Ouest France révélait, en novembre 2025, qu’une cafetière vendue 60 euros dans le commerce était proposée à 160 euros dans le catalogue de l’Ugap (Union des groupements d’achats publics), première centrale d’achat public en France. Les autorités ont aussitôt réagi. La gabegie se poursuit pourtant.
C’est Stéphanie Von Euw, maire de Pontoise (95), qui a levé le lièvre. Elle donnera d’autres exemples, quelques semaines plus tard dans Le Figaro: « un fauteuil de bureau proposé à la ville à 262 euros TTC mais vendu au grand public en moyenne à 90,63 euros TTC », ou des calicots facturés 399,36 euros et trouvés à 192,10 euros dans une enseigne spécialisée. On comprend qu’elle « ne travaille quasiment plus avec l’Ugap ».
Il faut dire que les centrales d’achats publics, dont l’Ugap est la plus importante, ont normalement été créées pour permettre aux administrations et aux collectivités d’acheter moins cher.
Un nouveau contrat d’objectifs entre l’Ugap et l’État
Le gouvernement s’est empressé de réagir après l’enquête parue dans Ouest France. Le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, David Amiel, annonçait, en décembre 2025, la mise en place d’une « alerte prix » à partir du printemps 2026. Calquée sur les pratiques de la grande distribution – qui rembourse parfois aux clients la différence de prix observée sur un même produit dans une autre enseigne –, la mesure consiste à exiger de l’Ugap qu’elle prenne des mesures correctives après qu’un acheteur public a signalé avoir trouvé moins cher ailleurs.
Ce dispositif est inscrit dans le nouveau contrat d’objectifs et de performance (COP) signé le 2 juin 2026 par le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel (qui a changé de portefeuille entre temps), et le président-directeur général de l’Ugap, Edward Jossa.
A cette occasion, le PDG de l’Ugap a défendu son organisation et fustigé ceux qui l’ont critiquée. Les différences de prix n’existeraient pas vraiment selon Edward Jossa. « Il s’agit souvent de produits qui ne sont pas comparables. Les conditions de vente ou de paquetage, les garanties, la vente à l’unité ou par paquet… Il y a énormément de facteurs qui fondent un prix, et très souvent on se rend compte que la comparaison a été faussée pour une raison ou pour une autre », rapporte Acteurs publics. Pour l’Ugap, « La comparaison avec le privé souffre d’un biais fondamental : nos prix sont contractuels et stables, là où un acteur comme Amazon peut les faire varier chaque jour, à sa discrétion. Cela n’est pas possible dans le cadre de la commande publique. » Au final, Jossa affirme que sa centrale d’achats est 29% moins chère que le privé sur les fournitures de bureau et d’au moins 10% sur les équipements de protection individuels. Bref, si l’on en croit le PDG de l’Ugap, tous ceux qui ont dénoncé des prix trop élevés auraient mieux fait de se taire.
Si Jossa se permet d’être aussi arrogant, c’est sans doute parce que le nouveau COP conforte l’Ugap. Le document, en effet, rappelle son rôle crucial dans la mise en œuvre des politiques publiques. Comme nous l’avons montré il y a quelques mois dans ces colonnes, la commande publique, si elle n’a pas totalement abandonné l’objectif de réaliser le meilleur achat au meilleur coût – état calamiteux des finances publiques oblige –, l’a très clairement passé au second plan. Sont désormais primordiaux les enjeux sociaux, de transition écologique, ou encore de souveraineté industrielle et numérique.
Des achats « responsables »… quoi qu’il en coûte
Si, en décembre 2025, David Amiel avait assuré vouloir économiser 850 millions d’euros (M€) en 2026 grâce à l’alerte prix – soit 0,37% des 230 milliards d’euros (Md€) annuels de commande publique –, il souhaite avant tout que soient renforcés les objectifs idéologiques.
Comme le dit un acheteur, cité par Acteurs publics, « La difficulté, dans les marchés publics, est que le lundi, on nous demande d’acheter du local, le mardi du social, le mercredi de l’environnement, le jeudi de la PME et le vendredi de la souveraineté. »
Or, ces exigences ont nécessairement un coût. La loi EGalim (loi du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous), par exemple, impose 20% de bio en restauration collective. Quand on sait que les produits bio sont couramment 30% plus cher – et parfois jusqu’à 45% – que ceux provenant de l’agriculture conventionnelle, on comprend que les coûts des cantines scolaires s’envolent. Et que dire quand la municipalité écolo exige 100% de bio ?
