États-Unis et l’Union européenne à eux deux (34 %). Peut-être, mais la Chine n’en demeure pas moins le premier consommateur mondial de charbon, les énergies fossiles comptant pour plus de 87 % dans son énergie primaire. D’ailleurs, la part des énergies renouvelables était de 40 % en 1971, alors que le pays était pauvre, puis elle a chuté à 7,5 % en 2011 et n’est remontée qu’à 10 % en 2023. À ce rythme, une transition complète vers l’énergie verte prendrait 400 ans. Les données de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) montrent qu’en 2023, les suppléments d’énergie qui lui ont été nécessaires ont été puisés dans le charbon bien plus que dans le solaire et l’éolien, à 5 contre 1 ! Et elle a enregistré, en 2024, un niveau record de construction de nouvelles centrales à charbon. En valeur absolue, elle reste ainsi de loin le plus important émetteur de gaz à effet de serre. À elle seule, elle est responsable  de 30 %, ou peu s’en faut, des émissions mondiales, presque trois fois plus que les Etats-Unis et cinq fois plus que l’Europe !

Le paradoxe ne semble pas déranger nos écolos, il est pourtant énorme : les produits chinois dominent largement le marché des énergies vertes mais sans que Pékin fasse le moindre effort pour « sauver la planète » ! Pendant que l’Occident, lui, se suicide industriellement en imposant des empilements pharaoniques de taxes et de réglementations écologiques.

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16 réponses

  1. « Pendant que l’Occident, lui, se suicide industriellement en imposant des empilements pharaoniques de taxes et de réglementations écologiques. »
    Et après on se plaint de la montée du RN…

    1. Euh, non pas moi… Et encore moins de celle d’Éric et de Marion. Ces pantalonades des gauchistes boboïstes ne font que me conforter dans mon choix de vote de Marion et/ou d’Éric (si il y aura une union des droites au moment des votes).

      Bien à vous.

  2. S’agissant de l’éolien et du solaire, je me permets de regretter l’emploi des termes « énergies renouvelables », expression récurrente et essentielle dans la propagande escrologiste : aussi, faudrait-il systématiquement utiliser dans ces cas l’expression « énergies intermittentes », laquelle caractérise clairement la nature de ces énergies.

    Adopter l’expression escrologiste trompeuse « énergies renouvelables » revient à valider ipso facto comme un vocabulaire « objectif » et « incontournable » la pseudo-argumentation de la secte escrologiste qui ment au public et pare ces filières ruineuses et nuisibles à l’environnement du manteau de la vertu et de la bienfaisance. A contrario, le terme « renouvelable » est seulement approprié pour présenter l’énergie hydraulique.

    Cette remarque n’est pas superficielle ni « épidermique » : il s’agit de mener le débat avec une rigueur intransigeante sur le fond comme la forme (le vocabulaire) en excluant constamment toute expression floue et sans se mettre sur le terrain défini par l’adversaire (à commencer, depuis des décennies, par les communistes et les extrémistes de gauche, toujours très attentifs à adopter une pratique offensive et envahissante de la dialectique pour « embourber « leurs interlocuteurs réduits à la défensive et en évitant tout débat objectif et serein au sein duquel leurs mensonges ne peuvent s’épanouir), comme un négociateur qui suivrait l’agenda défini – et imposé – par l’autre partie, sorte de capitulation anticipée.

    À chaque fois, le public doit être conscient de la véritable nature de l’éolien et du solaire, à savoir leur nature intermittente qui en fait des « fausses solutions », ce qui permet de mettre en évidence le caractère erroné et mensonger du discours escrologiste. Sinon, en reprenant le vocabulaire de ces gens-là, on s’en fait objectivement le complice.

    1. Personnellement, je rappelle souvent que cela fait presque deux cents ans que l’on a abandonné l’usage des moulins à vent qui était, pourtant, jusqu’alors très largement répandu : il doit bien y avoir une raison…

      Par conséquent, lorsque je parle des éoliennes, je ne parle ni d’énergie renouvelable, ni d’énergie intermittente : je parle d’énergie obsolète.

