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lundi 15 décembre 2025

La Cour des comptes épingle la stratégie immobilière de l’État

Temps de lecture : < 1 minute

russie

Jeudi 7 décembre, saisie par le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale, la Cour des comptes a publié un rapport critiquant la gestion du parc immobilier de l’État.

Constitué de 192 000 bâtiments, celui-ci doit, en effet, faire l’objet d’investissements colossaux pour sa mise aux normes, notamment en matière de rénovation thermique : des règles que les pouvoirs publics ont imposées à la société sans visiblement se préoccuper outre-mesure de la manière dont ils allaient les appliquer eux-mêmes.

La Cour pointe ainsi du doigt le « mur de l’investissement », d’une valeur comprise entre 140 et 150 Mds€, auquel l’État va devoir faire face d’ici 2050 et conclut lapidairement que « l’absence de stratégie formalisée qui caractérise la politique immobilière depuis longtemps ne peut perdurer ».

Quelques jours plus tôt, le Gouvernement, par la voix de Thomas Cazenave, ministre des Comptes publics, avait annoncé vouloir créer une foncière de bureaux destinée à réduire de 25 % la surface occupée par l’État en descendant la moyenne par agent de 24 à 16 M2.

Depuis 2016, une Direction de l’immobilier de l’État a bien été créée, mais ne fait pas le poids face aux différents ministères qui continuent d’appliquer chacun leur logique, sans que la prise de décision puisse être véritablement centralisée en la matière.

Sans surprise, l’éclatement de la décision nuit à la cohérence globale d’une politique pourtant vitale à la rationalisation de l’emploi des ressources publiques. Les propriétaires privés, étouffés par les normes et les taxes, ne disposent pas d’un tel luxe et doivent se soumettre aux règles imposées par le législateur au détriment de la bonne santé du marché de l’immobilier.

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6 réponses

  1. Vous pouvez faire le même résumé sur l’immobilier de toutes les couches locales.
    Tout cela a commencé après 68 quand les gauchos communistes ont pris des postes dans la structure Républicaine pour comme ils le disaient « On a piqué cette demeure aux Patrons » ! C’est la République gauchiste, laïque et fainéante qui après les églises les patrons et comme il ne reste rien d’autre c’est au tour de tous ces salauds qui osent encore travailler dans le privé pour gagner de l’argent. C’est cela l’égalité Républicaine

  2. L’arroseur arrosé … sauf qu’en fin de compte, c’est le contribuable qui paiera… si toutefois c’est possible compte tenu du niveau déjà trop élevé des prélèvements obligatoires.
    A propos rénovation, à partir du 1er janvier 2024 les nouvelles conditions d’accès aux aides aux travaux de rénovation des bâtiments auront pour effet de diminuer le nombre de foyers éligibles. En France, l’écologie est prétexte à taxer et imposer des normes ubuesques toujours plus nombreuses, tout en diminuant les aides aux travaux permettant des économies d’énergie. Quant à la voiture électrique qu’on essaie de nous imposer, avec le recul, il est clair que ce coûteux gadget n’est pas aussi écologique que le gouvernement le prétend.

  3. Macron dit que nous sommes au bord du gouffre mais non: nous sommes au fond à cause d’une politique déboussolée et il y en a encore pour presque 4 ans ! Je crains le pire …

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