Aura également un coût la mise en œuvre, à compter du 21 août 2026, de l’article 35 de la loi Climat et résilience disposant que tous les marchés publics devront comporter une clause environnementale d’exécution et un critère de sélection environnemental dans l’analyse des offres. Pour aider les acheteurs, le ministère de l’Économie et des Finances publie des « fiches-outils pour des achats éco-responsables ». La dernière en date traite de la « lutte contre le gaspillage alimentaire ». Il y est, par exemple, suggéré d’exiger que le fournisseur retenu pour la restauration collective établisse un « diagnostic de lutte contre le gaspillage alimentaire » qui lui permettra ensuite d’élaborer un plan d’actions, lequel devrait comprendre « l’amélioration de la mesure du gaspillage alimentaire » et « la sensibilisation des convives en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, à raison de deux fois par an a minima ». Pour chacune des actions, est-il ajouté, le fournisseur « met en place des indicateurs de suivi ». Comment ne pas croire que toutes ces exigences – dont nous ne livrons ici qu’un petit aperçu – ne vont pas coûter et se retrouver dans les prix ?
Simplifier les procédures
Dans une enquête menée par la direction des Affaires juridiques (DAJ) de Bercy en partenariat avec la chaire de droit des contrats publics de l’université Lyon III, 62% des professionnels interrogés pensent que confier de plus en plus de responsabilités à la commande publique la rend plus complexe. Ils incriminent aussi l’inflation normative, le formalisme exigé par les textes, la surtransposition des directives européennes, la coexistence de normes au niveau national et européen, et la multiplicité des procédures de passation.
Cette charge administrative pèse sur les acheteurs, mais aussi sur les fournisseurs. Là encore, le temps passé à répondre à des appels d’offres est nécessairement compris dans le prix des produits ou services. La complexité des procédures et les exigences des cahiers des charges rebutent d’ailleurs de plus en plus d’entreprises. Il n’est pas rare aujourd’hui qu’un appel d’offres ne reçoive qu’un nombre très limité de réponses, quand ce n’est pas une seule !
Après un parcours parlementaire de plus de deux ans, la loi de simplification de la vie économique a été votée le 26 mai 2026. Parmi les douze titres qu’elle contient, l’un a pour objet de « faciliter l’accès de toutes les entreprises à la commande publique » (titre III). Une proposition de loi « visant à simplifier la gestion de la commande publique par les acheteurs publics et les opérateurs économiques », adoptée le 9 avril 2026 par l’Assemblée nationale, doit être prochainement examinée par le Sénat.
Si tout cela va dans le bon sens, il est malheureusement à craindre que ce ne soit pas suffisant pour rendre les marchés publics plus concurrentiels. Tant que la commande publique sera instrumentalisée à des fins politiques, elle continuera à rebuter bien des entreprises. Or, nous le savons, seule la concurrence permet de faire vraiment baisser les prix. La gabegie n’est donc pas près de s’arrêter.