  3. Merci pour cette veille internationale ! Ce que les écolos français, tous collés à leur guerre contre l’avantage nucléaire de la France, ne veulent pas voir, c’est que les machines à capter les énergies intermittentes ne font économiser qu’une partie du combustible des centrales principales qui garantissent la puissance appelable. Les énergies charbon, pour l’électricité et gaz-pétrole pour le chauffage et les déplacements coûtent chers et il est rentable aujourd’hui d’essayer de les économiser. Mais les machines intermittentes ne pourront jamais les remplacer pour garantir la puissance électrique appelable. La Chine est rationnelle mais rigole devant les chimères et lubies européennes.

    1. Elle fait mieux que rigoler des lubies européennes : elle s’enrichit avec. Et se frotte les mains devant le boulevard que lui ouvre l’Union Européenne presque à chacune de ses stupides directives, en particulier la très suicidaire interdiction, à partir de 2035, de la vente des véhicules thermiques…

  4. Attention : les écologistes utilisent le terme « gazs à effet de serre  » pour désigner uniquement le dioxyde de carbone, le CO2, et pour cacher le fait que… 90% de l’effet de serre est dû à la vapeur d’eau, H2O !
    H2O intercepte 200 fois plus le rayonnement infrarouge que le CO2, comme le montre l’analyse spectrographique.
    En plus, la vapeur d’eau constitue 1 à 2 % de l’atmosphère, contre ,0,04 % pour le CO2.

  5. L’Union européenne devrait faire pareil, cad investir efficacement dans toutes les technologies de demain pour pouvoir exporter ce savoir faire, et en parallèle ajuster la baisse des émissions à la réalité économique et pas se suicider comme dans l’automobile aujourd’hui.

    1. Sauf que les « énergies renouvelables » ne sont une technologie de demain que parce que des imbéciles d’Européens les achètent, voire s’obligent à les acheter.

      Si l’Union Européenne se mettait à investir efficacement, il n’y aurait pratiquement plus aucun marché pour les énergies intermittentes.

  6. Bonjour, votre tableau est intéressant mais la part réelle de la FRANCE est-elle connue dans le total EU (et mondial)
    En effet les écologistes vont dire que l’UE est la 4ème sur la liste mais quand on connait la pression médiatique et gouvernementale sur la population française il serait bon de relativiser notre impact réel.
    Si quelqu’un connait la réponse ?

    1. Je ne connais que la proportion des émissions de CO2 depuis le territoire français, qui s’élève 0.5% (merci le nucléaire !).

      Mais le résultat en valeur absolue ne devrait pas être très dur à obtenir.

  7. Selon les estimations du centre commun de recherche de la Commission européenne, les quatre principaux émetteurs sont l’Allemagne (674 Mt), la France (378 Mt), l’Italie (371 Mt) et la Pologne (348 Mt) en 2024. L’Espagne arrive en cinquième position avec 286 MtCO2e.

    1. Cette belle Allemagne couverte d’éoliennes dont nos traîtres écologistes nous rebattent en permanence les oreilles…

  8. Dire que la Chine ne fait pas d’effort pour verdir sa production d’électricité est factuellement faux. En 2024 la Chine a installé 357 GW PV et Eolien. Un EPR fait environ 1,5 GW pour donner un ordre de grandeur. C’est simplement COLOSSAL.
    De plus le graphique présenté dans l’article devrait plutôt être en TCO2 par habitant et tenir compte du CO2 importé/exporté. Il est en effet trompeur de montrer des chiffres qui comparent des masses de populations aussi différentes.
    Quoi qu’il en soit la Chine pollue (émissions CO2 eq) énormément et ce n’est pas parce qu’elle pollue trop (c’est sa responsabilité) que nous devons polluer autant (c’est notre responsabilité). A l’Europe d’exiger que nos importations soient a minima aussi vertueuses que notre production locale pour que la concurrence ne soit pas trop faussé.

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