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14 réponses
Savez-vous que l’UGAP – Union des groupements d’achat public -, est un établissement mis en place sous le régime de Vichy, permettant à l’époque de réduire les prix, justement en regroupant les achaats, en simple exemple, la fameuse chaise « Ugap », que tous les écoliers connaissent?…Tout comme d’ailleurs, par exemple, la fameuse retraite par répartition, mise en place en 1941, de par un ancien communiste, René Belin, ancien dirigeant de la CGT, qui a mis en place ce projet du Front populaire de 1937, en tant que secrétaire d’Etat sous Vichy? Bref, quand on fouille un peu les choses, on va de surprise en surprise, dans ce pays…
Un sous-entendu, quel sous-entendu? Ce que j’ai rapporté est factuel, vérifiable… Par ailleurs, à 57,2% de dépenses publiques par rapport au PIB, dont le calcul est bidonné depuis 1971, car on y ajoute, à la somme des valeurs-ajoutées créée de par les entreprises – L’économie réelle -, la masse salariale des fonctionnaires – C’est ainsi compté 2 fois dans le calcul, car il s’agit essentiellement d’une consommation, forcément financée, d’une manière ou d’une autre, sous une forme ou sous une autre, de par l’économie réelle… -, factuellement, le pays appelé France est un pays cryptocommuniste (Communisme caché) : à comparer par exemple, aux 37% des Etats-Unis, aux 33% de la Chine, pourtant communiste et aux 50% de la moyenne européenne… Au milieu des années 1960, dans les écoles de commerces françaises (HEC, Sup de co, ICN, …), à 40%, c’était considéré comme du communisme : voilà le fond de ma pensée, puisque c’est demandé si gentiment, direction 2 bols de riz et un peu d’eau tiède par jour, à terme, les Français menés à la baguette par les Chinois, la Chine y trouvant comme avantage, de soutenir financièrement l’Etat français, de pouvoir continuer à y exporter une partie de sa production, la Chine dépendant de plus en plus de ses exportations, car sa consommation intérieure stagne, actuellement… « Vive la France ! », comme on dit ! Bon courage pour redresser tout cela, l’esprit ambiant n’y étant d’ailleurs aucunement après 52 ans de politique économique socialiste, depuis l’énarque Giscard, depuis 1974, avec les résultats d’une telle politique économique en direct live, actuellement et pour les années qui viennent, quels que soient d’ailleurs les résultats des élections prochaines, ayant TOUS, de Mélenchon à la Marine, sur l’échiquier politique français, une vision technocratique, interventionniste, keynésienne, bref… Socialiste, de l’économie, car c’en est devenu, à force, CULTUREL, au sein la population française…
Il a donc fallu une alerte d’un journal régional sur les prix aberrants pratiqués par l’UGAP, depuis des années, pour que le ministère réagisse…
«Au final, Jossa affirme que sa centrale d’achats est 29% moins chère que le privé sur les fournitures de bureau … » . Quels produits par exemple ??
1 ) la maire de Pontoise qui ne trouve que Ouest France pour s’exprimer, why not ?
2) Edward Jossa, de quel pays sort-il, celui-là ?
3) l’Ugap, encore un de ces machins à gabegie qu’on adore en France !
Qu’importe la dépense pour un fonctionnaire, quand il n’y a plus de sous, il suffit d’augmenter les impôts. Et j’aimerais bien voir un reportage sur les dessous des commandes publiques : il doit bien y avoir des systèmes de fidélités avec cadeaux à la clé et autres récompenses ? Est-ce que les postes d’acheteur sont convoités ? Si on compare avec le privé, un poste d’acheteur requiert une personne non seulement très compétente mais d’une intégrité sans faille ? Vu le gaspillage des deniers publics, est-ce toujours le cas dans la fonction publique ?
La gabegie est le résultat de textes et de règlements qui disposent de seuils divers et variés.
A ce niveau, le législateur ne prend pas en compte le retour des acheteurs et juristes qui sont impliqués au quotidien.
Tant que nous aurons des politiciens qui prétendent savoir tout sur rien et donc sont déconnectés de la réalité, le problème ne sera pas résolu.
L’inflation des textes réglementaires est le résultat de la tendance actuelle à « nous constatons une difficulté ou un problème, nous allons proposer une loi au parlement ».
Voilà la politique aujourd’hui, brasser de l’air! Avec la météo actuelle nous en avons grand besoin!!
Les acheteurs de l’UGAP sont ils fonctionnaires? Quelle expérience ont-ils de la mise en concurrence, des marchés, de la négociation privé et du référencement? Tournent ils régulièrement pour éviter « l’accoutumance »?
de Charybde en Scylla ! il des années que l’Ugap et ses prix trop chers sont dénoncés, mais rien ne change; tout est bloqué et les nouveaux textes échouent à changer quoi que ce soit; vraiment désespérant
Les règles de l’achat public ont été dénaturées en 25 ans.
L’art. 52 de l’ordonnance du 23/07/2015 (le plus important) n’est jamais respecté, à commencer par l’art. 62 du décret du 26/03/2016. Pour que personne ne puisse comprendre, il sont dissimulés dans le foutoir du code de la commande publique de plus de 1800 articles.
La connivence généralisée a fini de dissuader les entreprises, et on a vu en 30 ans le nombre d’offres divisé par 10. Résultat : les prix des marchés publics sont entre 20 et 30 % plus chers que ceux du privé.
Objectif atteint. Réussite totale !…
Pauvre France, on est vraiment TRÈS TRÈS TRÈS MAL!
Vous croyez que quelque chose va changer??? Ce pactole tombe nécessairement dans les poches de quelqu’un ou de quelques autres choses d’indeboulonnables et intouchables. Lamentable, consternant, etc…etc….
Rien n’ est fait pour que ces gaspillages s’ arrêtent. Rien ne changera jamais car ILS ne veulent surtout pas que ça change. Tout ce beau monde y trouve son compte. A tout les niveaux. Tout ce beau monde se fait arroser, tout ce beau monde profite, tout ce beau monde s’ engraisse et se gave. Alors vous pensez sincèrement que ça va bouger ? Sauf si un futur élu courageux émerge à la prochaine élection…. Mais pour ça ; on peut rêver !
On devrait faire comme certains commerçants : l’acheteur qui commande un article rembourse de sa poche la différence si on trouve moins cher ailleurs !
Je suis certain qu’on se précipiterait moins pour ce poste…
Humour mis à part, cet excellent article illustre à la perfection la différence d’efficacité lorsque la gestion est confiée à des privés qui dépensent leur propre argent ou l’Etat !
… et on va passer sous silence les frais occultes de référencement !
L’Ugap a t elle réellement besoin d’un PDG ? Et qui donc paie le sieur Jossa ? Cette organisation ne serait elle pas une administration qui ne dit pas son nom ?
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14 réponses
Savez-vous que l’UGAP – Union des groupements d’achat public -, est un établissement mis en place sous le régime de Vichy, permettant à l’époque de réduire les prix, justement en regroupant les achaats, en simple exemple, la fameuse chaise « Ugap », que tous les écoliers connaissent?…Tout comme d’ailleurs, par exemple, la fameuse retraite par répartition, mise en place en 1941, de par un ancien communiste, René Belin, ancien dirigeant de la CGT, qui a mis en place ce projet du Front populaire de 1937, en tant que secrétaire d’Etat sous Vichy? Bref, quand on fouille un peu les choses, on va de surprise en surprise, dans ce pays…
et alors ? ce serait intéressant si vous n y mettiez pas un sous entendu
Un sous-entendu, quel sous-entendu? Ce que j’ai rapporté est factuel, vérifiable… Par ailleurs, à 57,2% de dépenses publiques par rapport au PIB, dont le calcul est bidonné depuis 1971, car on y ajoute, à la somme des valeurs-ajoutées créée de par les entreprises – L’économie réelle -, la masse salariale des fonctionnaires – C’est ainsi compté 2 fois dans le calcul, car il s’agit essentiellement d’une consommation, forcément financée, d’une manière ou d’une autre, sous une forme ou sous une autre, de par l’économie réelle… -, factuellement, le pays appelé France est un pays cryptocommuniste (Communisme caché) : à comparer par exemple, aux 37% des Etats-Unis, aux 33% de la Chine, pourtant communiste et aux 50% de la moyenne européenne… Au milieu des années 1960, dans les écoles de commerces françaises (HEC, Sup de co, ICN, …), à 40%, c’était considéré comme du communisme : voilà le fond de ma pensée, puisque c’est demandé si gentiment, direction 2 bols de riz et un peu d’eau tiède par jour, à terme, les Français menés à la baguette par les Chinois, la Chine y trouvant comme avantage, de soutenir financièrement l’Etat français, de pouvoir continuer à y exporter une partie de sa production, la Chine dépendant de plus en plus de ses exportations, car sa consommation intérieure stagne, actuellement… « Vive la France ! », comme on dit ! Bon courage pour redresser tout cela, l’esprit ambiant n’y étant d’ailleurs aucunement après 52 ans de politique économique socialiste, depuis l’énarque Giscard, depuis 1974, avec les résultats d’une telle politique économique en direct live, actuellement et pour les années qui viennent, quels que soient d’ailleurs les résultats des élections prochaines, ayant TOUS, de Mélenchon à la Marine, sur l’échiquier politique français, une vision technocratique, interventionniste, keynésienne, bref… Socialiste, de l’économie, car c’en est devenu, à force, CULTUREL, au sein la population française…
Il a donc fallu une alerte d’un journal régional sur les prix aberrants pratiqués par l’UGAP, depuis des années, pour que le ministère réagisse…
«Au final, Jossa affirme que sa centrale d’achats est 29% moins chère que le privé sur les fournitures de bureau … » . Quels produits par exemple ??
1 ) la maire de Pontoise qui ne trouve que Ouest France pour s’exprimer, why not ?
2) Edward Jossa, de quel pays sort-il, celui-là ?
3) l’Ugap, encore un de ces machins à gabegie qu’on adore en France !
Qu’importe la dépense pour un fonctionnaire, quand il n’y a plus de sous, il suffit d’augmenter les impôts. Et j’aimerais bien voir un reportage sur les dessous des commandes publiques : il doit bien y avoir des systèmes de fidélités avec cadeaux à la clé et autres récompenses ? Est-ce que les postes d’acheteur sont convoités ? Si on compare avec le privé, un poste d’acheteur requiert une personne non seulement très compétente mais d’une intégrité sans faille ? Vu le gaspillage des deniers publics, est-ce toujours le cas dans la fonction publique ?
La gabegie est le résultat de textes et de règlements qui disposent de seuils divers et variés.
A ce niveau, le législateur ne prend pas en compte le retour des acheteurs et juristes qui sont impliqués au quotidien.
Tant que nous aurons des politiciens qui prétendent savoir tout sur rien et donc sont déconnectés de la réalité, le problème ne sera pas résolu.
L’inflation des textes réglementaires est le résultat de la tendance actuelle à « nous constatons une difficulté ou un problème, nous allons proposer une loi au parlement ».
Voilà la politique aujourd’hui, brasser de l’air! Avec la météo actuelle nous en avons grand besoin!!
Les acheteurs de l’UGAP sont ils fonctionnaires? Quelle expérience ont-ils de la mise en concurrence, des marchés, de la négociation privé et du référencement? Tournent ils régulièrement pour éviter « l’accoutumance »?
de Charybde en Scylla ! il des années que l’Ugap et ses prix trop chers sont dénoncés, mais rien ne change; tout est bloqué et les nouveaux textes échouent à changer quoi que ce soit; vraiment désespérant
Les règles de l’achat public ont été dénaturées en 25 ans.
L’art. 52 de l’ordonnance du 23/07/2015 (le plus important) n’est jamais respecté, à commencer par l’art. 62 du décret du 26/03/2016. Pour que personne ne puisse comprendre, il sont dissimulés dans le foutoir du code de la commande publique de plus de 1800 articles.
La connivence généralisée a fini de dissuader les entreprises, et on a vu en 30 ans le nombre d’offres divisé par 10. Résultat : les prix des marchés publics sont entre 20 et 30 % plus chers que ceux du privé.
Objectif atteint. Réussite totale !…
Pauvre France, on est vraiment TRÈS TRÈS TRÈS MAL!
Vous croyez que quelque chose va changer??? Ce pactole tombe nécessairement dans les poches de quelqu’un ou de quelques autres choses d’indeboulonnables et intouchables. Lamentable, consternant, etc…etc….
Rien n’ est fait pour que ces gaspillages s’ arrêtent. Rien ne changera jamais car ILS ne veulent surtout pas que ça change. Tout ce beau monde y trouve son compte. A tout les niveaux. Tout ce beau monde se fait arroser, tout ce beau monde profite, tout ce beau monde s’ engraisse et se gave. Alors vous pensez sincèrement que ça va bouger ? Sauf si un futur élu courageux émerge à la prochaine élection…. Mais pour ça ; on peut rêver !
On devrait faire comme certains commerçants : l’acheteur qui commande un article rembourse de sa poche la différence si on trouve moins cher ailleurs !
Je suis certain qu’on se précipiterait moins pour ce poste…
Humour mis à part, cet excellent article illustre à la perfection la différence d’efficacité lorsque la gestion est confiée à des privés qui dépensent leur propre argent ou l’Etat !
… et on va passer sous silence les frais occultes de référencement !
L’Ugap a t elle réellement besoin d’un PDG ? Et qui donc paie le sieur Jossa ? Cette organisation ne serait elle pas une administration qui ne dit pas son nom ?